L'invitation

il y a
11 min
587
lectures
36
Qualifié
Je gagnais péniblement ma vie comme pigiste dans un journal parisien. Je rédigeais la critique des livres que le chroniqueur en titre n'avait ni l'envie, ni le temps de lire, articles que, bien entendu, il signait de son nom, après avoir changé ici et là mon avis sur ce qu'il n'avait pas lu. Il évitait de s'adresser à moi directement et quand il ne pouvait pas faire autrement, il le faisait sans me regarder. Il n'avait aucune marque de satisfaction quand ce que j'avais écrit lui convenait, mais savait biffer de rouge ce qui le contrariait. Je n'avais pas d'autre choix financier, ainsi je devais égrener sans broncher le chapelet de ses petites humiliations quotidiennes.
Je rédigeais aussi, sous mes initiales cette fois, des brèves sur les faits divers, les chiens écrasés, les cadavres sans identité, les morts suspectes.
À l'époque, je vivais dans une chambre de bonne au dernier étage d'un immeuble haussmannien du seizième arrondissement, que je louais à une vieille dame. Celle-ci n'avait pas d'enfants et peu d'amis, alors, en échange d'un loyer modeste et du droit d'utiliser sa salle de bain de temps en temps, je devais lui tenir compagnie deux ou trois soirs par semaine, et m'assurer chaque matin que sa nuit avait été tranquille.
Elle était devenue une sorte de confidente, je ne lui parlais pas de mes aventures éphémères, la position de ma chambre me permettant d'utiliser l'escalier de service et d'échapper ainsi à toute indiscrétion. Non, je lui parlais de mon travail et de ma frustration, quand je me faisais déposséder de mes écrits au profit d'un autre, que je n'estimais pas.
J'avais peu d'amis aussi, à part quelques collègues, des amants de passage et ma logeuse. Le courrier que je recevais se résumait le plus souvent à quelques factures ou messages publicitaires, aussi je fus surprise quand je trouvai sous ma porte une enveloppe en vélin soyeux, légèrement bistre. Mon nom était écrit à l'encre violette en gracieuses lettres anglaises, il n'y avait pas d'adresse, juste la mention « en ville » qui me laissa perplexe quant au messager qui avait gravi mon modeste escalier de service pour porter cette élégante missive.
La lettre était écrite d'une main distinguée de cette encre violette aux discrets effluves de fleurs de jasmin. Elle se présentait en forme de sonnet :

Vous ne nous connaissez, nous savons qui vous êtes
Nous aimons votre plume, nous apprécions les mots
Qui sonne à nos oreilles toujours « pianissimo »
Quand vous nous décrivez cadavres et squelettes

Acceptez-vous ma chère, de venir nous rejoindre,
Demain au crépuscule, dans notre humble demeure
À notre groupe d'amis, tous de grands charmeurs
Pour une belle soirée jusqu'à voir le jour poindre

N'ayez crainte nous ne sommes ni malfrats ni violeurs
Nous n'avons pas non plus le cœur batailleur
Juste un cercle littéraire admirant votre plume

Alors soyez confiante, n'y voyez pas de piège
Venez au rendez-vous, quand tombera la brume
Vous avoir parmi nous, sera un privilège.

L'adresse était notée tout en bas de la page, c'était en plein Paris sur une grande avenue, à deux pas de chez moi.
Très intriguée, on le serait à moins, je lus et relus cette étrange missive. C'était une des soirées que je devais passer en compagnie de ma logeuse, aussi je lui fis lire la lettre et lui demandai son avis. C'était une vieille dame fantasque dont la vie semblait ne pas avoir été un long chemin tranquille. Elle trouva ce mystère vraiment très romanesque, et me conseilla, bien sûr, d'accepter l'aventure.

***

J'arrivai, à la nuit tombante, à l'adresse indiquée. Au numéro donné il y avait une grille en fer qui s'ouvrit devant moi comme par enchantement. J'entrai alors dans un sombre jardin, où se profilait dans le fond, derrière une rangée d'ifs, une grande maison, aux vieux volets fermés. J'étais sidérée de ce décor, absolument invisible depuis la rue, j'avais dû passer cent fois devant cette grille sans la remarquer ni soupçonner que cette demeure mystérieuse se cachait là.
Je marchai vers la maison, admirant les massifs de fleurs dont je devinais les couleurs délicates dans un rayon de lune. Arrivée devant la lourde porte, je m'apprêtais à frapper le heurtoir, quand elle s'ouvrit doucement. Je fus accueillie par une servante toute de noir vêtue, sauf un petit col blanc amidonné autour d'un cou fripé, tenu par un large ruban de velours noir. La maison sentait une odeur de bois ciré et de moisi, avec par instant, des effluves de jasmin.
La servante, sans prononcer le moindre mot, me mena au salon. C'était une grande pièce aux fenêtres fermées par de lourds rideaux de velours pourpres, le parquet de bois blond était recouvert de sombres tapis tissés de fils de soie. Aux murs, des tableaux, probablement les portraits des ancêtres, parce que tout dans la pièce à l'ambiance confinée, respirait un autre temps.
La maitresse de maison dans une robe de moire mauve m'appela par mon nom. Elle était à demi allongée sur une méridienne, et les quelques personnes qui étaient autour d'elle s'inclinèrent, silencieuses. Ils étaient tous sombrement vêtus. Le faible éclairage leur faisait un teint blanc, et je dois bien l'avouer, des visages effrayants. Je n'éprouvais pourtant, aucune trace de peur. Je n'aurais pas su dire pourquoi, mais ces étranges visages me semblaient bienveillants.
Elle me fit asseoir sur une chaise ancienne, devant une table en palissandre. Un homme sans âge, vêtu de velours bleu nuit, me tendit des feuilles et un stylo d'argent empli d'encre violette, me disant d'une voix douce,
— Écrivez, je vous prie, écrivez votre vie, décrivez-nous le monde, le jour, le soleil et le vent, décrivez-nous les gens, ceux que vous connaissez, parlez-nous de ces gens dont nous ignorons tant, vous êtes jeune et belle, parlez de vos amants, racontez vos amis, allez-vous dans les bars, revenez-vous la nuit ou bien préférez-vous les terrasses à midi...
— Je suis seule à écrire ? demandai-je étonnée.
— Oui vous êtes ce soir la jolie messagère qui saura nous distraire.
J'écrivis longuement, ma logeuse, mon travail, le chroniqueur en chef et les chiens écrasés, par association d'idée, en les regardant, je leur parlai des ruines du parc Monceau, de ses colonnes brisées. J'essayais d'être drôle, précise avec, peut-être parfois, un brin d'impertinence.
On jouait doucement une valse dans un coin du salon, quand je levai les yeux je vis le grand piano dont les touches égrenaient les notes, sans qu'aucun musicien ne soit assis devant. Ils virent mon regard surpris,
— La musique vous gêne ?
— Pas du tout, mais c'était que...
— Oui Liszt est fort taquin aujourd'hui, ne lui prêtez donc pas la moindre attention
Quand j'eus fini d'écrire, quatre grands feuillets de ma petite écriture, ils se mirent en rond, groupés autour de moi, ils étaient tous si pâles que pour les plus âgés on frôlait le diaphane. Je n'éprouvais toujours aucune crainte, et d'une voix claire et assurée je leur fis la lecture. Aucun bruit, le pianiste taquin suspendit la valse de Méphisto, et de toutes leurs oreilles, comme religieusement, ils aspirèrent mes mots.

***

Le lendemain matin je croisai ma logeuse fort curieuse. Malgré son empressement, je restai évasive sur cette soirée baroque, lui disant qu'il s'agissait simplement d'un atelier d'écriture auquel un ami farceur et créatif m'avait conviée. Elle fit une moue perplexe, mais n'insista pas.
De toute façon, j'étais pressée, c'était jour de bouclage de l'édition mensuelle. Je la prévins que je risquais de rentrer plus tard, mais bien sûr, au moindre souci elle savait où me joindre. J'étais assez contente d'échapper ainsi à son aimable inquisition.
Je fis un petit détour pour en avoir le cœur net. Je voulais revenir devant les grilles de cette mystérieuse maison. J'eus beau passer et repasser devant le fameux numéro, revenir sur mes pas, relire maintes fois l'adresse sur la missive. Pas trace de cette grille, encore moins du jardin, ni de la rangée d'ifs.
Je n'eus pas le temps d'y repenser car la journée fut dense. Il y avait comme à chaque lune, une recrudescence de ces assassinats qu'aiment tant les lecteurs, des cadavres exquis d'une blancheur déjà spectrale, un peu comme les comparses de cette étrange réception.
À la fin de la journée, mon « cher » chroniqueur me fit appeler dans son bureau, la nuit tombait déjà.
— Je dois partir en urgence, voici quelques notes sur les sorties littéraires de la semaine, et voici les livres. Avec ça, la quatrième de couv' et la page 99, débrouillez-vous pour me pondre un article dans les temps.
Au moment de sortir, les bras chargés et le cœur lourd, je vis dépasser de sa poche une enveloppe bistre, et reconnus les lettres anglaises élégamment tracées à l'encre violette.

***

Le lendemain matin, je dormais encore, la nuit avait été fort courte, quand le journal m'appela, alarmé : le chroniqueur était absent et ne répondait pas au téléphone. C'était étonnant car nous étions en pleine période des prix littéraires et la place allouée dans le quotidien avait été en conséquence, augmentée. Le rédacteur en chef était donc aux abois.
J'avais une chance à saisir en remplaçant au pied levé mon chef, sans parler de la journée facturée qui était toujours bienvenue.
On ne revit pas le journaliste de la semaine, et on commençait à s'inquiéter. Sa disparition fut signalée à la police, qui faute d'indices graves et concordants, classa provisoirement l'affaire.
J'étais de facto à la tête du service littéraire, mais j'assurais toujours mes brèves sur les faits divers, aussi je sursautai quand je reçus une dépêche m'annonçant qu'un jardinier avait découvert le cadavre d'un homme dans le cimetière du Père-Lachaise, devant un mausolée en ruine à l'inscription rendue illisible par le temps. Les premières constatations n'avaient rien révélé de particulier, ni strangulation, ni coup de feu, ni poison. L'homme ne portait pas sur lui de papiers d'identité. Il avait seulement dans une de ses poches, une enveloppe bistre écrite à l'encre violette.

***

J'avais mis ma logeuse au courant de la disparition du chroniqueur, et fort curieuse, elle ne manquait pas une occasion de me demander des nouvelles de l'affaire.
Je finis par tout lui raconter, la soirée dans l'étrange maison, la mystérieuse enveloppe, et je la vis sourire en coin quand j'en vins au cadavre gisant au pied du mausolée en ruine.
Il y eut un silence et elle me dit :
— Ce que je vais vous raconter ne doit être répété en aucune façon, puis je vous faire confiance ?
— Bien sûr, lui répondis je intriguée.
— De toute façon, nul ne vous croira jamais...
Elle s'était redressée sur son fauteuil, sa voix s'était affermie. J'avais en face de moi une personne bien différente de ma vieille logeuse.
Elle se racla la gorge, et commença son récit.
— Mes « arrière-arrière-arrière-grands-parents » étaient des amis de la Princesse. C'était une personne très mystérieuse, avec des pouvoirs particuliers qu'elle ne dévoilait qu'à un cercle restreint d'amis très chers. De nos jours on parlerait de satanisme, notre époque est si clivante dans ses opinions, mais il faut en convenir, dans ce monde, Satan se montre plus que son Homologue et la Princesse savait où le joindre. À sa mort, mes ancêtres et plusieurs de leurs amis la veillèrent secrètement toute une année, en se relayant auprès de sa tombe, celle, par parenthèse, où nous venons de trouver le corps de cet odieux personnage. Bref tous, pendant ces veilles, furent témoins de phénomènes étranges. À chaque lune, le mausolée s'effondrait, les ouvriers évoquèrent l'instabilité du terrain, mais pour son entourage, cela avait une autre signification : l'esprit de la Princesse se manifestait. Personne ne savait exactement ce qu'elle voulait leur dire, mais ils en étaient certains, c'était bien un message de l'au-delà. Alors, la Princesse revint dans leurs rêves, tous le même rêve, la même nuit. Elle les remercia de leur fidélité, et leur décrivit son errance dans le dédale de l'outre-tombe, les Autorités du lieu hésitant entre Purgatoire et Enfer, puisqu'elle n'avait pas été de son vivant une trop méchante personne. Elle leur raconta qu'elle avait fini par rencontrer le Diable qui l'avait accueillie avec joie, en s'excusant de l'avoir fait attendre. Pour se faire pardonner il avait signé avec elle une sorte de pacte qui éviterait à ses amis de « vivre » (si j'ose dire) les mêmes embarras qu'elle-même pour rejoindre, comme promis, les rives du Styx.
Ma logeuse fit une pause, je la regardais médusée, elle but une gorgée de thé et continua.
— Elle leur annonça qu'ils vivraient un sursis entre mort et vivant, afin de faire une dernière bonne action qui assurerait leur rédemption en leur ouvrant les portes de l'Enfer. Elle laissait à leur jugement l'estimation de ce qu'il leur semblerait bon de mettre en œuvre. Était-ce une malédiction ou un enchantement, nul ne saurait le dire, mais depuis, dans ma famille et celles de ceux qui veillèrent la tombe, nous ne mourrons pas comme le commun des mortels. À un certain moment et pour diverses raisons, nous disparaissons aux yeux de nos contemporains qui croient avoir enterré nos dépouilles, mais en fait, par je ne sais quel stratagème diabolique, nous nous retrouvons dans cette fameuse maison où vous êtes allées l'autre soir. Adèle, la servante, était celle de ma famille autrefois, elle est là depuis sa mort terrestre il y a près de deux siècles, c'est la seule qui ne franchit pas l'autre monde, n'oublions pas que c'est une domestique. Je suis le lien entre le monde des bien vivants et celui des demi-morts, et je les renseigne sur ce qu'il pourrait faire, mais bien entendu la décision et le déroulement de leur bonne action leur appartient. Vous m'avez tant parlée de ce journaliste qui vous gâchait la vie, et vous m'êtes tellement sympathique que je n'ai pas pu m'empêcher de le leur en faire part. Ils avaient hâte de faire votre connaissance et de s'assurer de la véracité de ce que je leur avais dit. Alors ils vous ont fait raconter votre monde, et dans ce monde vous leur avez parlé, de façon ironique et fort irrévérencieuse, mais oui ma chère j'ai lu vos écrits, de votre « cher » patron. Bref mes amis et parents, la dame sur le sofa fut ma mère, vous ont trouvée charmante. Ils ont convié votre patron, qui intrigué comme vous l'avez été, est allé au rendez-vous, mais le pauvre n'a pas eu droit à une charmante soirée au son du clavecin de ce farceur de Liszt et sa valse du diable, non, je ne vous dirai pas comment se sont comportés ses hôtes, mais votre chroniqueur est mort de peur, au milieu du salon. C'est toujours un peu compliqué de se débarrasser des cadavres, les habitants de la maison ne peuvent pas sortir bien entendu puisque je vous rappelle qu'ils sont censés être morts et qu'il n'y a pas vraiment de maison non plus. Quand j'étais jeune je m'en chargeais, depuis c'est un peu plus compliqué, mais peu importe, vous voici débarrassée de ce gêneur et je sens que c'est bien parti pour que vous ayez le poste. Grâce à vous mon grand-père a pu rejoindre ma grand-mère dans la mort définitive, vous avez contribué à rompre son enchantement et à le faire entrer dans les feux de Satan.

***

Quelques semaines plus tard, je fus nommée responsable du service littéraire, j'abandonnais à une autre les faits divers dans lesquels je voyais maintenant, quand des corps trainaient dans les cimetières, la main de mes drôles d'amis.
Mes revenus s'en trouvèrent bien améliorés et pour un logement plus grand, je donnai mon congé à ma chère logeuse, qui à la fois, fut triste de mon départ et contente de ma bonne fortune.
En venant chercher mes dernières affaires, et souhaitant la saluer, je m'apprêtais à toquer à sa porte quand j'entendis qu'elle n'était pas seule, elle disait à la nouvelle occupante de la chambre :
— Ma chère petite, dites-moi si quelque chose ou quelqu'un vous tracasse, je ferai tout mon possible pour vous venir en aide.
Je sortis sur la pointe des pieds et refermai doucement la porte derrière moi.
36

Un petit mot pour l'auteur ? 42 commentaires

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de M. Iraje
M. Iraje · il y a
Un "fantastique" subtilement dosé.
Image de Felix Culpa
Felix Culpa · il y a
Une belle histoire dans laquelle on se laisse embarquer ! Vous êtes une belle découverte littéraire !
Image de Khaoula El Meslouhi
Image de Marie Beautemps
Image de Claude LEVY FREBAULT
Claude LEVY FREBAULT · il y a
Ce texte est fort.! On avale cette manière d'écrire, et on la retient. Le sujet un peu morbide, est supporté allègrement grâce à votre style précis et maitrisé. Un vrai plaisir.
Image de Marie Beautemps
Marie Beautemps · il y a
Merci Claude, votre commentaire me va droit au cœur
Image de loup blanc
loup blanc · il y a
j'ai bien aimé ce texte ,trés original !!
j'ai connu des chefs de service ,àla fois dans des rédactions de journaux associatifs et des " responsables gradés " de l'Administration Centrale pas commode ,à la fois dans la vie de bureau et en privé !!
heuressement ils sont partis en retraite bien avant moi !!! une sorte de délivrance ,carc'est mon tour d'être en retraite depuis 4 ou 5ans aujourd'"hui!! je compatis avec votre héroîne !!! merci à vous !!

Image de Marie Beautemps
Marie Beautemps · il y a
Merci pour elle effectivement nous avons tous connu au moins un chef tyrannique, mais je reconnais que l'on histoire est un peu extrême. Merci de votre soutien
Image de loup blanc
loup blanc · il y a
eh oui , ilya des chefs qui se croient au dessus des lois !!
Mais ,un jour , ils auront à répondre de leurs actes un peu "inadaptés " -un humoriste d'autrefois , disait que ""le pouvoir rend fou" quelquefois !!
c'est pas faux , en fait !!
heuresusement pour certains d'entre nous , l'éloignement dû à la retraite professionnelle de ces "pauvres bougres " nous fait mieux apprécier l(insrtant présent !! ils ne sont plus là pour nous " gourmander " comme disait Molière ,il y a 370 ans !!

Image de Nadege Del
Nadege Del · il y a
Original et divertissant. L'enfer serait peuplé de bonnes âmes ? 😁
Image de Marie Beautemps
Marie Beautemps · il y a
Il est bien pavé de bonnes intentions 😏, merci Nadège d'être venue me lire.
Image de Joan E.
Joan E. · il y a
Votre nouvelle atteint un rare raffinement en matière de fantômes. J'ai été subjuguée par cette histoire.
Image de Marie Beautemps
Marie Beautemps · il y a
Merci Joan, je suis contente que vous ayez aimé mes fantômes
Image de Dominique Claire Fabre
Dominique Claire Fabre · il y a
Très subtil, j'ai particulièrement apprécié que la porte de sortie offerte en cadeau de la dernière bonne action soit un billet open pour l'enfer...
Image de Marie Beautemps
Marie Beautemps · il y a
Merci Dominique, c'est exactement ça !
Image de Fred Panassac
Fred Panassac · il y a
Un récit surnaturel et macabre qui donne des frissons et réussit à relier parfaitement les deux aspects du travail de la narratrice en évoquant cette étrange mission des conspirateurs ! J’💖
Image de Marie Beautemps
Marie Beautemps · il y a
Merci Fred, votre commentaire me fait très plaisir

Vous aimerez aussi !

Nouvelles

Le diner

Marie Beautemps

Appuyée sur le canapé blanc, face au tableau de la Vierge à l'Enfant, qui ne lui sont pour l'heure, d'aucune aide, Adèle fixe les plinthes le long du mur, et plus exactement ce petit éclat de ... [+]