Nuits

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Elle me ronge, elle me brise
Elle me prend et me perd
Elle m’inonde de chaleur, de fureur
Et de bruit...
Se fige et j’accélère
Comme la course du monde
Et en quelques secondes
Pleure, meurt et me tue
Elle me ronge et pourtant je ne l’a sens même plus
Elle me ronge...
Comme le ver dans le fruit, comme la dent dans la pomme
Recherchant jusqu’au cœur
quel est le nom de l'homme
L’absence et l’or donné
Me travaillant au corps pour que j’y trouve encore
Ne serais-ce qu’un cri
Et pêche des étoiles sur mon ventre tendu
Tout au fond de mes nuits
Ramène des vaisseaux que j’ai cru échoué
Dieu sait ce que j’ai cru
Et des corps de guerriers... des voyages tournant court
Des promesses si crues... de volupté, d'amour
Elle me brise
Comme se brise les vagues sur l’écueil
Tous ces amours vagues
Dont je n’ai fais le deuil...
M’entraîne avec elle
Tout au fond de l’abîme
D’un ciel grand ouvert
Et s’abîme et me perd
Debout au bord du gouffre
A l’endroit où je souffre
Dans l’antre de la vie
Dans l’ombre du désir
M’apporte la lumière
Me laisse les bras ouverts
Et le ventre alourdit...
Que commence... la nuit.
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