STOP WORKING, GO SURFING !

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« Stop working, go surfing » écrit en vert sur fond blanc trônait fièrement sur le sticker ovale collé au coffre du van acheté deux semaines plutôt à Sydney.
L'arrière du véhicule de couleur blanc cassé, était intelligemment aménagé. Le moindre espace avait été converti en un lieu de vie agréable afin de supporter la vie du voyage au long cours. Un réchaud électrique, une cuve d'eau sale, deux bidons de 60 litres d'eau potable constituaient l'équipement minimum indispensable pour survivre sur ce vaste territoire, onze fois fois plus grand que la France. Un lit king size était même logé au fond de l'habitacle arrière, un luxe de confort dans un espace aussi restreint. Un coffre de toit servait à entreposer les deux planches de surf ainsi que divers articles de sport.
 
Candice et Thomas savouraient cette fin de journée paisible, seuls, sur cette langue de sable isolée à plusieurs miles de toutes habitations. Le soleil couchant du Pacifique irisait la plage de reflet rose bonbon, le ciel tirant sur le bleu intense et le violet. Deux bières tout juste sorties de la glacière attendaient d'être consommées au pied de leurs chaises pliantes.
Candice, jambes croisées, ne portait pour unique vêtement qu'un bikini noir surmonté sur les hanches de deux fins lacets roses fushia noués en forme de nœud papillon. Elle s'étirait nonchalamment, les bras repliés derrière la tête, la poitrine, des seins menus et fermes, nue offerte à la caresse du soleil. Elle aimait sentir les forces de la nature lui bousculer les sens. La caresse du vent, la chaleur du sable, la pression du remous des vagues lui vivifiaient l'esprit et stimulaient sa libido. De plus c'était la fin de leur première semaine d'itinérance sur la côte est australienne et elle souhaitait célébrer cet événement avec passion et volupté.
Thomas n'était évidemment pas insensible aux signes de séduction qui émanaient, presque malgré elle, de sa féminité. Ses jambes fines et fermes, une chaînette dorée nouée à sa cheville droite, la pointe de ses pieds relevés l'appelaient à y laisser glisser des mains aventureuses. Lui, portait encore sa combinaison de surf, le haut du vêtement rabattu le long des jambes, les cheveux étincelants sous le feu nourrit des derniers rayons du soleil. Elle tourna la tête légèrement sur le côté toujours bien engoncé dans le siège, les lunettes de soleil carrés couvrant son regard, et ses cheveux rassemblés en une natte brune rabattue sur le devant de sa poitrine. Le néoprène moulant l'entrejambe de Thomas ne pouvait masquer le durcissement toujours plus intense de sa verge lorsque Candice soupirait lentement de bonheur. Quant à elle, son jeu de séduction "passif" avait fonctionné à merveille. Ils n'avaient eu aucun contact physique de toute la journée mais la seule vision de ses mouvements féminins et sensuels avait suffit à émulsionner une masse bouillonnante au creux des ses reins. Leur excitation visuelle était mutuelle. Le corps de Thomas s'apparentait au parfait Apollon, des muscles carrés, les épaules larges, des abdominaux bien dessinés par les nombreuses heures passées à pagayer dans la mer pour assouvir sa passion du surf. Elle sentait sa force la pénétrer. Les yeux mi-clos, elle le voyait déjà lui remplir le ventre, son bassin plaqué au sien. Comme toujours, comme à chaque vague qu'il convoitait dans l'océan, lui hésitait toujours sur le moment propice où il devait tenter sa chance. Trop tard, la vague partait avant lui, trop tôt le rouleau l'emportait dans un tourbillon d'écume. Candice était très joueuse, tout comme lui. Et ils jouaient constamment au jeu du chat et de la souris. Provoquer, se rétracter, revenir, donner un avant goût, puis tourner autour du pot avant de céder. Ce soir elle n'aurait pas le dernier mot. La bière à la main, il se leva et rejoignit le ressac des vagues sur la plage. La fraîcheur de l'eau atténua la chaleur qui enflammait son ventre. Il observait la mer, le mouvement des vagues, où elles naissaient, comment elles évoluaient, quels couloirs il pourrait emprunter pour les rattraper aux larges avant qu'elles ne se transforment en rouleaux monstrueux. Plongé dans son observation, il ne sentit d'abord que le contact des lèvres douces sur son épaule. Puis se fut ensuite les tétons qui se pressèrent contre ses dorsaux. Son ventre bouillonna d'une subite ardeur nouvelle. Mais il réussit à rester immobile. Ce soir elle avait perdu et avait cédé à son désir. Elle glissa sa main le long de la ceinture abdominale, ses doigts effleurant les muscles saillants. Il rejeta la tête en arrière, ses cheveux trouvant le contact doux de son visage. Elle enlaça sa cuisse autour de sa jambe et plaqua le bas de son ventre contre sa fesse musclée tout en glissant le bout de ses doigts sous le néoprène de la combinaison. Bien trop moulante pour pouvoir s'y aventurer plus profondément, elle en ressortit les doigts et laissa glisser sa main sur l'entrejambe, ondulant sur la bosse qui déformait le vêtement. Il expira bruyamment entre ses narines comme le souffle sortant des nasaux d'un cheval dont on a fièrement flatté la croupe. Une main caressait son sexe, l'autre parcourait les reliefs de sa musculature, les arrêtes des pectoraux rejoignant la cage thoracique, les carrés durs de ses abdominaux. Thomas sentait la couture de la combinaison s'enfoncer dans sa verge sous la puissance de l'érection qui l'assaillait. Résister. Il devait résister. Bien que son tempérament pouvait le conduire à une frénésie sexuelle presque sauvage lorsque la tentation le poussait dans ses retranchements, les longues années d'étude supérieure qu'il avait suivi au cours de sa prime jeunesse lui avaient inculqué que l'homme devait résister à ses instincts primitifs pour s'épanouir en société. Tout comme les hommes, les femmes avaient des pulsions, tout comme les femmes, les hommes pouvaient résister à leurs pulsions. L'unique distinction se trouvait dans l'art de la simulation qui donnait un net avantage dans leurs rapports psychologiques. Toutes ses réflexions s'effacèrent subitement lorsqu'il sentit l'étreinte de Candice se dégager de sa jambe. Il se retourna. Le slip noir surmonté des deux papillons roses fushia lui glissa sur le visage. L'odeur douceâtre du sexe de Candice lui embauma aussitôt les narines. Par réflexe il porta sa main pour saisir le bout de textile avant qu'il ne tombe. Cette odeur bestiale lui décrocha une irrésistible envie de la baiser sur le champ. Elle s'était allongée sur les coudes, les jambes écartées, le regard provoquant derrière les verres opaques des lunettes de soleil. Il se baissa pour figer le culot de la bouteille de bière dans le sable puis se débarrassa lentement du reste de sa combinaison. Candice le regardait intensément, impassible, observant le moindre de ses muscles roulé sous sa peau bronzée. Il lui fallut un certain temps, ce type de combinaison isolante formait presque une seconde peau, temps au cours duquel Candice ne bougea pas d'un cil, le regard rivé sur lui. Il se laissa tomber à genoux dans le sable, entre ses jambes, comme le soldat vaincu prêt à recevoir sa sentence. Sa verge tendue et brandie droit vers elle, il passa ses mains sur ses cuisses. Le contact de sa peau douce lui picota le ventre. Il glissa ensuite sur les mollets pour finalement atteindre ses pieds. Candice adorait qu'on lui masse, caresse, ou lèche les pieds. Mais pas ce soir. Elle avait perdu. Il menait la danse. Elle rejeta la tête en arrière, ses cheveux ondulant sous les ultimes rayons du soleil couchant. Il se pencha ensuite sur elle, appuyant une main contre le sable, et de l'autre parcouru sa poitrine. Il allait, glissant la paume d'une hanche à l'autre et revenait avec le dos de la main. Puis le pouce et l'index s'emparèrent des deux pointes brunâtres qui s'érigeaient au sommet de ses seins. Il les pinça, les faisaient rouler sous ses doigts délicatement. Cette douceur tactile la fit frémir, elle s'abandonna entièrement dans le sable, recouvrant les mains de Thomas pour l'accompagner dans ses mouvements. Il contemplait son corps offert, ce corps qui lui faisait toujours autant d'effet depuis maintenant deux ans qu'ils se fréquentaient. Ils s'étaient rencontrés en Thaïlande, sur l'île de Kho Chang, l'île aux Éléphants, une île de la mer d'Andaman à l'écart du tourisme de masse. Leur goût pour les voyages en indépendant, hors des sentiers battus, les avaient aussitôt rapprochés et ils étaient partis à la conquête du pays à mobylette ivre de découverte et de liberté. Ils adoraient les préliminaires et prenaient toujours du temps pour s'exciter mutuellement. Les jeux érotiques étaient d'ailleurs un ciment de leur relation de couple. Il se positionna plus confortablement contre elle et par petit coup de langue fugace commença à lécher les deux globes rougit de sa vulve. Candice passa délicatement sa main dans ses cheveux mouillés, lui parcourant le crâne du bout des doigts. Il prit tout son temps, il n'était pas, ce soir, sujet à sombrer dans une frénésie de coït incontrôlé. Aider de ses doigts, il écarta doucement les grandes lèvres puis y glissa par petite touche sa langue, avançant puis reculant la tête par intermittence comme un jeune animal prudent découvrant un nouvel aliment. Ce jeu d'attouchement furtif finit par la faire craquer. Elle ne semblait pas très patiente ce soir. Elle se redressa presque rageusement sur les coudes et lui envoya:
— Tu vas me bouffer le chatte, oui ou non!
Thomas adorait qu'elle perde le contrôle de cette manière, prise à son propre jeu. Mais cet appel au sexe cru et cinglant avait toujours son effet aussi dévastateur. Malgré l'envie qui le tenaillait de libérer ses pulsions, il réussit tout de même à se refréner. Il appliqua cette fois-ci des coups de langue continus, lapant le sexe sur toute sa surface. Elle le regardait agité sa tête avec lenteur et précision entre ses jambes. Ses mains empoignèrent ses seins sans réfléchir. Puis elle rejeta la tête en arrière et laissa échapper un long gémissement de plaisir avant de retomber, lascive, contre le sable. Il semblait sage et patient ce soir, ce qui était rarement le cas, et elle adorait ça. Elle aimait aussi son côté bestiale, la furie qui s'emparait de lui. Elle sentait alors comme une tentatrice à qui rien ne pouvait résister. Sous la montée de l'excitation, elle pressa ses mains contre sa tête et Thomas finit par se redresser, le nez et le pourtour de la bouche luisants de sa mouille. Il était redoutable à la faire jouir de cette façon, un véritable orfèvre de son désir. Elle décolla son bassin au dessus du sable et le plaqua fermement contre lui pour qu'il se décide enfin à la dévorer comme il savait si bien le faire. Thomas dû pratiquement reprendre sa respiration, noyé sous le flot incessant de son élixir intime. Il cala ses mains sous ses fesses pour l'aider à supporter la position et cette fois lança une véritable déferlante buccale. Elle gémissait, se cambrait, se tordait sous l'intensité de ses exactions. Elle saisit ses avant bras pour renforcer son emprise alors que des étincelles crépitaient un peu partout dans son ventre, des micro spasmes qui agitaient ses organes, consumaient les prémices de son orgasme. La mèche était maintenant bien allumée, le compte à rebours de la jouissance déclenché. Allait-il la faire jouir juste avec sa langue ? Il décida que non. Il déserta la zone sensible et se contenta de couvrir de baiser l'aine et l'intérieur des cuisses. Candice émit un gémissement plaintif, la flamme s'arrêtait sur sa lancée juste avant d'atteindre le cœur du dispositif.
— Noooon ! Thomas... t'es un salaud !
Thomas sourit face à cette insulte attendrissante. Il enjamba Candice et positionna son pénis au niveau de sa bouche, plaça ses mains à l'intérieur de ses cuisses ce qui força Candice à relever ses jambes par dessus ses épaules. De ses avant bras, il bloqua la pliure de ses genoux l'empêchant de se dégager de son étreinte même si elle le suppliait d'arrêter. Dans cette position, elle était entièrement offerte à lui, ses orifices ouverts et exposés à sa vue, entièrement à la merci de son vice. Pour son plus grand bonheur. Il repris son ballet de langue, alternant du petit orifice plissé de l'anus aux grandes lèvres rougies et gonflées d'excitation. En échange, elle s'empara d'une main de sa hampe et fit danser le gland sur la sienne. Il y joignit un mouvement de va et vient de son bassin, ce qui plongeait son sexe dans l'ouate humide et voluptueuse de sa bouche. Les deux corps s'excitaient mutuellement dans un 69 passionné. L'intensité de l'un encourageant l'autre à redoubler d'ardeur. Mais Candice semblait décidément le maillon faible ce soir. Les spasmes l'assaillaient déjà de toutes parts. Elle voulu repousser Thomas pour faire durer le plaisir mais il l'en empêcha, verrouillant fermement l'ouverture de ses jambes par la force de ses avants bras, continuant de lécher, de laper, de plonger sa langue dans cette émulsion de mouille à en faire suinter des bruits de gargouillis obscènes. Candice le branlait de plus en plus frénétiquement, criant et se révulsant en arrière sous l'intensité de la boule de chaleur qui s'apprêtait à exploser d'une seconde à l'autre. Comprenant que Thomas ne souhaitait pas lui laisser la chance de jouer plus longtemps, elle agrippa ses cuisses, ses ongles s'enfonçant presque dans sa chair, prête au déclenchement du spasme ultime. La vague de plaisir l'emporta d'un coup. Elle se cambra et se faisant, le sexe toujours en bouche, le gland lui toucha la glotte. Etouffée par ce contact virulent, elle se dégagea subitement pour reprendre son souffle tenant toujours sa main crispée sur la verge tendue. Thomas se redressa laissant Candice s'allonger plus confortablement sur le dos. Elle se campa sur ses pieds, s'agitant encore sous les dernières impulsions de l'orgasme. Il la caressa lentement du bout des doigts. Après un moment, il sentit de nouveau la langue humide et chaude envelopper son membre avec douceur. Il baissa la tête sous l'intensité de la vague de sperme qui commençait à faire pression sur son urètre. Il se dégagea de l'emprise buccale et pivota pour se retrouver dans la direction opposée, son bassin toujours au niveau de sa tête. Il fléchit sur les avant bras tout en écartant bien les jambes et en creusant les reins. La main de Candice le guida de nouveau entre sa bouche. Il repris son mouvement de va et vient sans forcer, Candice maintenait la hampe d'une main pour que le gland ne lui ressorte pas de la bouche, et de l'autre, elle massait délicatement les bourses. Les assauts incessants de la montée de sperme assaillaient Thomas, intensifiant ses mouvements de rein. Il contrôla ses mouvements de bassin tant bien que mal afin d'épargner à Candice la pratique d'une gorge profonde incontrôlable. Ne pouvant plus se contenir il se redressa et d'un profond râle rauque et guttural éjacula dans l'écume des vagues. Les traînées de sperme disparurent dans le ressac de la marée emportant au large ce petit échantillon de lui-même.

Main dans la main, ils regagnèrent le van. Les molécules d'endorphines les portaient littéralement dans une bulle de bien être. Ils allumèrent le feu et laissèrent grésiller des tranches de viande marinées sur des pierres chauffées à blanc. Candice avait revêtu une robe légère et fleurie, sans rien en dessous alors que Thomas s'était paré d'un short de bain, rouge, torse nu, la lueur des flammes accentuant les ombres de ses muscles. Ils se blottirent sous une couverture à l'abri de la fraîcheur de la nuit, admirant la voûte étoilée majestueuse qui se déployait au dessus de leurs têtes. Le corps chaud et tendre de Candice se pressant contre lui, Thomas ne put résister à l'appel d'une seconde vague de désir. Cette fois le garçon sage laissa place à la bête avide de se reproduire. Il remplissait Candice de grand et profond coups de boutoir, tapant contre l'utérus dans un bruit mat et sourd. Candice tressaillait, les seins vibrants par l'impact des coups de reins, s'épanchant dans un long hurlement plaintif à la lueur des flammes ardentes et de l'obscurité de la nuit. Ils firent l'amour trois fois cette nuit là. Leur dernière étreinte fut la plus tendre. Dans le cocon ouaté du lit, entièrement nu sous la couette épaisse et douillette, Thomas plaqué contre son dos, la pénétra lentement, tendrement, sensuellement. Après un gémissement de jouissance presque inaudible, ils finirent par s'endormirent, enlacé l'un à l'autre, à la lueur de ce ciel aux millions d'étoiles.
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