Le chef-d'œuvre de ma vie

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Peintre naïf, mes peintures sont colorées, respirent la joie, la vie et J'écris des polars, des histoires noires, du suspens, des histoires de vilains et vilaines, des méchants mes romans:  [+]

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Le petit appartement de Jeanne était tout chamboulé ce matin. Madame Martin la logeuse, paniquée avait appelé les secours. La jeune fille n'avait pas donné de nouvelle depuis une semaine, pourtant elle était entrée sans ressortir. La nuit ? Non, même la nuit c'était impossible, elle entendait tout, voyait tout, savait tout ! Elle n'avait jamais eu le moindre souci avec la jeune étudiante. Celle-ci était un peu particulière, lorsqu'elle lui parlait de ses études, elle poussait un hurlement de terreur, cachait ses yeux de ses mains en miaulant des sortes d' incantations. Étudiante en criminologie à l'université Paris 2. C'est quoi ça ? Quand on est une jeune fille, on ne peut pas s'intéresser au sordide, pensez donc des crimes, de la violence peut-être même de la drogue . Madame Martin avait une idée bien précise des crimes puisqu'elle suivait sans l'avouer à ses amies, les séries à la télé et notamment : Police criminelle ! Le père de Jeanne était avocat, sa mère juge, c'est bien parce qu'elle était une fille de bonne famille que Madame Martin lui avait loué l'appartement du premier. Le fait de payer cash un an de loyer d'avance, avait participé à rendre la famille sympathique. Rarement, la jeune fille recevait des amies, là encore la logeuse avait été ferme. Pas de garçons, des copines pas de problème, mais pas de fêtes bruyantes. La famille elle, était bienvenue. La jeune fille sans problème d'argent en apparence, avait recours aux services de la logeuse, pour la lessive une fois par semaine et voilà qu'aujourd'hui vendredi c'était le ramassage du linge. Madame Martin en prenait un soin particulier, tant les habits étaient beaux et de bonne qualité. L'équipe de secours l'a trouva assise par terre contre la porte, blême, ne pouvant articuler un mot, elle agitait son index en désignant le salon. Rapidement une femme secouriste revint vers elle lui apporter un verre d'eau et un peu de réconfort. A sa vue, Madame Martin s'évanouit. Rapidement, l'équipe mit en place toutes les mesures nécessaires à la protection de la scène de crime. La jeune stagiaire n'en finissait pas de hoqueter, pourtant en tant que futur médecin légiste, elle devra se confronter à toutes les horreurs inhumaines qui pouvaient être infligées à un être. Dans la semi-pénombre du salon, on devinait une silhouette de dos face à la fenêtre, assise en position de yoga. On la devinait nue sous la végétation qui recouvrait son dos. Un système de cordes et de poulies fixé aux poutres du plafond empêchait son corps de s'affaisser. Telle une marionnette , des fils attachés à ses poignets maintenaient ses bras tendus vers l'avant. Un bouquet de fleurs à peine fanées semblait s'offrir à un interlocuteur imaginaire. Photographiée sous tous ses angles, s'il s'était agi d'une femme vivante, la mise en scène aurait été magistrale, sublime de beauté, mais dans ce cas ! Le moment de stupeur passé, les gestes techniques reprenaient leur plein droit. Rigidité cadavérique, heure de la mort avant que ne soit enlevé la pauvre Jeanne. L'appartement passé au peigne fin se devait de délivrer tous les secrets. Qu'était-il arrivé à Mademoiselle Jeanne ? Les questions assaillaient le légiste, mais enfin de quoi est-elle morte ? C'est quoi cette découpe dans le bas du dos d'où jaillissent les plantes ? Quel message a voulu donner le criminel, quelle symbolique ? Le docteur se releva en soupirant, il lui fallait plus de temps, examiner plus attentivement, poursuivre ses investigations sur la paillasse de son labo pour en dire plus. Il pouvait simplement dire qu'ils avaient à faire à une personne très méthodique, soigneuse, ne laissant rien au hasard. La découpe du dos était chirurgicale, sans ambiguïté faite au scalpel par une main experte. Le meurtrier avait fait le ménage, pas de poubelle, pas de linge sale, un nettoyage minutieux de tout l'appartement n'allait pas rendre la tâche facile. Le commissaire soupira : au moins là il y a une signature ! A cette remarque le véritable boulot allait commencer. On confia à jade l'étude des plantes. Ce qui la faisait maugréer. Pourquoi moi se disait-elle ? Parce que je suis une fille et les fleurs c'est forcément mon domaine de compétence ? Toutefois l'identification des plantes s'avéra être un plaisir. Le laurier était la plante dominante un peu l'ossature de ce que l'on pouvait appeler le chef-d'œuvre du tueur. Ce symbole de Victoire signait un esthète, tandis que l'heuchéra sanguinéa, appelée aussi le désespoir du peintre, parcourait le dos s'entremêlant dans le bouquet aux fougères symbole de vie, d'immortalité, mais aussi chez les Celtes de fécondité. Les touches blanches de la gypsophile inoculée apportaient la touche de pureté , n'est-ce pas la fleur par excellence des bouquets de mariées ? C'est fort de tous ces acquis que fièrement Jade fit son rapport. Elle pouvait être fière de son boulot et de l'aide apportée par son amie fleuriste, car un grand pas allait être franchi. Nadine, la profileuse appelée en renfort commençait à se faire une idée du pervers narcissique auteur de ce crime odieux. Presque un jeu d'enfant que de passer en revue les « clients des parents » une sorte de scénario commençait à se profiler dans la tête de l'enquêtrice. Ce pourrait-il que ce soit une vengeance, que par vanité, par arrogance le tueur leur lance un défi : Retrouvez-moi ! Voilà ce que je vous offre, une jeune fille de si bonne famille se destinant à la criminologie... là c'était un scoop, du jamais vu, un assassinat unique et d'une beauté fulgurante. Une œuvre d'art. Persuadé qu'il s'agissait d'un individu à personnalité complexe, une seule consigne avait été donnée : pas un mot à la presse. L'annonce de la mort par suicide, d'une jeune étudiante ne fit aucune vague dans le flot des faits divers. Les parents de par leurs expériences respectives, avaient parfaitement compris l'enjeu, l'objectif étant de retrouver au plus vite le tortionnaire de leur enfant. L'affaire remontait à une dizaine d'années , un certain Norman Van Dergouz, enseignait à l'école supérieure des arts de Liège , grand admirateur du peintre belge Jean Delville, il avait eu quelques démêlés judiciaires en France. Une sombre histoire de harcèlement sur un de ses modèles nus l'avait conduit devant le juge Delvaux le père de Jeanne. La cour n'avait pas suivi la requête du juge considérée comme très sévère, il n'avait pas écopé de peine de prison, cependant l'affaire avait fuité en Belgique et lui avait fait perdre son poste. Depuis, pas de nouvelles, il ne s'était jamais manifesté. Soucieux de ne rien laisser au hasard, la police décida de le rencontrer. Le juge d'instruction autorisa Nadine en charge de l'enquête de poursuivre ses investigations. Ressortissant belge résidant en France, la tache allait être simplifiée. L'homme était absent, Nadine s'autorisa une intrusion. L'appartement était impeccable, terriblement, propre, bien rangé. Trônait sur la table du salon, un énorme bouquet de fleurs. Ils se regardèrent, enfilèrent leurs gants et leurs chaussons, sans perdre de temps, ils allaient procéder à une fouille méticuleuse. Ils n'allaient pas être déçus, outre les peintures sataniques, l'atmosphère sombre et lugubre de la chambre était imprégnée de symboles macabres. Un coffret en argent sous le lit attira leur attention. Des tresses étaient enveloppées délicatement dans du papier de soie. Des cheveux roux, bruns, châtain, blond...des trophées ! Jeanne Delvaux n'avait-elle pas été rasée ? L'affaire subitement prit une dimension internationale, ouvrant d'autres « cold cases » en Belgique, disparitions de jeunes femmes, morts tragiques... L'ADN avait parlé, c'était bien la tresse de Jeanne. Lors de son arrestation Norman Van Dergouz offrit un spectacle de la commedia Del Arte. Renouvelant son « cinéma » au tribunal, grandiloquent il hurla : J'ai enfin réalisé l'œuvre de ma vie, il m'aura fallu 10 ans !
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Aldo Rossman · il y a
Un texte qui gagnerait à être plus développé, comme l'ont fait remarquer de nombreux commentateurs. Il y a un sens certain de l'intrigue.
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Anita Cambreri Peintre Naif · il y a
merci pour la remarque pour le plaisir je vais reprendre ce texte sans limitation de caractères, le sujet est inspirant
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Angie Blue · il y a
Il est certain que vous ne manquez pas d'imagination! On sent la fan de séries policières.
L'intrigue est intéressante, la scène de crime est bien décrite, mais votre écriture s'emballe, sûrement en raison de la contrainte du nombre de mots.
Il faut aérer votre texte, faire des paragraphes en allant régulièrement à la ligne, par exemple dès que vous changez de propos, car le manque d'aération peut, au bout d'un certain temps, lasser le lecteur.
Je constate aussi un problème avec l'emploi des virgules. Par exemple:
"Madame Martin la logeuse, paniquée avait appelé les secours.
Il manque une virgule devant "la logeuse". et après "paniquée". On met entre virgules les groupes de mots qui peuvent être supprimés sans nuire à la construction de la phrase. Vous faites cette erreur tout au long du texte...
"un certain Norman Van Dergouz, enseignait à l'école supérieure"
Pourquoi une virgule après un verbe?
"mais dans ce cas ! Le moment de stupeur passé, les gestes techniques reprenaient leur plein droit."
Le point d'exclamation n'a rien à faire-là. Vous êtes trop proche du langage oral.
"le commissaire soupira : au moins là il y a une signature ! "
La phrase de dialogue, derrière les deux points, doit être entre guillemets.
Il y a également quelques maladresses d'expression. Par exemple:
"Celle-ci était un peu particulière, lorsqu'elle lui parlait de ses études, elle poussait un hurlement de terreur, cachait ses yeux de ses mains en miaulant des sortes d' incantations"
On s'emmêle un peu avec les "elle". Il serait plus clair d'utiliser des substituts nominaux et d'écrire:
Celle-ci était un peu particulière. Lorsque sa logeuse l'interrogeait sur ses études, la jeune fille poussait un hurlement de terreur et cachait ses yeux dans ses mains en miaulant..."

"pensez donc des crimes, de la violence peut-être même de la drogue ."
C'est très mal dit!

"pourtant en tant que futur médecin légiste, elle devra se confronter à toutes les horreurs inhumaines qui pouvaient être infligées à un être."
Utilisez plutôt le conditionnel: elle devrait se confronter...qui pourraient..."

Je pense que c'est en lisant et en étudiant l'agencement de différents récits policiers que vous améliorerez votre niveau en écriture.

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Anita Cambreri Peintre Naif · il y a
Super, je vous remercie d'avoir pris le temps de relever toutes ces anomalies et voilà donc ce que j'appelle des avis positifs me permettant de progresser. Pourtant je lis, relis et je n'ai pas vu certaines bourdes.
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Les Histoires de RAC · il y a
Belle intrigue un peu à l'étroit dans ce format mais bon scénar pour un film ♫
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Anita Cambreri Peintre Naif · il y a
Merci. C'est effectivement dommage la limitation de caractère,( mais tellement passionnant) il y avait tellement à dire mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Peut-être une version longue va voir le jour !
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Les Histoires de RAC · il y a
Super ! Bonne continuation & succès ♫
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Long John Loodmer · il y a
On peut dire que l'utilisation de l'oeuvre est complète
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Anita Cambreri Peintre Naif · il y a
Merci, j'espère que cette intrigue vous a tenu en haleine.
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Joël Riou · il y a
Un bon petit polar que vous a inspiré ce tableau ; à sa lecture, j'ai regretté que vous n'apportiez pas davantage de précisions sur l'équipe de secours (police, gendarmerie ?), de la stagiaire dont on ne connait pas le nom, du commissaire, sans nom ; cette jade qui est-elle ? Nadine l'enquêtrice, quel est son statut ? Il n'y a que des prénoms dans cette enquête, et il eut été plus crédible d'inventer des patronymes.
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Anita Cambreri Peintre Naif · il y a
Et c'est là le problème. La limitation à 6000 caractères, m'a fait faire l'impasse sur un tas de détails, voire la ponctuation. Il y avait tellement à dire. Cependant je serai attentive pour le prochain à peut être raccourcir l'intrigue mais mieux la détailler. merci à vous
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Jean-Yves Duchemin · il y a
Pas mal, merci :)
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Ginette Flora Amouma · il y a
Un texte original qui utilise tous les éléments proposés jusqu'au titre du prix !
C'est magistral .

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Anita Cambreri Peintre Naif · il y a
Super heureuse de vous avoir embarqué dans cette sombre histoire merci
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Fred Panassac · il y a
Une intrigue très bien construite et menée avec brio ! C’est à frémir !
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Anita Cambreri Peintre Naif · il y a
Merci Fred, prenons une bonne tasse de thé virtuelle ensemble , histoire de nous en remettre lol
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Virgo34 · il y a
Un bon polar à suspense.
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Anita Cambreri Peintre Naif · il y a
merci et ravie de vous avoir ... intrigué!