Si bien

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Lauréat
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À travers le portrait tour à tour touchant, amusant ou poignant de Moktar, « Si bien » nous conte l’histoire d’une quête d’identité à

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Mon nom est Moktar. En fait, mon nom complet, c'est Moktar-Rachida Bibiri. Je sais, Rachida, c'est un prénom de fille. Mais quand mon père est allé me déclarer, l'agent à la mairie a écrit Rachida au lieu de Rachid et il a ajouté un trait d'union. On ne sait pas s'il l'a fait exprès ou s'il n'a pas bien compris.
Depuis, je vis avec ça...

À l'école, dans les petites classes, ma mère, tous les ans, se précipitait le matin de la rentrée pour demander aux institutrices de m'appeler Moktar. Elle s'inquiétait, comme toutes les mamans, mais son français assez malhabile et sa réserve naturelle lui faisaient vivre cette triste situation comme une petite humiliation. Pourtant, ça s'est toujours bien passé. Les enseignantes étaient compréhensives et lui disaient même qu'on pouvait changer ça officiellement. Bien sûr, c'était un peu compliqué, mais ça valait le coup... Chez les grands, l'habitude était prise et plus personne ne songeait à mon vrai prénom, même moi...
Au collège, ça s'est gâté... Ma mère avait pourtant insisté au moment de l'inscription.
— Appelez-le Moktar, Moktar tout seul ! S'il te plaît, monsieur, dis-le aux professeurs...
— Mais oui, madame, avait dit l'adjoint au principal, ce sera fait...

J'étais le premier de liste par ordre alphabétique et, pendant une semaine, à chaque premier cours, le même rituel : « Répondez présent à l'appel de votre nom ; Bibiri Moktar-Rachida... » Étonnement, hilarité, chahut... Les professeurs ont adoré... et mes camarades aussi. Enfin, « camarades », c'est un grand mot, mais il n'y en a pas d'autres...
Il leur fallait une tête de Turc et ce fut moi ! Avec un air méprisant et cette inventivité lexicale propre aux préados des banlieues, ils m'appelaient : la grosse Rachida, tata Rachida, la Chita... Ils remuaient des hanches à la façon des danseuses orientales dans le dos des adultes. Sans compter les blagues graveleuses qu'on n'ose pas servir aux filles à douze ans, mais qu'on servira à quinze quand la merveilleuse éducation machiste sera terminée. Du genre : tu me la suces maintenant ou bien... ?
Ma mère disait qu'il fallait être patient, qu'ils allaient finir par me laisser tranquille... Je n'eus pas cette patience tant souhaitée et mes poings effacèrent le peu de raison qui me restait. Je rendais coup pour coup et mes chers camarades avaient pigé le truc : une provocation, une bagarre, un chahut, une expulsion et la moitié du cours était passé, c'était toujours ça de gagné. Chassé des cours, envoyé dans le couloir ou en permanence, voire au diable, je finissais souvent devant le conseiller principal d'éducation.
Mon père, mis au courant de mes exploits par un courrier particulièrement maladroit du CPE, fonça tête baissée dans leur piège et menaça le principal du collège en perdant son français d'habitude si précis, si serein, si beau... cette langue française qu'il vénérait et qui était, comme il aimait à le répéter : notre passeport, notre carte de séjour, elle était aussi sa fierté. Hachés, distordus, déformés, blessés par le chagrin et la douleur, et finalement expulsés avec une rage destructrice, ses mots furent pris pour des insultes. On me considéra donc comme un enfant violent issu d'une famille violente. Je fus renvoyé dix jours.
Mon père me consigna dans ma chambre. Je ne fus pas autorisé à prendre mes repas à la table familiale, pas de télé, pas de sortie, évidemment. Dix jours de réclusion... Personne ne m'adressa la parole. J'étais censé réfléchir.
Pour mon retour, tous les professeurs avaient été avertis qu'il fallait m'avoir à l'œil. La psychologue de l'établissement me fit passer des tests. Après m'avoir fait poireauter une heure devant son bureau, le principal adjoint me fit la morale. Je fis le dos rond. J'eus la paix pendant un moment.
En mon absence, mes camarades avaient trouvé un autre souffre-douleur : un petit blond bien propre sur lui qui venait d'arriver de sa campagne avec un accent bien marqué ! Le pauvre, il n'y eut pas que cela qui fut bien marqué !
La fin de cette première année de collège se termina donc dans un calme relatif. Je les ignorais, ils ne me cherchaient plus... ils avaient un autre jouet !

À la rentrée de la deuxième année, le petit blond était reparti dans sa province. Et là, j'eus droit à un autre traitement. Terminées les allusions à mon côté féminin, la mode était passée à la poésie sauvage, à la rime agressive : et Moktar, ça rimait facilement avec connard, trouillard, nullard, tocard, salopard, voire blédard. J'ai tenu longtemps. C'est quand ils en sont arrivés à Moktar bâtard que ça a dégénéré...
Moktar était le prénom de mon grand-père, je ne l'ai pas connu, mais son portrait trônait dans le salon à la place d'honneur. Mon père avait une vénération pour cet homme, sa sagesse, sa gentillesse, sa discrétion, son honnêteté. Il était un modèle, un exemple. Moktar signifie « celui qui est juste » et mon père ne m'avait pas donné ce nom par hasard.
Alors Moktar bâtard, ce n'est pas passé. J'avais grandi et, surtout, je m'étais entraîné à cogner contre mon matelas levé contre le mur de ma chambre. Ce matin-là, quand, juste avant d'entrer en cours, il s'est approché et m'a glissé à l'oreille l'insulte assassine, un seul coup de poing a suffi. J'y ai mis tout le poids de ma haine, toute la masse de ma rancœur, toute l'énergie de l'homme juste que je voulais devenir. Il s'est écroulé, assommé sans avoir eu le temps d'avoir peur, comme au ralenti, et s'est étalé comme une merde qu'il était. Les autres étaient là, médusés, me regardant, le regardant, indécis. Et puis, j'en ai frappé un deuxième... et un troisième. Les filles de la classe se sont jetées sur moi et m'ont enlacé, évitant à coup sûr une nouvelle connerie. Les autres se sont enfuis, bien leur en a pris. Dans cette douce étreinte tiède, mes yeux se sont fermés, ma tête s'est appuyée sur une épaule et je suis redevenu un enfant.
La sanction a été rapide, je fus expulsé définitivement. Mon père ne m'a pas puni, il était trop triste, trop désespéré, je crois. Un de mes professeurs est venu à la maison et a expliqué à mes parents ce que j'avais subi comme vexations et comme brimades. Il leur a conseillé de me mettre dans le privé et aussi de voir pour mon prénom...
Youssef était le prénom de mon grand-oncle. Je ne l'ai pas connu non plus. Il n'y avait aucune photo de lui à la maison, mais mon père m'a dit que c'était un homme bon.
« Voilà un nouvel élève qui nous arrive du public, a dit le principal en me présentant à mes nouveaux camarades de classe, il s'appelle Youssef Bibiri et j'espère que vous lui ferez bon accueil. » Youssef, ça dénotait un peu dans un établissement catholique... mais pas tant que ça, il y en avait d'autres comme moi.
Cette année et les deux suivantes furent calmes et studieuses parmi les Louis, Henri, Myriam, Sophie, Maximilien, Anastasia, Karolan, David, Simone, Kevin, Dalila, Herman, Ganesha, Farid... et même un Jean-Marie !
Tout le monde m'appelait Youssef, ma mère y compris. Mon père disait « garçon » ou « mon fils » : il contournait Youssef et pensait Moktar. J'appris plus tard que, pour payer le collège privé, il travaillait au noir... et moi, comme un petit con, je lui en voulais d'être trop souvent au boulot plutôt qu'avec nous.
Le lycée : les années guitare, copains, filles... Toujours dans le privé, toujours serein, toujours Youssef ! Les cheveux longs, la tenue négligée, pas toujours très propre, pas toujours très clair, marquer sa différence, tout en étant comme les autres. Plus vraiment comme avant, pas encore comme après. Un peu dandy, un peu cool, un peu en vrac. Des idées plein la tête, les mains dans les poches, la clope au bec. Parfois la tête dans le sac, manque de sommeil, manque de courage, manque d'envie... Changer le monde, tout remettre à plat, recommencer à zéro, partager les ressources de la planète, lutter contre l'oppression, la faim, la misère... manifester... sa mauvaise humeur... matières principales : portable, blog, jeux vidéo, rancart... Option fumettes, bières et devoirs... Plus de sport, pas le temps...
Et un après-midi, j'ai remarqué que le portrait du grand-père n'était plus dans le salon. Depuis combien de temps ? Aucune idée ! J'ai fini par le dégoter dans le fin fond de la grande armoire de mes parents. Ça m'a fait drôle de le revoir. En fait, je ne l'avais jamais bien regardé. Il faisait partie des meubles. Les cheveux tirés en arrière, gominés, la petite moustache fine et grisonnante. Moktar Abdelkader Bibiri, l'air sérieux, fier dans son costume sombre avec cravate et pochette assorties. En levant la tête, je me vis dans le miroir. Il y avait de lui en moi. Mon père me l'avait toujours dit, mais c'est à ce moment-là que je m'en rendis compte.
Le portrait retourna dans l'armoire et, dès le lendemain, j'allai voir le conseiller d'éducation et lui demandai de rectifier mon dossier pour preuve : une photocopie de mes papiers. Il me dit qu'il en parlerait au proviseur et qu'il transmettrait les documents aux services administratifs de l'établissement.
Pour les professeurs, ça ne changeait pas grand-chose, ils nous appelaient par notre nom de famille. Pour les copains, ce fut un choc. Pour moi, de la fierté, et aussi un moyen de capter l'attention, de raconter mon passé de délinquant notoire, en n'omettant aucun détail, et même en en rajoutant un petit peu. Les garçons, pour la plupart, passèrent à Moktar, les filles restèrent à Youssef et, même quelques-unes, pour jouer, m'appelaient tendrement Rachida...
C'est ma mère qui fut le plus surprise quand un copain, au téléphone, demanda Moktar. Elle en parla à mon père qui, ce soir-là, à table, me dévisagea comme jamais. Tellement que ça en devenait gênant. Le grand-père regagna le salon et les années passèrent entre Youssef et Moktar, le lycée puis l'école supérieure de commerce, les tee-shirts, jeans, puis les costards-cravates.
Un beau diplôme de gestion en poche, j'abordais la vie active avec confiance. L'élève brillant, bosseur, créatif, allait devenir un financier hors pair dans une banque de renom... En tout cas, je le croyais.
De magnifiques curriculum vitae avec photos et des lettres de motivation parfaitement rédigées me firent décrocher quelques entretiens, mais moins que je ne l'espérais. Mes camarades de promo trouvaient un job, et moi, je restais sur le carreau. C'était assez inexplicable. Pourtant, les entretiens se passaient très bien. En général, ils étaient plus enthousiastes en fin d'entretien qu'en début, malgré cela... rien... Des courriers polis s'entassaient avec des refus non motivés.
Un chasseur de têtes me suggéra de postuler pour des agences de la périphérie : « On a besoin d'hommes comme vous. Vous serez plus proche des gens qui vivent dans ces quartiers-là. » Je suis sûr que c'était dit sans méchanceté, que c'était pour me donner un coup de main.
Alors au syndrome « Moktar connard salopard bâtard » vint s'ajouter celui de banlieusard ! Cette fois-ci, Youssef ne pourrait pas sauver Moktar, ils ne valaient pas plus chers l'un que l'autre.
Sur la porte de mon bureau, dans un quartier commerçant de la capitale, il est écrit Joseph Bibiri, conseiller financier. Mes collègues me considèrent comme l'un des leurs, mes clients me considèrent comme l'un des leurs, pourtant ils ne firent pas de détail ni dans le négoce de la fringue ni dans la blague « ethnique ». Pour eux, je suis, comme eux, du sud... ou du nord, tout dépend d'où on se place. En tout cas, du bon côté du sud... ou du bon côté du nord. Parfois, quand la vanne devient trop mauvais sud ou mauvais nord, je me mords les lèvres ou je serre les poings... et parfois, je ris...
Ma mère sait pour Joseph, mon père n'est plus là et c'est mieux ainsi. Mes amis sont souples et ce sont mes amis. Joseph n'est pas un mauvais prénom, juste une translation.
Mais un jour, un homme est entré dans mon bureau, un client d'un collègue en congé. Je l'ai reconnu tout de suite. Il avait gardé cet air méprisant malgré son cuir haut de gamme, malgré son sourire de circonstance. Il avait besoin de moi, alors, il allait faire copain copain. Je lui serrai la main avec vigueur et l'invitai à s'asseoir. Son problème était assez simple et fut réglé en deux temps, trois mouvements. Je voulais qu'il parte. Même si je faisais le fiérot, il me mettait mal à l'aise, me replongeant dans cette première année de collège si douloureuse. Les années n'effacent pas tout, ce serait trop simple... Alors, son affaire réglée, c'était inévitable. Son esprit se reporta sur autre chose et une petite lumière s'alluma dans ses yeux : « Bibiri... Bibiri... J'ai connu un Bibiri ou Biriri... à l'école, je crois... Un petit vachard qui nous la jouait... Vous voyez ? On lui en a fait voir de toutes les couleurs. Il m'avait même cherché une fois... » Je sentais la colère monter et ma raison s'échapper, alors je le coupai poliment et l'emmenai vers la sortie en lui tenant la main : « Vous savez c'qu'on dit : il n'y a pas qu'un âne qui s'appelle Martin ou qu'une ânesse qui s'appelle Martine... Parité oblige... Vous voyez ? Au revoir, monsieur, et revenez quand vous voulez ! »
J'eus du mal à regagner mon bureau. Mes jambes ne me tenaient plus. Le passé refaisait surface : le bon, le moins bon et l'insupportable. Je suais à grosses gouttes, mes poings serrés refusaient de s'ouvrir, mes ongles pénétraient douloureusement dans la paume de ma main, mes tempes battaient fort, ma poitrine se creusait dangereusement, j'étais au bord de l'asphyxie... et puis soudain, d'un coup, tout s'est relâché... Mes épaules s'affaissèrent. Ma tête, comme un poids mort, s'abattit sur mon bureau, engendrant un choc violent et sonore. La secrétaire, une femme d'un certain âge, notre ange gardien et notre cerbère, alertée par le bruit, se précipita. Je fis semblant de m'être cogné en me baissant pour ramasser un objet. Cela sauva la face, mais je lus dans ses yeux plus d'inquiétude que de surprise. Elle m'aimait bien. Elle nous aimait tous. « Essuyez-vous le visage, et quand vous serez... présentable, je ferai entrer votre prochain rendez-vous. » Elle ajouta dans un souffle avec un petit sourire rassurant et un battement de cils complice : « Une nouvelle cliente, elle devrait vous plaire ».
Pendant les minutes qui suivirent, je contrôlai ma respiration me tenant bien droit, l'air absent, pinçant les doigts sous mon bureau et croisant les jambes comme un yogi. J'étais ridicule à souhait, mais ça me fit du bien.
Je mis de l'ordre sur mon bureau, me rassurai, il ne m'avait pas reconnu. Et puis, de toute façon, quelle importance ? Il était resté ce gamin détestable et détesté, cette crapule misérable qui était plutôt à plaindre qu'à haïr inutilement. Moi, j'étais Moktar : « Celui qui est juste », Rachida : « le bon guide », et je suis devenu Youssef et Joseph, qui signifient « Dieu ajoutera »... Oui, Dieu a ajouté le français à l'arabe. Je suis tout cela, et plus encore, si je le veux...
Je réactivais mon écran quand elle est entrée. Une jeune femme avec un visage respirant la joie de vivre, la confiance, le bonheur. J'étais tellement assis que je ne me levai pas pour l'accueillir. Je sus tout de suite que je ferais l'impossible pour la revoir. Je bafouillai : « Biriri, conseiller », tout en jetant un œil sur mon carnet de rendez-vous. « Que puis-je faire pour vous, mademoiselle ? » Et là, le choc. Inutile de plisser les yeux, de pencher la tête dans tous les sens ou de reprendre des cours accélérés de syllabique : ce nom était tout simplement imprononçable : « Soundarata Buddhimattabuddhi ». Elle me regarda, l'air amusé : « Là d'où viennent mes parents, les noms et les prénoms ont tendance à être très longs et pas toujours faciles à lire. » Moi qui me débattais avec ma conscience et mes malheureux prénoms ridicules, j'imaginais à peine ce que devait être la vie avec un nom pareil. Elle me sourit et ajouta d'une voix douce en me tendant la main : « Appelez-moi Soun ».
Je sentis une douce chaleur m'envahir, le calme après la tempête, je plongeais dans ces yeux-là avec délice. Les mots n'avaient plus d'importance, juste le mouvement de ses lèvres. Ses longs cheveux noirs tressés, sa peau hâlée, une petite pierre blanche sur une narine, un parfum d'orient.
Elle n'était pas belle, elle était magnifique, et ce nom, qu'elle avait choisi, lui allait si bien...
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Arundo Soulevent · il y a
Beau et touchant. Tant de méchanceté à dépasser... Merci
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Judie Razafiarison · il y a
Etant malgache, moi aussi je rencontre ce genre de problèmes dans mon quotidien, étant donné que je suis dans un pays d'accueil.
Merci d'avoir su mettre les mots sur ce genre de circonstances.

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Hamza DIB · il y a
un texte merveilleux qui mérite d'être lu. Touchant le sentiment de honte qui fait réagir son Auteur, je le trouve admirable car écrit avec précision et plein d'émotions. Bravo
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Hamza DIB · il y a
un message remplacé
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Pierre-André Martin · il y a
Mon commentaire arrive après la bataille mais devant un tel texte, il est difficile de ne pas réagir. Il y a la justesse du propos tout en pudeur, la précision de l'expression et une grande humanité. C'est un très beau texte, plein d'émotions. Bravo
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JH C · il y a
Félicitations :)
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Daniel Grygiel Swistak · il y a
Admirable texte qui parle au cœur en ce jour, merci, je l'ai lut avec réminiscence, comme quoi !
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Farida Johnson · il y a
Magnifique , bouleversant et plein de justesse et de finesse. Bravo!
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Yanisley E. · il y a
Un prénom, un nom, c'est très important, on le porte toute sa vie. Parfois on aimerait en avoir un autre, on opte pour un diminutif, mais toujours il se tient en embuscade et se rappelle à notre bon souvenir. Merci pour ce texte "d'appropriation de soi" et un clin d'oeil à tous les auteurs qui utilisent sur Short un chouette pseudo...
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Simultané Mordescu · il y a
Conquise par votre texte. Chapeau bas Monsieur.

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