Les trois soeurs

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J'ai toujours aimé lire. Il y a peu de temps, j'ai commencé à écrire et c'est devenu une nécessité pour moi. J'aime ce temps passé devant mon clavier, je ne vois pas filer les heures. Crée ... [+]



Année 1912 dans un village du Bugey
Céleste , allongée dans le lit, les yeux grands-ouverts, fixés au plafond, cherche en vain le sommeil. A ses côtés, Auguste ronfle ! Céleste est habituée depuis le temps mais ce soir, dormir elle n'y arrive pas! Ses pensées tournent autour de ses trois filles. Auguste aurait bien voulu une naissance de plus dans l'espoir d'avoir enfin le garçon tant désiré mais rien à faire , comme si la machine s'était cassée ! Certaines voisines demandaient avec un sourire malicieux quand arriverait la quatrième. Céleste souriait et répondait : « Quand ce sera le moment » et Auguste leur lançait un regard noir . Même Monsieur le curé lui avait demandé, un jour qu'elle allait à confesse, si elle ne cherchait pas, par quelques moyens condamnés par l'Église, à « empêcher la naissance d'un nouveau petit ange» ! Elle était rentrée chez elle humiliée et en colère. Comme si cela ne lui suffisait pas de ne pouvoir répondre au désir de son mari d'avoir un fils, il fallait encore que le curé s'en mêle !
Les trois filles dorment dans le grenier aménagé par Auguste en une petite chambre proprette. Edmée et Léontine, partagent un grand lit tandis qu'Augustine dort sur un châlit en bois recouvert d'un matelas de laine.
L'aînée est, à dix neuf ans, une fille solide avec un visage anguleux et une poitrine plantureuse qui affole les garnements du village. Mais aucun ne s' aviserait de le lui dire en face! Edmée sait se se faire respecter et avec son caractère bien trempé, elle en intimide plus d'un! Forte comme homme, elle aide son père aux travaux des champs. On peut l'entendre tôt le matin hurler sur le cheval quand il renâcle à avancer. Et quand le grand taureau noir, écumant de rage, gratte le sol de son sabot, elle n'hésite pas à lui donner des coups de bâton sur le mufle. Sans état d'âme, elle tue les poules et les lapins et crie après ses sœurs quand elles tardent à faire ce qu'elle demande.
Plus d'une fois Auguste a murmuré : « Si seulement c'était un garçon... ».
Et maintenant, il faudrait bien commencer à lui chercher un mari mais avec son sale caractère ce n'est pas gagné d'avance !
La seconde, Léontine est, à dix sept ans, tout l'inverse de son aînée . Grande, maigre, plate comme une limande, elle a le teint pâle de ceux qui ne voient jamais le soleil. Indolente, elle exaspère Edmée qui la bouscule et la secoue en permanence. Mais elle s'entend très bien avec Augustine avec qui elle rit beaucoup. Céleste a compris rapidement que sa fille n'irait jamais travailler dans les champs. Aussi, lorsque Léontine a réussi son certificat d'études, elle l'a placée en apprentissage chez une couturière. La jeune fille s'est alors passionnée pour ce travail dans lequel elle réussit très bien. Céleste pense que si on ne parvient pas à la marier, elle s'en sortira toujours grâce à son métier.son travail
Reste la petite Augustine, âgée de quinze ans. Rieuse, toujours de bonne humeur et jolie comme un cœur avec ses beaux yeux bleus et ses longs cheveux bouclés, c'est la préférée de son père qui dit volontiers qu'elle met du soleil dans la maison ! 
« Celle-ci, on n'aura pas de mal à lui trouver un mari!»
Sur cette pensée Célestine s'endort enfin !

Année 1914
Les trois sœurs attendent chacune leur prince charmant. Edmée l'imagine beau et bien bâti propriétaire d'une riche ferme avec plusieurs chevaux, un grand nombre de vaches et des terres à perte de vue.
Léontine, plus intéressée par les tissus, les robes et les dentelles, ne pense pas trop au mariage mais si elle doit trouver un époux, il habitera à la ville, là où il y a des dames assez riches pour commander des corsages de soie, des jupes plissées ou à volants et des manteaux au col de fourrures. Et elle sera leur couturière attitrée !
Quant à Augustine, du haut de ses dix sept, elle a déjà un amoureux. Il s'appelle Alfred et présente toutes les qualités souhaitées : il est honnête et droit, sa famille est assez aisée et de bonne moralité et de plus c'est un beau garçon avec de bonnes manières. Il lui suffit d'attendre un an ou deux et ils pourront se marier.
Le deux août 1914, la France est en guerre contre l'Allemagne.
A la ferme, Auguste , le visage sombre, mange sa soupe sans prononcer un mot, tandis que Céleste sert toute la tablée en silence. Augustine que cette ambiance lourde inquiète, ose timidement prendre la parole :
– Ce sera peut-être une toute petite guerre qui se terminera très vite !
Edmée la rabroue sèchement :
– Tais-toi donc, espèce d'idiote, tu n'y connais rien! Laisse parler les adultes !
Augustine , toute rouge, baisse la tête et continue à manger sa soupe.
Quelques jours plus tard, tous les hommes du village, de dix huit à quarante cinq ans sont réunis sur le quai de la gare. Certains rient et font les bravaches, d'autres s' inquiètent pour les moissons qui ne se feront pas. Ils promettent qu'ils seront de retour pour les vendanges. Puis ils montent dans le train et se mettent aux fenêtres pour un dernier adieu de la main tandis que sur le quai, les femmes en larmes agitent leur mouchoir.
Dans le village silencieux, il ne reste plus que les femmes, les enfants et les vieillards. Le travail est rude et la vie difficile. Les premières lettres annonçant la mort d'un soldat arrivent dans les familles. Chaque village, chaque ferme a son lot de victimes sans compter ceux qui rentrent au pays amputés d'un bras, d'une jambe ou le visage massacré par les éclats d'un obus.
A la ferme, Augustine est triste et s'inquiète pour Alfred. Il lui écrit régulièrement et lui raconte la vie dans les tranchées : le froid, la neige en hiver, la boue. Mais ce qui le gêne le plus ce sont les rats qui lui mangent ses provisions et les puces qui infestent son matelas et le piquent partout. Il aimerait tellement rentrer au village mais les soldats n'ont pas la permission de quitter le front.
La petite pleure dans sa chambre tandis qu' Edmée perd l'espoir de se marier un jour. Elle aura vingt quatre ans et dans le village, les commères la traitent déjà de catherinette ou de vieille fille. Quant à Léontine, elle est triste pour ses sœurs mais assez indifférente à l'idée de ne pas se marier.

Année 1917
Les jours s'égrènent lentement, tous pareils, mornes et sans fin. Cependant, alors que l'année est bien entamée, certains soldats reviennent au village pour passer quelques jours dans leur famille. Ils parlent peu, sont épuisés mais heureux de se retrouver chez eux. Un matin, Alfred vient taper à la porte de la ferme. Auguste, Céleste et les trois filles se précipitent pour l'accueillir. Augustine, d'habitude plutôt souriante et exubérante, reste silencieuse et à l'écart mais le rose vif de ses joues et l'éclat de son regard en disent long sur son émoi.
Edmée a pris la direction des opérations et dépose sur la table cinq tasses de café et des assiettes, une tarte aux pommes et deux petits verres d'alcool de prunes pour les hommes. Quand Léontine lui fait remarquer qu'il manque une tasse, elle lui répond abruptement qu'Augustine n'en prend pas, elle est trop jeune !
Pendant toute la semaine, Alfred se présente ponctuellement à la porte de la ferme. Il apporte parfois des noix ou des rubans qu'il a achetés à la mercerie du village ou encore un petit panier de fromages ou de fruits de saison. Céleste et Auguste l'autorisent à emmener Augustine en promenade à condition qu'une de ses sœurs les accompagne. Léontine se désiste régulièrement au prétexte qu'elle a du travail de couture en retard mais Edmée ne se fait pas prier pour grimper avec eux dans la jardinière tirée par un petit cheval que conduit Alfred. Elle s'installe d'office à l'avant, à côté d'Alfred tandis qu'Augustine doit monter seule à l'arrière.
Les huit jours de permission passent rapidement et un matin à six heure, Alfred se trouve sur le quai de la gare avec quatre copains permissionnaires comme lui, à attendre le train qui les ramènera au front.
Pendant tout le voyage Alfred reste pensif et silencieux mais un léger sourire illumine son visage. La veille, Augustine et lui ont réussi à échapper à la stricte surveillance d'Edmée et se sont avoué leur amour réciproque. Ils ont échangé la promesse de s'attendre jusqu'à la fin de cette maudite guerre. Elle finira bien un jour et ils se marieront !

Voilà une semaine qu'Alfred est parti, et ce matin Edmée ne décolère pas d' avoir trouvé dans la chambre qu'elle partage avec ses sœurs, une lettre écrite par Augustine pour son amoureux. Folle de rage elle apostrophe sa sœur en brandissant la lettre :
– Comment oses-tu écrire à un homme en cachette et sans l'autorisation des parents ?
Augustine se rebiffe et rouge d'indignation lui lance :
– Tu es jalouse comme toujours ! Tu n'as jamais accepté que papa me préfère à toi et je peux te dire qu'Alfred et moi nous nous aimons et nous nous marierons quand la guerre sera terminée, que cela te plaise ou non!
– Ah bon, tu crois ça ? Je suis l'aînée et c'est moi qui doit me marier la première et j'ai choisi Alfred ! C'est moi qu'il épousera. Regarde ce que j'en fais de ta lettre !
Elle commence à la déchirer méthodiquement. Augustine se précipite sur sa sœur pour lui arracher l'enveloppe mais celle-ci la repousse violemment. La petite pousse un cri et bascule dans l'escalier qui se trouve derrière elle. Elle tombe, sa tête tape sur les marches et contre les murs, son corps se désarticule puis s'arrête enfin sur le sol en terre battue de la cuisine. Interdite, Edmée ne bouge pas mais cache en vitesse la lettre dans une de ses poches. Léontine arrive en courant, affolée et s'agenouille à côté de sa petite sœur.
– Mais enfin Edmée, que s'est-il passé ? Je vous ai entendues vous disputer ! Tu l'as poussée n'est-ce pas ? Regarde, elle ne bouge plus, elle est toute pâle. Va chercher le médecin et avertis les parents.
Lorsque le vieux médecin du village arrive, Augustine est toujours évanouie. Il l'examine attentivement et déclare qu'il faut l'emmener à l'hôpital de la ville voisine.
Le lendemain, Auguste et Céleste sont assis au chevet de leur fille. Un homme habillé d'une longue blouse blanche leur annonce que la petite présente plusieurs fractures mais le plus inquiétant, c'est qu'elle n'est pas sortie du coma .
Rongés d'angoisse, tous deux rentrent à la ferme. Sans nouvelles de la petite, ils ne peuvent qu' attendre et espérer!
Après six semaines de coma, Augustine sort de sa longue nuit . Elle n'a aucuns souvenirs et ne reconnaît personne. Les multiples fractures l'empêchent encore de se lever et de marcher mais les médecins sont confiants, elle devrait rapidement retrouver une partie de ses capacités.
Trois mois plus tard, Augustine quitte l'hôpital pour rentrer chez elle. Lorsque la jardinière entre dans la cour de la ferme, Céleste et Auguste, qui n'ont pas vu leur fille depuis plusieurs mois, se précipitent pour l'aider à descendre.
Ils se figent aussitôt ! Augustine sourit mais son visage est creusé, tordu par un rictus involontaire. Ses beaux cheveux bruns, épais et brillants sont devenus ternes, fins et peu fournis Elle avance en s'appuyant sur deux cannes et marche lentement en boitant. Elle parle difficilement et souvent oublie ce qu'elle veut dire ou les mots pour le dire !
Auguste est dévasté et ne supporte pas de voir sa fille chérie amoindrie comme cela.
Il déserte de plus en plus souvent la ferme pour se rendre au café et en revenir ivre mort le soir. On le retrouvera quelques mois plus tard pendu dans la grange.
Edmée prend le relais et travaille comme un homme à la ferme.
Léontine apporte un peu d'argent avec ses travaux de couture et Céleste aidée tant bien que mal par Augustine, s'occupe de la maison et des animaux de la ferme. Ses deux filles aînées ne se parlent plus depuis l'accident. Une violente altercation les a opposées, Léontine reprochant à sa sœur d'être responsable de l'accident. Edmée, secrètement très soulagée que sa petite sœur aie tout oublié de l'accident, a nié avec énergie. Alors qui croire ? Céleste refuse de prendre parti, il ne faut pas ajouter du malheur au malheur !
Six mois plus tard, les cloches du village sonnent, Edmée se marie. Elle épouse Alfred rentré sain et sauf de la guerre. Léontine a refusé de lui coudre sa robe de mariée et Augustine pleure pendant toute la cérémonie. Elle ne sait pas pourquoi car elle n'a toujours pas retrouvé ses souvenirs mais elle est accablée de chagrin et un poids énorme pèse sur sa poitrine.
Les jeunes époux quittent le village pour s'installer dans la grande ville voisine. Ensemble ils ouvrent une boucherie et vivent très confortablement. Edmée est satisfaite. Elle travaille du matin au soir et trompe allègrement Alfred à qui elle reproche de manquer d'énergie et d'être peu porté sur ce qu'elle appelle « la chose » . Quant à Alfred, il n'aura pas trop de toute sa vie pour regretter ce mariage.
Léontine ne s'est pas mariée. Après avoir vendu la ferme sous l'injonction d'Edmée qui avait besoin d'argent, elle vit avec sa mère et sa petite sœur au village dans une maisonnette avec un jardin et, grâce à son travail de couturière, elle assure à toutes les trois une vie décente. Céleste s'occupe du potager. Augustine, de santé délicate, est restée très handicapée. Elle parle difficilement et marche en boitant. Elle élève des poules et des lapins et vend des œufs sur le marché. La maison résonne de ses rires car elle est toujours aussi joyeuse et de bonne humeur.

Un demi-siècle plus tard .
Céleste a quitté cette terre depuis longtemps, laissant ses deux filles cohabiter paisiblement. Ce matin de Décembre, Augustine est allée nourrir les poules et les lapins. Quand elle rentre, elle est frigorifiée mais elle rit aux éclats d'avoir observé une scène très drôle entre une poule et le chien. Elle veut la raconter à sa sœur et se laisse tomber sur le fauteuil pour pouvoir rire à son aise. Soudain sa tête tombe sur sa poitrine et tout son corps se relâche. Un lourd silence s'installe dans la pièce puis Léontine se précipite pour appeler le médecin qui ne pourra que constater la mort de sa petite sœur d'une crise cardiaque. Terrassée de chagrin, Léontine mettra de longs mois à se remettre de ce décès mais elle se console en pensant que la petite n'a pas souffert et qu'elle est partie dans un joyeux éclat de rire. Elle se dit que jamais elle ne connaîtra l'histoire de la poule et du chien !

Edmée et Alfred ont vendu la boucherie et acheté une propriété dans la banlieue de Lyon. Alfred passe de longs moments au bord du Rhône à pêcher des brochets et des ablettes. Cela lui permet d'échapper pour un temps à la vindicte de son épouse.
Après l'avoir pendant des années, tarabusté, houspillé, harcelé par des reproches incessants, elle va l'enterrer et le pleurer beaucoup, déclarant au milieu de torrents de larmes qu'il était le meilleur des hommes !
Depuis, son veuvage, elle vit confortablement dans sa maison, dépensant allègrement l'argent qu'Alfred a mis patiemment de côté.
Ces derniers temps, elle s'est trouvée un peu patraque. En se levant elle a fait un petit malaise et le bon vieux docteur qui la suit depuis des années a demandé son hospitalisation. L'interne de service lui a dit que ce n'était pas très grave et qu'elle pourrait sortir rapidement. Elle le trouve si gentil ce médecin, il est jeune et très beau garçon. Ah si elle avait quelques années de moins !.....
Huit jours plus tard, après plusieurs examens et analyses, Edmée est autorisée à quitter l'hôpital. Heureuse de retrouver sa maison, elle sort de sa chambre et chemine dans le couloir à côté de son chauffeur de taxi qui lui porte sa valise. C'est alors qu'elle aperçoit son beau médecin et se précipite à sa rencontre pour le saluer avant son départ.
– Docteur, j'aimerais vous embrasser avant de partir, vous m'avez si bien soignée !
Le médecin sourit et prend dans ses bras sa patiente de quatre vingt six ans qui semble se porter comme un charme. Edmée se lève sur la pointe des pieds et l'embrasse sur les deux joues puis elle s'écroule dans ses bras.  Son cœur s'est arrêté de battre et la mort est venue la cueillir!
Léontine reste seule et ne peut s'empêcher de penser que sa sœur qui aimait tant les hommes, a eu la plus belle mort qu'elle pouvait espérer, dans les bras du beau docteur !
Elle a vécu encore quelques années puis est morte à son tour dans son lit, paisiblement et discrètement, comme elle avait toujours vécu.

Ce texte s'inspire de faits réels librement adaptés par l'auteur
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Daniel Nallade · il y a
L'histoire est tragique, l'écrit est dynamique et refléte bien une période cruelle de notre histoire. J'ai connu un peu cette ambiance familiale par le biais de ma grand-mère qui travaillait dans une ferme près de Chartres.
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Line Chatau · il y a
Merci Daniel, cette histoire est vraiment tirée de faits réels légèrement transformés. Parfois j'ai l'impression que la vraie vie est plus étonnante que la fiction!
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Camille Berry · il y a
Une douloureuse histoire familiale dans une tragique période historique. On est happé par le récit qui porte le témoignage d'un monde qui n'est plus...
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Line Chatau · il y a
Merci Camille!
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Eva Dayer · il y a
Des vies bouleversées par le destin . Une jolie mais douloureuse saga familiale .
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Line Chatau · il y a
Merci Eva! :-))
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Mireille d agostino · il y a
Des destins qui se croisent. Toute une génération. Belle restitution d'une certaine époque.
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Line Chatau · il y a
Merci Atouva d'être venue lire cette histoire qui n'a pas été retenue. Il s'agit d'une histoire bien réelle que j'ai légèrement remaniée. Ces trois personnes font effectivement partie d'un monde disparu!
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Mireille d agostino · il y a
On ne peut pas plaire à tout le monde... Quoiqu'il en soit, votre histoire a une réelle valeur.
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Sylvanas Windrunner · il y a
Pauvre Augustine, la vie est bien cruelle.
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Line Chatau · il y a
Merci d'être venue Sylvana, la vie a été en effet bien cruelle pour cette pauvre Augustine victime de la méchanceté de sa soeur!