Contre vents et marées

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Naufragé, le marin regagne le rivage,
S’extirpant des enfers, les nuages s’inclinent ;
Il est sorti des mers, indemne et sans dommage,
Mais il songe pourtant, quand le jour se décline,

À rejoindre à la nage, les dangers qui l’attirent.
Il se promet alors de calmer ses ardeurs,
Mais le désir hélas, gouverne son empire.
Il se peut que bientôt, il cède à sa fureur...

Et dans les profondeurs d’une nuit sans pareille,
Le marin, de dépit, renonce à la sagesse,
Se plonge dans les flots, sorti de son sommeil,
Et se jette à la mer, emporté par l’ivresse.

Qu’importent ses promesses perdues dans le sillage,
Et qu’importe son sort, pourvu qu’il s’émerveille,
Une dernière fois, dans un dernier orage,
Au doux son de sa voix qui l’envoûte et l’éveille.

Quels que soient les desseins de sa fuite impulsive,
Il y retournera – rien ne vaut un naufrage –
Et sans l’ombre d’un doute, périra sur la rive,
Happé par le mystère et le goût du voyage.

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