VMA à la BNP

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« Viens je t’emmène ! » Vous vous souvenez de cette chanson de Michel Berger ? Et bien pour moi, c’est ça l’écriture. Prendre le lecteur par les yeux, lui faire découvrir des ... [+]

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Je m'appelle Thierry Le Guen, je suis lieutenant de police. Ma première intervention ? Je venais d'être affecté à la Crim. Nos bureaux étaient situés dans les locaux de l'Hôtel de Police, rue Marius Berliet à Lyon, 8e. Nous avons été appelés sur le coup des 8 heures pour une attaque à main armée dans une agence bancaire du Vieux Lyon.
Nous sommes partis avec Raymond, notre chef d'équipe et Manu, un jeune qui sortait de l'école de police. Grâce à la sirène, on est arrivés sur les lieux en moins de cinq minutes.
Les braqueurs étaient toujours dans l'agence.
— Merde, dit Raymond, on va se taper une prise d'otage. J'suis sûr qu'ils attendent la tempo...
— C'est quoi la tempo ? demandai-je, candide.
— Les coffres sont sous alarme, on ne peut pas les ouvrir avant l'heure programmée, c'est ça, la temporisation, précisa Raymond, soudain pédagogue.
— On devrait peut-être appeler le RAID, suggéra Manu.
— T'es pas fou, pourquoi pas les paras ? on va régler ça en deux coups de cuillers à pot...
Une dizaine de clients attendaient dehors tandis que l'alarme continuait ses hurlements sinistres. Raymond fit dégager les clients et les badauds. Ils mirent un peu plus d'entrain, quand ils le virent dégainer son Sig-Sauer. Il a toujours eu un côté cow-boy, Raymond. Il a essayé plusieurs fois de rentrer à la BRI, mais son côté impulsif les a un peu refroidis. Il balança un grand coup d'épaule dans la première porte dont la gâche électrique ne résista pas à son quintal. Pour la deuxième porte du sas, ce fut une autre paire de manches.
— Bougez pas les gars, j'ai la clé, hurla-t-il en tirant un coup de feu dans la vitre qui se lézarda en un dessin au graphisme assez esthétique. On eut à peine le temps d'admirer son côté créatif, qu'il la fit exploser d'un nouveau coup d'épaule.
— Couchez-vous ! beugla-t-il, en pointant son arme en direction des deux braqueurs.
Un rapide coup d'œil, aucun des employés ne semblait blessé.
L'un des truands, qui tenait le personnel de l'agence sous la menace de sa kalach, se retourna et nous mit en joue, mais son arme s'enraya dès qu'il appuya sur la détente. Devant la détermination de Raymond, il la lâcha aussitôt et leva les bras en les agitant, comme s'il voulait s'envoler. L'autre, apparemment complètement shooté, s'élança sur notre chef, avec une hache à la main.
— Lâche ça ! hurla Raymond.
Le braqueur refusa d'obtempérer et continua à foncer sur mon collègue en brandissant son tomahawk comme s'il voulait le couper en deux. Voyant que Raymond hésitait à le neutraliser, je tirai à deux reprises, le blessant à la cuisse et à l'abdomen.
— Putain, mais t'as fait quoi, là ? Je gérais...

*

— Allô, sapeurs-pompiers, j'écoute, répondit une voix féminine.
— Bonjour, ici lieutenant Le Guen, Brigade criminelle. Nous sommes à l'agence BNP, avenue Adolphe Max, dans le 5e... Suite à un VMA, un vol à main armée...
— Je sais ce qu'est un VMA ! me coupa la femme sèchement.
— Oui, bien sûr... euh... nous avons un blessé par balle...
— Un de vos collègues ?
— Non, un des braqueurs... une blessure à la cuisse, une à l'abdomen.
— Oh, ben tant mieux ! Il saigne beaucoup ?
— À la cuisse, ça n'a pas l'air trop grave, mais à l'abdomen... un de mes collègues a été obligé de lui faire un point de compression.
— C'est bien, ça, au moins, il s'y connaît votre collègue. Figurez-vous que l'autre jour, c'était pour un accident de la route. Pareil, un mec avec le bide ouvert. Son copain voulait lui faire un garrot avec sa ceinture... y en a j'vous jure... Bon, vous êtes où, vous m'avez dit ?
Je répétai l'adresse, le nom de la banque.
— Ah oui, je vois où c'est. C'est vers la ficelle ?
— La ficelle ?
— Oui, la ficelle, le funiculaire de Saint-Jean... l'agence BNP, même qu'il y a une parfumerie à côté, c'est quoi déjà ?
— Comment c'est quoi ?
— Oui, la parfumerie, une Sephora ou une Marionnaud ? Faut être précis, c'est pour mes collègues.
Je m'apprêtais à sortir de l'agence pour vérifier, quand Raymond m'arrêta.
— Tu fais tes courses ou quoi ? Dis-leur qu'ils se magnent le fion, l'autre est en train de passer l'arme à gauche.
— Attendez, je demande à ma collègue, reprit la femme du standard... Lucienne, avenue Adolphe Max, c'est quoi la parfumerie, une Sephora ou une Marionnaud ?
— Une Marionnaud. OK ! C'est là qu'ils font 20 % en ce moment ?... D'accord. Ma collègue me dit que c'est une Marionnaud. Donc agence BNP, avenue Adolphe Max, à côté d'une parfumerie Marionnaud.... Hein, qu'est-ce que tu dis ? Y a aussi une boulangerie à côté. Attends, je demande au flic. Y a une boulangerie à côté ? Ça doit sentir bon. Vous avez de la chance, vous, dites donc, entre une parfumerie et une boulangerie.
— C'est fermé, on est lundi.
— Ah, oui c'est vrai, on est lundi... on sait même plus comment on vit. L'agence était ouverte, elle ?
— Ils sont ouverts six jours sur sept !
— Ah, d'accord, non, mais je vous dis ça, parce que l'autre jour, j'ai envoyé mes collègues chez un éleveur de porc. Un des ouvriers avait fait un infarctus. Je vous dis pas l'odeur dans le VSAV.
— Le VSAV ?
— Oui, le véhicule de secours et d'assistance aux victimes, même la toubib du SAMU a dégueulé, une horreur... bon alors... qui je vais bien pouvoir vous envoyer ?... qui va se coltiner le braqueur ? Elle semblait chercher sur son écran tout en chantonnant. Ah ben tiens, la caserne Molière c'est ce qu'il y a de plus près. J'espère que vous tomberez bien...
— Comment ça, on tombera bien ?
— Oh ben là-bas, c'est des sacrés loulous. Si vous tombez sur l'équipage de Marcel, vous allez vous marrer. Marcel c'est un petit gros, il est à six mois de la retraite, c'est vraiment pas le dernier pour la déconne... Hein, qu'est-ce que tu dis Lucienne ? Il part que dans un an ? Tant mieux, on va encore rigoler des bons coups. Il aime bien la picole, mais au moins avec lui on se marre. Vous n'oublierez pas de leur dire d'embarquer le blessé...
— Ben oui, enfin, c'est leur boulot, ils viennent pour ça, répondis-je, surpris du conseil.
— Oui, je sais, mais l'autre jour, ils sont repartis sans le blessé. Un accident de la circulation... c'était où, Lucienne ?... Mais si, tu sais bien, quand Marcel et son équipe de bras cassés ont oublié leur colis sur la route... quai Gailleton, oui, c'est ça. Allô, oui, vous êtes toujours là ? Eh ben, un des collègues a fermé les portes de l'ambulance, le chauffeur a cru que l'autre était dans la boîte, le pin-pon, le gyro et en voiture Simone, sauf que Simone, elle est restée sur le bitume.
À l'autre bout du fil, elle et sa collègue étaient en train de s'étouffer de rire.
— Bon, vos collègues, ils sont partis ? insistai-je.
Raymond secouait la tête. À son regard, je compris que ses yeux commençaient à armer une batterie de missiles.
— Oui, oui, ça vient. Votre braqueur, il est toujours vivant au moins ?
— Un peu mal en point, mais il respire encore.
— C'est vous qui lui avez tiré dessus ?
— Ben oui ! c'est ma première intervention depuis que je suis à la Crim et je descends un mec.
— Je vous comprends, ça fout un coup, mais entre nous, il l'a un peu cherché, non ?
— Vous savez où ils vont l'emmener ?
— J'en sais rien, pourquoi ? Vous voulez lui porter une boîte de chocolats ? pouffa-t-elle... là où y a de la place, sûrement à la Croix-Rousse...
— Saint Joseph, c'est pas plus près ? proposai-je.
— Oui, peut-être, bon, vous verrez avec eux. Ils demanderont par radio si...
— Une seconde !
Je l'interrompis un peu brusquement. Raymond, en passant sa main sous sa gorge, venait de me faire comprendre que le gars était mort. Première intervention et un mort sur la conscience. Putain, dans ces moments-là, tout vous passe par la tête, même si c'est un malfrat, il a une famille, une mère, une femme peut-être, des mômes, allez savoir. Rendre mon insigne, mon flingue, se barrer de ce boulot... J'étais dans mes doutes et mes interrogations quand...
— Allô ?
— Oui, excusez-moi, le gars est pas mort au moins ?
— Si ! mon collègue vient de me faire signe...
— Ah merde, mais alors ça change tout...
— Comment ça, ça change tout ?
— Ben, s'il est mort, les collègues ne peuvent plus intervenir, vous connaissez le règlement, un macchabée, c'est le boulot des pompes funèbres, sauf s'il n'y en a pas sur le secteur, mais là, on est à Lyon... C'est pas une civière qu'il vous faut, c'est une housse...
— On peut pas dire qu'il est mort dans l'ambulance ?
— Désolé, mais je viens de rappeler mon équipage.
— Laisse tomber, on va appeler les croque-morts, me fit Raymond fataliste.
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Roger Gon · il y a
Si tu t'es bien amusé en écrivant ce texte, ce fut pour nous un immense plaisir de le lire.
Un grand bravo et merci.

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Anne K.G · il y a
Quand une standardiste des urgences se croit à la terrasse d'un café. C'est drôle et épique.
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Christian Ravat · il y a
Merci Anne. L'image de la terrasse du café ne m'était pas venue à l'esprit, mais il y a de ça.
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Pierre-Hervé Thivoyon · il y a
Bravo une petite histoire bien ficelée. On ne se sent pas forcément rassuré par l'efficacité des secours mais on va dire que c'est une fiction ! :-))
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Christian Ravat · il y a
Oui oui, il s'agit bien d'une fiction, il faut le rappeler. Dans mon passé professionnel, j'ai eu plusieurs fois l'occasion d'avoir ces personnes au bout du fil, cela n'a rien à voir. Cela m'amusait de casser le mythe.
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Mijo Nouméa · il y a
Bon moment de lecture détente. Ah ces standardistes des appels d'urgence, tout un poème pourrait leur être consacré. C'est comme les postières ces dames là. J'ai beaucoup aimé la construction, l'humour de ce dialogue loufoque. Le contraste entre la situation d'urgence et le superficiel de la préposée au téléphone est savoureux.
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Christian Ravat · il y a
Merci à vous pour ces compliments.
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Momodecorbas · il y a
Très agréable à lire comme dab
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MPolo · il y a
Ouahh !! Bavarde, la standardiste ! Encore une fois, Christian, tu m'as scotché avec ce récit, tu as beaucoup d'imagination, et ta rédac est super. Bravo !!
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Christian Ravat · il y a
Merci Mumu, je me suis bien amusé en l'écrivant. Tu peux la faire circuler bien sûr sauf si tu as des potes pompiers.... hi, hi, hi
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Juliette Makubowski · il y a
Très amusant et décalé, comme j’aime !
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Christian Ravat · il y a
Merci Juliette.
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Maria Angelle · il y a
Évidemment des secouristes rapidement sur les lieux cela aurait été moins drôle!
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Christian Ravat · il y a
Oui c'est sûr! Tu sais bien que j'aime ce qui va de travers. L'inspiration ne manque pas dans notre monde.
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Francoise Gerin · il y a
Coucou Christian
trop drôle la standardiste........encore un bon moment passé grâce à toi.Bises

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Christian Ravat · il y a
Merci Françoise de ton commentaire et de ton assiduité. Bises
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Patrick Gindre · il y a
Tu as dû bien te marrer à écrire ce truc. Moi aussi en le lisant. Mesdames Cotivet en situation d’urgence absolue.
Bravo

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Christian Ravat · il y a
Comme tu dis je me suis bien marré en écrivant VMA... Autant que je me souvienne, l'inspiration m'est venue à la suite d'un rêve, une bagarre en ville, sûrement à cause des règlements de comptes dans le sud, les secours qui n'arrivent pas. Plutôt que d'en faire un texte dramatique, j'ai décidé de parler un peu des bras cassés. Merci de tes commentaires. A très vite au mois d'octobre. Amitiés
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Fred Panassac · il y a
Ces pompiers au féminin ne sont pas très pro…
Pauvre braqueur, ce n’était pas son jour, tomber sur une telle équipe de bras cassés !

Un sens indéniable du comique de situation (macabre) dans cette histoire !
Bon courage avec les pompes funèbres… Je ne sais pas si tout cela suit bien la procédure, tout de même, je m’interroge… mais je n’ai pas boudé mon plaisir, et on a envie d’y croire quand même 😅
J’💖

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Christian Ravat · il y a
Merci Fred de continuer à me lire et à m'adresser vos commentaires. J'avais envie de parler un peu des "bras cassés", ils me font rire. Je trouve qu'on les oublie un peu trop dans notre société qui exige la perfection. Le coup des pompes funèbres est véridique. On commet souvent l'erreur dans les séries et les films français.
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Robert Bouteille · il y a
Excellent, ça sent le vécu dans une triple culture, la banque, le casse, la police. A croire que tu as fait tes classes dans la Bande des Lyonnais. Le summum est atteint avec la standardiste des sapeurs-pompiers. J'ignore s'ils ont le sens de l'humour. Ils risquent de ne pas trop apprécier. Avec quelques retouches tu peux transformer ta nouvelle en pièce de Théâtre, sans beaucoup de moyens pour la mise en scène. Mais là encore tu es un spécialiste.
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Christian Ravat · il y a
Merci Robert de tes sympathiques commentaires. Comme tu dis, j'espère que les pompiers ont le sens de l'humour. Monter une pièce sur ce thème, oui pourquoi pas. Il faut pouvoir tenir une heure, mais l'idée est à creuser. Merci encore. On se voit le 17 décembre ?
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mbreyton · il y a
Quelle zénitude chez la standardiste ! J’ai connu un peu ce genre de personnage à l’agence ….😂
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Christian Ravat · il y a
Je pense que notre ex-milieu professionnel est une source d'inspiration inépuisable. Merci Martine.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Je me demande si SOS Médecins serait arrivé plus vite !
Trop drôle !

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Christian Ravat · il y a
Merci Ginette pour ce compliment.
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Bob Pollen · il y a
Qu'est-ce que c'est bon!
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Christian Ravat · il y a
Ce genre de commentaires ne peut que m'encourager. Merci Bob.
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Gisou · il y a
De quoi avoir plus peur de la standardiste que des braqueurs !
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Christian Ravat · il y a
Bien vu Gisou. J'espère que tu vas bien. Je vais reprendre mes ateliers lyonnais, on prévoira des retrouvailles.
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Joëlle Brethes · il y a
Décalé et jouissif : j'ai adoré !
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Christian Ravat · il y a
Merci, ça fait du bien de lire ce genre de commentaires.
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Annabel Seynave- · il y a
Tout est dingue et décalé dans ce texte, l'équipe de bras cassés envoyée sur une prise d'otages, le dialogue avec la dame du SAMU ... Un grand moment de déconne, qui fait du bien !
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Christian Ravat · il y a
Merci Annabel. Votre commentaire me fait beaucoup de bien.
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PHILIPPE HOUOT · il y a
Merci Christian pour cette brève.
Tu as ressuscité San Antonio !!! Il n'est pas mort. J'ai beaucoup ri.
Continue sur cette voie.
Philippe

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Christian Ravat · il y a
Merci Philippe, ta référence à San Antonio me flatte. Je vais reprendre mes ateliers lyonnais, on prévoira un repas avec nos amis.
Image de PHILIPPE HOUOT
PHILIPPE HOUOT · il y a
Avec un grand plaisir de te revoir avec nos amis lyonnais
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Josette Ascensio · il y a
jubilatoire ! Vraiment, Christian, tu nous gâtes en ce moment. Des bises !
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Christian Ravat · il y a
Merci Josette, quelques sujets qui m'inspirent. En tout cas, j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire cette nouvelle.
J'ai même eu un message de Jacques Bruyas. Cela m'a touché.
Bises

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CATHERINE LOISEAU · il y a
Excellent, j'ai adoré ! Drôle à souhait ! Merci, Christian.
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Christian Ravat · il y a
Merci fidèle lectrice.
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Alexandra Noin · il y a
J'adore ! Un sacré rythme tu as vraiment su retranscrire la conversation c'est comme si j'avais été au téléphone avec elle
Merci

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Christian Ravat · il y a
Merci Alexandra. Pour l'instant je n'ai que des compliments, mais j'attends une réclamation des pompiers. Bises
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Jacques Bruyas · il y a
Un texte magistralement écrit avec un petit zeste d' "absurdie" si chère à Queneau , Jarry et tous les pataphysiciens. Bravo !
Image de Christian Ravat
Christian Ravat · il y a
Merci Jacques, vos commentaires me touchent ainsi que vos références littéraires.
A l'occasion, demandez à Bonnier s'il connaît le fameux Raymond de l'histoire.
Merci encore.

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JAC B · il y a
Un sketch tellement drôle ! ( j'ai pensé à ces conversations épiques au tel avec Fernand Raynaud ou Devos, voire même Les Frères ennemis ) L'écriture est enlevée, on devine le plaisir que vous avez eu à l'écrire Christian , c'est communicatif. Bonne continuation.

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