La Part de l'eau

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Ce récit truculent nous propose une virée dans l’après-guerre. Une virée qui touche par son authenticité, sa tendresse, et qui nous plonge au

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J'me présente: je m'appelle Jean-Pierre. J'écris depuis peu, un peu n'importe quoi, un peu n'importe comment. Excusez du peu!

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— De Dieu ! J'en avais pas pris un comme ça depuis longtemps ! Vingt minutes qu'il m'a fallu pour le sortir de l'eau, ce bestiau-là, il doit bien faire dans les seize livres ! J'irai le peser demain chez l'épicier.
On le regardait tous les quatre, Jean-Louis, François, Gérard, et moi, en train de se débattre, à genoux dans l'herbe, pour décrocher son brochet sans se blesser. Parce que ce ne sont pas les dents qui lui manquent, à cette torpille d'eau douce.
On a failli lui dire qu'il avait eu de la chance d'attraper ça avec une ligne de fond pour les anguilles.
Mais comme on l'aimait bien, Lucien le cantonnier, on n'a rien dit. Son brochet, il allait lui faire la semaine avec son fils, celui que tout le monde appelait le Zinzin, un vieux garçon un peu simplet dont les hommes disaient qu'il en avait « un coup de chargé » et les bigotes que son père n'était pas près de le caser. Je crois bien, en fait, que le Zinzin leur servait un peu d'idiot utile, au village. Il leur en faut toujours un dans les campagnes, ça les rassure !
Quant au Lucien, il avait bien son petit défaut comme tout le monde ici, et c'était d'ailleurs le même. Il buvait !
Il buvait, certes, mais il n'avait pas le vin méchant, il tenait la chopine comme il tenait la route, et certains soirs il la tenait toute.
Jamais il ne serait parti au travail sans son précieux litron, qu'il planquait dans la poche arrière de sa veste de chasse en toile cirée. Le maire laissait faire parce que les bons cantonniers, ça ne court pas les fossés par ici. Surtout qu'il était aussi garde champêtre et c'est donc lui qui faisait les annonces municipales avec roulements de tambour à l'ancienne :
— Avis à la population, conseil municipal à la mairie ce soir à huit heures, tout le monde peut venir !
Encore un roulement pour finir et il remettait ses baguettes dans le baudrier avant de se diriger vers le café de la place pour y siroter « un petit rouge dans un grand verre ! », son unique salaire pour ce bon et loyal service.

Dans l'après-guerre, tout était tellement rare et cher que le moindre gardon se faisait passer pour un saumon d'Écosse. Alors un brochet, vous pensez ! Et de cette taille ! C'est peut-être bien à cause des horreurs de la guerre qu'il était si affamé son brochet, qui sait ? Les guerres, ça fait chier tout le monde, même ceux qui ne la font pas, et même les poissons aux dents longues. Eux aussi.
Nous, les p'tits cons, on préférait pêcher à la grenade. Je sais bien que c'était dangereux pour des gamins de dix, douze ans, mais comme on dit dans les livres qu'on n'a pas lus, « la valeur n'attend pas le nombre des années ». Et puis, si on était petit, on n'était pas aussi con qu'ils le disaient. Enfin, on le croyait !
Des grenades, on en avait encore une caisse d'avance, avec une machine à écrire en état de marche, deux caisses de détonateurs en pleine forme ainsi que trois carabines américaines, un pistolet d'infanterie et deux mitraillettes à chargeur camembert ; le tout bien emballé avec du papier huilé dans des caisses métalliques vert bouteille. On les avait sorties du fond de la rivière l'été d'avant, quand l'eau était basse et que le soleil nous les faisait miroiter. Mais même à quatre on avait eu du mal à sortir tout cette quincaillerie de la flotte, sans compter qu'après il avait fallu trouver une planque pour le butin. Par chance, mon père avait une cave où il ne mettait plus les pieds, depuis que des voleurs malhonnêtes lui avaient piqué son tonneau de cidre et un petit fut de goutte (c'est comme ça qu'on appelait le calva par ici). Les tonneaux étaient partis, mais l'odeur était toujours là, entêtante à souhait, et même saoulante pour dire la vérité ; ça nous faisait tourner la tête plus vite que les cigarettes de l'armée qu'on avait récupérées, un peu moisies, et qu'on avait revendues au facteur. Après en avoir goûté quelques-unes et beaucoup toussé aussi !
On a donc creusé un trou avec les outils qui se trouvaient là et on l'a recouvert avec de la paille usagée. Si bien que lorsqu'on avait envie de taquiner le goujon, on venait choisir nos ustensiles de pêche en douce.

Le bourg dans lequel s'est déroulé ce récit ne comptait que mille habitants, mais c'était suffisant pour remplir l'église et les trois cafés. Les commerces marchaient bien en ce temps-là. L'église était parfaitement située milieu du village (elle y est toujours) avec son clocher conçu pour surveiller ce qui se passait sous les toits, et aussi sous les jupons qui s'envolaient sous les toits.
Moi, il y a longtemps qu'il m'a perdu de vue le Notre Père et ça m'étonnerait qu'il lance un avis de recherche à mon sujet dans l'intérêt de la Sainte Famille. Il faut dire que j'en ai eu ma dose des « jeudi, c'est catéchisme ». En a-t-on assez perdu des parties de pêche à l'explosif pour aller écouter le curé nous faire son numéro ? Un jour qu'il nous racontait qu'un dénommé Jésus avait nourri 5 000 pèlerins avec deux poissons, Gégé lui envoya :
— Avec dix grenades, il aurait pu nourrir tout le pays ! Pour toute réponse, il eut droit à un signe de croix consterné accompagné d'un « pardonnez-lui, Seigneur ! » qui présageait mal de son avenir au plus haut des cieux. Pauvre Gégé ! Déjà que ce n'était pas facile pour lui par terre.
Parce que, si ça se trouve, sans son « caté », au curé, le brochet géant de Lulu, il aurait été pour nos musettes ! Et le cuistot du restaurant de l'hôtel nous en aurait donné un bon prix, sans nous dénoncer évidemment. On ne pouvait quand même pas rapporter autant de poissons à la maison sans éveiller les soupçons de nos papas pêcheurs. Il serait sûrement tombé des giboulées de baffes, grand modèle dans certaines chambres d'enfants braconniers après la soupe !
Peu doués pour les études, on n'en apprenait pas moins à compter avec les sous de la cagnotte qui gonflait après chaque braconnage. Mais on était toujours aussi mauvais dans cet exercice que sur nos ardoises à l'école. Aucun de nous quatre ne trouvait jamais le même compte ; la seule chose qu'on savait c'est que ça commençait à faire beaucoup d'argent mal gagné. Et on craignait que ça ne finisse par se savoir dans nos familles, un peu sourcilleuses quand il s'agissait de leur réputation.
Mon père, il avait des bras comme des pains de quatre livres et quand il m'en collait une, le sentiment de baffe était bien réel, contrairement aux claques de ma mère. Les mères ont la gifle plus douce, presque déjà regrettée avant d'être partie, et puis elles sont toujours accompagnées d'un petit mot d'excuse : « Tu l'as bien méritée », ou bien « Ça t'apprendra ! », ou encore « Tu l'as bien cherchée celle-là ». Si bien que la punition s'en trouvait presque partagée, et partager quelque chose avec sa maman, ça vaut bien une tapette n'est-ce pas ?
Les torgnoles des papas, elles, sont bien méritées aussi... mais ils pourraient y aller mollo, de temps en temps, merde ! Enfin, bon, il faut bien des papas quand même, non ?
Quand j'étais trop loin pour la beigne, il me donnait un coup de casquette, et ses casquettes à mon père ce n'étaient pas des casquettes de feignant. Il s'en détachait toujours des brins de paille ou bien de la limaille de fer ou de la poussière de charbon au moment de l'impact. Je ne lui en ai jamais voulu, j'ai toujours su au fond que je méritais ces petits recadrages. C'était pour mon bien, forcément !
Mais tout a une fin. Un jour je suis devenu plus grand que lui et il n'arriva plus à tenir la distance, ses gros bras étaient devenus trop courts et je courais de plus en plus vite.
Dans les repas de famille, après la tarte aux pommes, mon père qui aimait les pommes et les chansons de Jean Lumière ne manquait jamais de lui rendre hommage en chantant « Ma petite église » alors qu'il n'y foutait jamais les pieds. Ça donnait ça :
« Je sais une église au fond d'un hameau
Dont le fin clocher se mire dans l'eau... »
Après, j'ai oublié.
Je suis persuadé qu'avec cette apaisante mélodie, un rappeur de niveau moyen pourrait faire un tube sans risquer de niquer sa mère, la France ou la police. Ça doit être fatigant de niquer comme ça sans distinction, et puis moi je dis que ça fait mal élevé ! Mauvais genre, même !
À propos de Gérard, on disait en ville que sa mère avait été tondue à la libération, nous on ne savait pas encore ce que ça voulait dire la libération, mais il parait que c'est pour ça que les autres appelaient notre copain « fils de Boche » à l'école. Méchanceté de gamins bien peignés, bien nourris, bien habillés. Bien cons aussi, pardonnez-moi.
François, lui était pupille de la nation, c'était sa Légion d'honneur. Quand un grand lui cherchait des poux dans la tête (et il en avait souvent) il gueulait : « Touche-moi pas ! J'suis pupille, si tu m'touches j'vais l'dire aux gendarmes. » Ce qui fonctionnait tant que les grands avaient peur des gendarmes, ce qui arrivait une fois sur deux à peu près.
Quant à Jean-Louis, il était le fils du maréchal-ferrant. Son père, qui avait lui aussi des bras de gorille avec les poils grillés par le fer porté au rouge, nous installait sur le dos des percherons qu'il opérait pour qu'on respire bien l'odeur de fumée et de corne brûlée qui sortait de la forge. Il disait que c'était bon pour les bronches, ce qui devait être vrai puisqu'il n'avait jamais été malade.

Presque tous nos grands-pères avaient été tués en 14-18. À nous quatre, on en avait perdu cinq sur huit, dont les deux miens, Almire et Eugène, morts pour la France, noble métier !
Ma mère, conçue pendant la dernière permission d'Almire, n'avait jamais connu son père ! Elle est née six mois après son sacrifice pour la patrie des patriotes, et aussi pour la patrie des planqués de l'arrière.
Ah ! ils avaient le tour de main pour faire du hachis de paysans à la sulfateuse, les grands chefs étoilés de l'époque. Ils s'en étaient même fait une spécialité maison si on en croit les monuments aux morts. Il faut dire que c'était le coup de feu à toute heure dans la guinguette « Aux Poilus de 14 », y avait même pas besoin de réserver tellement c'était rare que les clients de la veille reviennent à la gamelle le lendemain. La clientèle se renouvelait tous les jours. Le service en salle était cadré, galonné, répété, sans fausse note de clairon :
— Chaud devant je tache, chaud devant je saigne, chaud devant je glisse !
— Et au suivant mon adjudant ! Quand c'est prêt, ça n'attend pas !
La charge héroïque c'est comme la béarnaise, faut pas que ça refroidisse !

Saloperie de guerres ! Mois même quand je suis né, mon père était prisonnier, avec tout son régiment de ploucs, comme vous et moi, dans un stalag en Allemagne. Tout le monde le savait en ville que je n'étais pas son fils, sauf moi.
Bâtard, c'est comme cocu, tu es toujours le dernier à le savoir.
Et moi, je n'ai jamais cherché à savoir. Mon père, c'était celui qui m'avait nourri, éduqué, élevé comme il l'avait été, en homme de bien. Même entre deux paires de calottes.
On s'aimait bien, mais on n'aurait jamais été jusqu'à se le dire, et c'était bien comme çà. Sauf qu'un jour, j'ai su.
Le salaud, le fumier, l'ignoble ordure qui avait engrossé ma mère était un collabo qui abusait des femmes de prisonniers qui n'avaient d'autre choix que de travailler chez lui pour survivre. Et qui l'avait chassée quand elle lui avait avoué son état en lui disant :
— Je ne vous ai jamais demandé de me faire un enfant !
Je n'étais donc pas le fils d'un Boche, c'était pire ! Enfin, je crois.
Mais puisque mon père n'était pas mon vrai père, mon père bio comme on dit maintenant, j'ai été fier de lui, le mari de ma mère qui m'avait reconnu, qui m'avait donné son nom et qui lui avait sauvé la mise.

Avant cette révélation brutale nous avons continué à braconner la rivière, de plus en plus loin, à cause du bruit. Jusqu'au jour où une grenade défectueuse a failli nous péter à la gueule. On a eu la trouille que ça recommence et on a donc remis tous nos jouets militaires dans un trou d'eau, un par un, en se demandant ce qu'on allait faire de nos économies.
C'est là que François a dit qu'il avait une idée en voyant passer le Zinzin allant faire ses commissions, c'est-à-dire quémander quelques rognures chez le boucher pour son chien, bâtard lui aussi, ou un quignon de pain rassis à la boulangerie pour sa poule noire qu'il promenait parfois au bout d'une ficelle.
C'était toujours un spectacle ! Avec son béret et ses chaussettes longues remontées sur son pantalon troué, il courait tête baissée en levant haut les genoux comme s'il pédalait vraiment. Quand il nous voyait il lâchait son guidon fantôme pour nous saluer, puis il repartait en pédalant dans vide et en imitant le dring-dring de la sonnette.
Les gens bien-pensants faisaient semblant de ne pas le voir, nous on lui criait :
— Vas-y Robic ! (un champion à l'époque, vous n'avez pas connu), il aimait tellement ça qu'il accélérait jusqu'à risquer de se casser la gueule sur le trottoir, c'est même arrivé une fois. Le Zinzin c'était notre ami, il était comme nous, libre. Libre et heureux. Une liberté comme la nôtre, ça avait le goût d'un gros gâteau volé sur le rebord d'une fenêtre. Inoubliable !
Alors on s'est mis d'accord : l'argent de la cagnotte, l'argent des pêches crapuleuses et miraculeuses, comme on ne pouvait pas le dépenser autrement qu'en bonbons ou en chewing-gum à la menthe sans se faire repérer, on a décidé d'en faire cadeau au cantonnier pour qu'il achète un vélo d'occasion au Zinzin.
En ce temps-là, ceux qui vendaient leur vélo pour faire manger leurs gosses n'étaient pas regardants sur l'origine des sous qui rentraient dans la marmite.
Nous, on voulait juste qu'il arrête de pédaler dans le vide et qu'il utilise une vraie sonnette dans les virages, le fils à Lucien.
Et il l'a eu son vélo, le Zinzin, un beau vélo vert de gris, estampillé « Wehrmacht ». Un vélo de Boche abandonné dans la tourmente ! On n'en sortait pas !

« Comme quoi, bien mal acquis parfois profite.
À qui le mérite,
Bien entendu ! »

__

Cette histoire presque vraie s'est déroulée dans les années 1955 en un lieu que vous reconnaîtrez aisément, j'en suis sûr.
Ce qui explique l'utilisation du terme « boche » pour désigner nos respectables voisins d'outre-Rhin, en toute amitié, bien sûr !
Mais je n'irai pas jusqu'à leur dire « À la prochaine ! »
C'est encore trop tôt !
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JAC B · il y a
Bravo pour ce macaron Jean Pierre, votre texte le mérite vraiment !
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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
Merci, Jac, j'ai été le premier surpris de me retrouver en finale. Je ne pourrai pas faire mieux la prochaine fois, s'il y en a une!
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Marie-France Morel · il y a
Diantre ! Pour quelqu'un qui écrit "un peu n'importe quoi, un peu n'importe comment" vous êtes bigrement doué !
Ce rendu des années 50 "sent" tellement vrai que l'on est immédiatement transporté au bord de cette rivière, dans ce village, avec ce cantonnier ..... j'y suis encore ! merci

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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
Que ce Diantre est bienvenu! J'aime beaucoup ce que vous écrivez et je sui très heureux de vous avoir fait un "peu" voyager dans mes souvenirs.
Merci, Marie-France

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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
Merci Choubi, heureux d'avoir réussi à rendre cette histoire crédible.
Je prends celà comme un encouragement pour continuer.

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Choubi Doux · il y a
Transporté dans une autre époque qu'il était facile de toucher du doigt tellement elle paraît réelle avec cet écrit. :)
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Isabelle Levy · il y a
Description tellement vivante d'une époque où la gaité de l'enfance parvient à adoucir la dureté de l'après guerre. Drôle et tendre. Merci.
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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
C'est moi qui vous remercie, Isabelle, vous me rendez fier de moi.
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François B. · il y a
Un récit qui résume très bien une époque pas si lointaine, mais révolue. Mon soutien
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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
Merci pour votre aimable soutien
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F. Gouelan · il y a
Une belle histoire. On ressent la liberté qui les anime, leur force, leur camaraderie. Une époque révolue, une époque marquée par l'Histoire.
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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
Merci d'apprécier ces souvenirs.
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Patrick Peronne · il y a
Excellente évocation d'une époque où je venais à peine de pointer le bout de mon museau. Mais à la fin des années cinquante, il en restait encore quelque chose. Un de mes amis de collège est mort un jeudi après-midi en lançant quelques roquettes trouvées dans une casemate contre une grosse pierre dans un fossé. Lui a reçu les éclats dans le ventre, un second a eu un oeil arraché et le troisième a eu la vie sauve grâce à un quatrième qui lui a ponctionné la carotide jusqu'à l'arrivée des secours. Sacrées guerres, sacrés gosses ... ! J'ai pris grand plaisir à lire votre très bon texte. Bonne finale et au plaisir :-)
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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
Le rescapé vous remercie, Patrick.
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BertoX · il y a
Je suis de la génération suivante mais Je retrouve plusieurs histoires de mon père, enfant....
Une bien belle Époque que j'ai eu la chance d'effleurer enfant, dans l'est de la France (les abreuvoirs faits des containers d'armes parachutées, une vielle voiture criblée de balle abandonnée dans la forêt, les récit du père du grand père et même de l'arrière grand père!)
Merci pour ce joli récit, nos enfants n'ont pas eu cette chance!

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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
Merci BertoX, je vous confirme que c'était une chance. Et aussi une chance d'en sortir indemne, car il y eut beaucoup d'accident d'enfants avec tous ces explosifs qui nous servaient de jouets!
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Ombrage lafanelle · il y a
Une histoire intéressante, emprunt d'un fait authentique. Mes voix
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Jean-Pierre CHEVREUIL · il y a
Merci infiniment, Ombrage.

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