Naissance d'Eve

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La plaine tendre et le ciel d’offrande
Tout était immobile
De douces chaleurs, de parfums subtils
L’eau était claire comme le matin, il regarda ses mains
Il lui restait à commencer
Alors il attendit,
Patient mais fébrile
Avec son corps nu et son coeur d’argile
Agenouillé au pied de l’arbre de vie
Ses doigts à son rêve insoumis

Il regarda la plaine et le ciel
Il lui restait à modeler
Ses mains semblaient avoir des ailes
Et ses yeux s’écarquillaient
De boire à l’aube de son réveil
La terre serait chaude et pareille
A celle qui viendrait de lui
A celle qui serait à lui
Comme la plaine, comme le ciel
Comme l’eau...


Il lui donna les courbes tendres des plaines,
L’image du désir comme une offrande au ciel,
Des yeux clairs comme l’eau
L’eau qui te glisse d’entres les doigts
L’eau qu’on ne r’attrape pas
Il comprit alors qu’il n’aimerait qu’elle
Et ses yeux s’émerveillaient
De boire à son réveil
Et l’homme ouvrit alors son âme
A la première femme, comme une ultime faute
Elle comprit aussitôt qu’elle ne l’aimerait pas
Mais... en aimerait d’autres...
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