Je regrette (pas)

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J'ai deux passions dans la vie : lire et écrire des histoires sombres et terrifiantes. J'espère que mes étranges histoires vous plairont, et surtout, n'hésitez pas à me faire découvrir vos ... [+]

Je regrette de ne pas en avoir tué au moins un.

J'ai bien conscience que c'est mal de penser à ça, et ça me rend mal d'avoir ce genre de pensées. Ne vous méprenez pas, je suis une personne tout à fait saine d'esprit, je n'ai commis aucun délit ou crimes, je paie mes factures en temps et en heures, je respecte les règles établies, j'attends même le bonhomme vert pour traverser. J'ai toujours pensé que les règles et lois contribuaient au bien de tous, même si certaines sont dures à respecter, ou contraignantes, et j'ai un certain sentiment de fierté en sachant que je n'avais jamais fait de pas de travers au cours de mon existence.

Depuis l'école primaire, en passant par le lycée, et jusqu'à la fin de mes études, je n'ai jamais eu de problèmes avec les enseignants, jamais je ne fus qualifié d'élève perturbateur ou problématique, jamais renvoyé de classe, d'avertissement, ou de conseil de discipline.

Idem pour ma carrière professionnelle, toujours ponctuel, travail fait en temps et en heure, toujours disponible, toujours prêt à prêter main forte aux collègues, et à me surpasser pour le bien de l'entreprise.

Vous pensez certainement que j'ai eu un parcours scolaire exemplaire, et une carrière professionnelle brillante, mais la réalité est tout autre.

Durant ma scolarité, je fus régulièrement victime de moquerie, de harcèlement, et mis à l'écart de mes camarades de classe. Après tout, comment leur en vouloir, quand il y a un petit gros en classe, qui ne s'intéresse pas aux films et musiques populaires, qui parle de choses ennuyeuses, et passe son temps à lire, on tient là une cible parfaite pour se défouler. J'aurai certes pu me défendre, mais que faire face à une classe entière ? Que faire quand on a le soutien d'aucun prof, ou autres membres du corps enseignant ? Je me suis résigné. J'ai compris que j'étais une anomalie, victime d'une sorte de handicap qui m'empêche toute sociabilité.

Ce que beaucoup qualifient comme "les plus belles années de leur vie" fut pour moi un calvaire, feindre l'indifférence pour masquer la douleur provoquée par les mots, les coups, et rester exclu des groupes d'amis.

Je pensais que le monde du travail serait comme un nouveau départ pour moi, une occasion de repartir à zéro en laissant un passé douloureux derrière moi. Mais la réalité me rattrapa très vite, et l'histoire se répétait, je fus de nouveau l'exclu, le paria. Cependant, j'étais déterminé à gagner au moins le respect et l'admiration de mes employeurs, et je travaillais avec un zèle et un acharnement sans pareil. N'ayant pas de femme ni d'enfants, je me montrais toujours disponible, ne comptant pas les heures supplémentaires, consacrant toute mon énergie au travail. Mais hélas, mes efforts ne furent guère récompensés. Les promotions et autres opportunités d'évolution furent données aux membres les plus populaires de l'équipe, car ils avaient, soi-disant, une mentalité de leader. Quant à moi, les supérieures disaient que je n'étais simplement qu'un bon exécutant, pas apte à évoluer ou à prendre des responsabilités. Pire encore, lorsque l'entreprise se retrouva en situation critique, grâce à la gestion des fameux "leaders" fraîchement promu, les supérieures décidèrent de se séparer de quelques membres de l'équipe afin de réduire les coûts financiers. On pourrait croire que mon travail acharné, ainsi que mon dévouement m'auraient attiré les bonnes grâces de la direction, mais non. On préféra garder un de mes collègues, à la conscience professionnelle plus que discutable, car il était père de famille. Le fait d'avoir un enfant lui donnait visiblement le droit de travailler moins, de ne faire aucune heure supplémentaire, d'avoir ses congés quand il voulait, et d'éviter de se faire licencier. Moi, je n'étais rien d'autre qu'un travailleur solitaire, qui ne s'intégrait pas avec le reste de l'équipe, sans famille, et qui était facilement remplaçable.

C'est ainsi que commença ma vie de trentenaire, sans emploi, célibataire, et sans amis.

Malgré ma situation précaire, le peu d'estime de moi-même que j'avais, et la dépression qui s'ensuivit, je tentais d'aller de l'avant malgré tout. Mais la nuit, lorsque j'étais seul dans le noir avec mes peines, mes regrets, et souvenirs douloureux, ce sentiment revenait, comme un esprit tourmenteur. Je regrettais de ne pas avoir tué au moins une des personnes m'ayant causé du tort par le passé. Par chance cette pensée, aussi immorale qu'éphémère, était vite remplacée par ma raison qui me disait que cela ne servirait à rien, ça ne changerait pas mon passé, je finirai par regretter, et surtout, je perdrai la dernière chose qui me reste, mon intégrité. J'y tenais à mon intégrité, dernier vestige de ma dignité, la seule fierté que je tire de ma misérable existence. J'avais certes raté beaucoup de choses dans ma vie, mais je pouvais encore avoir le plaisir de voir une personne intègre et honnête quand je me regardais dans le miroir. Et puis il y a eu cette invitation.

C'était un événement sans grande envergure, une simple réunion d'anciens élèves du lycée. Certains sont friands de ce genre de réunion, le plaisir de revoir des camarades perdus de vue, se remémorer les bons moments, voir ce que les copains d'avant sont devenus. Bien évidemment, je n'étais guère enchanté à me retrouver à nouveau face à ceux et celles qui m'ont au mieux mis à l'écart, au pire persécuter. Mais je me retrouvais face à l'un de mes plus terribles défauts : la curiosité. Oui, j'étais curieux de voir ce qu'ils étaient devenus, le temps les avait-il assagis ? En me revoyant, auront-ils des remords envers leurs comportements passés ?

Je ne savais pas vraiment quoi faire, j'étais tiraillé entre ma douleur des années lycée, et la curiosité. Finalement, après lui avoir exposé la situation et mes sentiments contradictoires, mon psy m'a convaincu d'y aller. Bon, pour être plus précis, c'est moi qui ai dit à mon psy que cette réunion serait peut-être un bon moyen de surmonter des angoisses liées à mon passé pour mieux tourner la page et me concentrer sur le présent, ce à quoi il a répondu par un marmonnement qui ressemblait à un "oui".
Quand j'y repense, ça faisait cher payer la séance alors que je faisais la moitié de son boulot, mais c'était le seul qui me donnait la vague impression d'être écouté, ce qui était déjà beaucoup pour moi.

Quoi qu'il en soit, je me préparais donc à cette réunion d'anciens élèves du lycée, non sans une certaine appréhension. Je me demandais ce qu'ils étaient devenus, me reconnaîtront-ils ? Comment réagiront-ils en revoyant l'ancien mouton noir de la classe ? Certes, je ne m'attendais pas à ce qu'ils se confondent en excuses, mais au moins voir le regret dans leurs regards.

Le grand soir arriva, la fête était assez sympathique, tout le monde s'amusait, excepté moi. Ils ne me reconnaissaient pas, et quand je me présentais, je voyais clairement la gêne et l'embarras sur leurs visages avant que, soudainement, ils reconnaissent quelqu'un à l'autre bout de la pièce et me laissent en plan. J'imagine que certaines choses ne changeront jamais, même avec le temps. Le seul avantage que je pouvais tirer de cette situation, c'était de pouvoir espionner discrètement les conversations autour de moi. J'ai appris beaucoup de choses, à la fois intéressantes et décevantes. Le type qui passait son temps à se moquer de mon surpoids est devenu nutritionniste, la fille qui m'a humilié quand je lui ai demandé de sortir avec moi est mariée avec un mannequin de renommée international, et mère de trois beaux enfants, celui qui me prenait pour victime dans les cours de sports a maintenant une carrière d'athlète de haut niveau. Parfois, je me dis que l'univers à un sacré sens de l'ironie. Au moment où je me disais que ça ne pouvait pas être pire, il fit son entrée : Nathan Duval.

Comme à l'époque, il s'arrangeait à venir avec du retard pour faire une entrée remarquée, et, comme avant, tout le monde le remarquait, il devenait le centre d'intérêt de la soirée, la foule se formait autour de lui. Il n'avait pas changé. Nathan était, sans nul doute, le roi de notre classe, il avait absolument tout, la beauté, la fortune familiale, et c'était un sportif.

Si quelque chose était à la mode, il l'avait, si une fille était courtisée par tous les garçons, c'était dans les bras de Nathan qu'elle finissait, et s'il dépassait les bornes et était appelé au bureau de directeur, un coup de fil de son père arrangeait tout, et il s'en sortait. Bien évidemment, Nathan avait conscience de tous ses privilèges, et il se plaisait à en user et à abuser, il était comme un roi, et la classe, sa cour, tout le monde courbait l'échine devant lui pour s'attirer ses bonnes grâces, et espérer avoir quelques miettes de la vie de luxe qu'il menait. Pour une raison que j'ignore, j'étais sa victime préférée, il ne perdait jamais une occasion pour m'humilier, m'insulter, ou me frapper. Je ne saurai dire ce qui me faisait le plus mal, le fait qu'il me prenait toujours comme exemple pour montrer à quel point sa vie était parfaite comparée à la mienne ? Qu'il me harcelait et me frappait sans raison apparente? Voir les autres élèves se joindre à lui pour me persécuter ? Voir les profs détourner le regard ou faire semblant de n'être au courant de rien ?

Comme je le disais, il n'avait pas changé, il portait un costume de créateur, avait une montre en or, et la Lamborghini sur le parking était la sienne (ou plutôt "une" de ses Lamborghini, comme il se plaisait à le préciser.). Tout le monde passait le reste de la soirée à écouter l'incroyable parcours de Nathan Duval après le lycée.

Il a intégré la plus prestigieuse, et coûteuse, fac du pays, obtenu tous ses diplômes avec mentions, ensuite, il a fait le tour du monde, fréquenter la Jet Set et les milieux People les plus renommés, puis il a repris la direction de l'entreprise de son père quand celui-ci fut trop âgé pour continuer de s'en occuper. Je ne saurai pas dire ce qui m'écœure le plus, l'air hautain et suffisant avec lequel il racontait cela, ou bien l'admiration aveugle des autres, qui admirait un homme dont le seul mérite était d'être née dans une famille riche, et d'avoir un bel avenir tout tracé à l'instant même où il fut conçue. Je ne pouvais en supporter d'avantages, je suis sorti de la salle pour aller dehors reprendre un peu mes esprits et mon souffle. Dans cette ruelle sombre et froide, derrière la salle des fêtes où avait lieu la réunion, je me sentais plus à ma place qu'à l'intérieur. À l'intérieur, c'était ceux et celles qui ont réussi leurs vies, qui n'ont aucun regret quand ils regardent en arrière, et que le meilleur est à venir devant eux. Je me maudissais d'avoir eu cette idée stupide de venir à cette réunion d'anciens élèves, ça n'a fait que mettre en évidence l'échecs cuisant qu'est mon existence. J'ai été tirée de ma mélancolie par une voix familière, celle de Nathan. Il était à l'autre bout de la ruelle, fumant un cigare, et m'appelait en me faisant signe de m'approcher. Un peu surpris qu'il m'adresse la parole ; je m'avançais lentement face à lui, serait-ce là le moment que j'espérais ? Qu'il s'excuse de son comportement du passé ? Qu'il regrette ? Ce que j'ai pu être naïf. Il s'est simplement contenté d'écraser son cigare sur ma veste de costume bon marché, avant de dire : "je ne voulais pas mettre de cendre par terre, ça ne se fait pas". Cette déclaration s'accompagnait d'un regard méprisant que je ne connaissais que trop bien.

Cet homme a passé trois années entières à m'humilier, me persécuter, me prendre pour souffre-douleur, il mène une vie parfaite et insouciante sans fournir le moindre effort, et moi, j'ai travaillé plus dur que quiconque pour finir seul et miséreux. Et ça ne lui suffit pas ? Il faut maintenant qu'il continue ? Qu'il me fasse comprendre que même le sol crasseux de cette ruelle mérite plus de respect que moi ?

Mon esprit est resté en suspens pendant quelques secondes, j'entendais juste comme un sifflement lointain, et tout semblait flou autour de moi. Quand j'ai repris conscience, Nathan était au sol, le nez cassé, et visiblement inconscient, et moi, j'étais debout, le poing couvert de sang. Je ne m'étais même pas rendu compte que je l'avais frappé, ça s'est passé si vite, quand mon cerveau s'est remis à fonctionner, j'ai jeté un coup d'œil à l'état de Nathan. Il était encore en vie, mais sérieusement sonné, je ne l'avais pas raté. Je m'apprêtais à retourner à l'intérieur pour demander de l'aide, mais je fus saisi par un détail. C'était la première fois que je voyais Nathan de cette manière, seul, sans défense, et sans son regard méprisant. C'était agréable.
À quelques pâtés de maisons de là, il y avait un entrepôt. Je savais qu'il n'y aurait personne, j'y ai travaillé comme gardien de nuit pendant quelques mois, l'entreprise qui le possédait est en liquidation judiciaire, il est à l'abandon et isolé. Sur le moment, je n'étais pas maître de mes actes, c'est comme si mon subconscient était en pilote automatique, et que j'étais le spectateur curieux de voir la suite des événements. C'est ainsi que je me retrouvais dans cet entrepôt abandonné, assis sur une chaise face à Nathan, lui aussi assis sur une chaise, mais enchaîné et toujours inconscient. Je suis resté pendant un long moment à l'observer en silence, dans l'état où il était, il paraissait tellement innocent, j'avais l'impression d'avoir une tout autre personne devant moi, comme si derrière cet infâme connard se cachait quelque chose de beau. Malheureusement, ça n'a pas duré longtemps, Nathan a fini par reprendre ses esprits, d'abord, il était un peu désorienté puis, quand il a compris la situation, il s'est mis à se débattre, à m'insulter, et m'ordonner de le détacher. Il était en train de tout gâcher, c'était tellement mieux quand il n'était pas conscient, qu'il avait cet air innocent. Face à mon mutisme, il s'était mis à m'insulter de plus belle, me disant qu'il userait de tous ses contacts pour détruire ma vie. C'est cette dernière menace qui m'a sorti de mon état second, j'ai ramassé la première chose qui se trouvait à ma portée, une barre de fer, puis je l'ai abattue de toutes mes forces sur son genou. Il a poussé un hurlement, et s'est même mis à sangloter.

"Tu ne peux pas détruire ce que t'as déjà brisé par le passé."

Ça a été les seuls mots que j'ai prononcés pour le reste de la nuit. J'ai continué à le frapper avec frénésie, il saignait abondamment, j'entendais ses os se briser, et il ne cessait de hurler, pleurer, me supplier d'arrêter. Je ne me suis arrêté que lorsque j'étais trop épuisé, je repris mon souffle tout en observant la chose face à moi.

Le corps de Nathan n'était plus que les blessures, hématomes, os brisés, son visage d'Apollon n'était plus qu'une bouillie de sang et de boursouflure, un quart de sa dentition se trouvait au sol, il me fixait avec terreur de son œil, l'autre était tellement endommagé qu'il n'arrivait plus à l'ouvrir.

Je trouvais agréable de le regarder quand il était inconscient, car ça lui donnait un air innocent, loin du salopard qu'il était, mais de le contempler ainsi, complètement détruit, ça me plaisait encore plus. J'avais cette impression d'avoir arraché un dieu de son piédestal, pour le faire tomber aussi bas qu'un simple mortel, et lui donner le châtiment qu'il méritait, dont il se pensait immuniser. Il n'était plus ce type riche, beau et charismatique qui m'a fait souffrir et rabaisser plus bas que terre, là, il n'était qu'un simple humain, comme moi, et c'est moi qui ai eu le dessus, je l'ai mis face à la vérité : sans l'argent et le pouvoir qu'il lui était donné à la naissance, il n'était rien. Je lui ai porté un dernier coup à la tête, après ça, Nathan perdit conscience et semblait mort. De toute manière, s'il n'était pas mort sur le coup, l'hémorragie finirait par avoir raison de lui.

J'ai abandonné Nathan sur place, puis j'ai erré dans les rues jusqu'à mon appartement. Quand je suis arrivé chez moi, c'était l'aube, j'ai machinalement allumé la télé pour atténuer le bourdonnement que j'avais dans le crâne. Je me suis regardée dans le miroir de la salle de bain, j'avais une mine affreuse, les yeux cernés, les bras couverts de sang. J'ai pris une douche, puis je me suis laissé tomber dans le divan, et j'ai fini par m'endormir. Cela fait maintenant trois jours, j'ai appris aux infos que le corps de Nathan a été retrouvé, une enquête est ouverte, la liste des suspects est longue : ses associés, ses ex-femmes, ses concurrents, les maris de ses maîtresses, et, bien évidemment, ses anciens camarades de la réunion d'anciens élèves, dernier endroit où il fut aperçu en vie. Le plus drôle, c'est que lorsque les autorités ont rendu publique la liste des anciens élèves suspects, je ne fus à aucun moment cité. Je me demande même si je faisais partie de la liste des témoins.

Jusqu'au bout, j'aurai été invisible et insignifiant aux yeux de tous. Je me suis remémoré la mise à mort de Nathan encore et encore, j'étais à la recherche d'un sentiment que je pensais normalement ressentir après ces événements. Je retournais le problème dans tous les sens, analysant chaque détail de ce que j'avais fait, des causes, de l'acte, et des conséquences, et la conclusion était toujours la même.

Je ne regrette pas ce que j'ai fait.

J'ai pourtant perdu mon intégrité, dernier vestige de dignité humaine qui me restait, j'avais du sang sur les mains, et une mort sur la conscience. Malgré cela, le seul sentiment qui domine mon esprit, est celui d'avoir fait ce que j'avais à faire, quelque chose que j'aurai dû faire plus tôt. Après le meurtre de Nathan, je me sentais mieux, plus confiant en moi, comme si j'avais guéri des blessures du passé qu'il m'avait infligé. Je pensais que cet acte m'aurai plongé dans le remords et la culpabilité, mais je me sens plus fort, et sans aucuns regrets.

Avec Nathan, j'ai bâclé un peu les choses, tout s'est fait sous l'impulsion du moment, mais la prochaine fois, je m'organiserai mieux. L'avantage d'avoir plus confiance en moi, c'est que je peux plus facilement prévoir divers projets, et j'ai encore beaucoup d'anciens camarades de classes, profs, collègues et employeurs à qui j'aimerais rendre visite.

Avant, je regrettais de ne pas en avoir tué au moins un. Finalement, après l'avoir fait, je regrette à présent de ne pas l'avoir fait plus tôt. Mais ce n'est pas grave, j'ai toute la vie devant moi pour rattraper ce retard.
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Un petit mot pour l'auteur ? 23 commentaires

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Silvie DAULY · il y a
Ceux qui ont subi de multiples expériences de rejet, d'humiliation, d'injustice, se reconnaîtront dans votre personnage. Pour ma part, il me fait profondément écho... avec la rage démesurée qui va avec. Merci d'avoir traité ce thème avec une telle lucidité.
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Hans Helskald · il y a
Merci, je suis ravi que mon histoire vous ait touché. Comme vous vous en douterez, c'est inspiré de sentiments que j'ai réellement vécu, et je suis heureux de voir que ça parle à d'autres personnes ayant eu ce même genre d'expériences.
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Marie Guzman · il y a
Je me suis attachée à votre personnage immédiatement, la lourdeur de son châtiment de vie m’a mise en colère et c’est tout naturellement que je lui ai passé la barre de fer dans l’usine désaffectée 😃😃😃

Un grand plaisir de lecture merci pour ce partage
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Felix Culpa · il y a
Une histoire et une intrigue fascinantes ! Je m'abonne à votre page !
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J.D.Flyman · il y a
Bonsoir Hans Helskald.
Je découvre ce texte suite à votre passage sur ma page.
C'est relativement très bien écrit, en tous sens, je veux dire dans la narration mais aussi dans la transcription et donc dans l'accrochage de la lecture.
Les détails liés au passé que le personnage sont très évocateurs, en terme de "ressenti ", le fait que toujours dans les pires conditions , certaines personnes s's'acharnent à rendre un travail le plus net possible et qu' ils ont pour résonance de celui-ci que la parole du petit "Roi" qui alimente la fièvre des "courtois " , sa foule de suiveurs.
La fin... Justifie les moyens comme on dit.
Et je trouve que c'est aussi bien mené que votre récit.

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Hans Helskald · il y a
Merci, je suis ravi que mon récit vous ait plu, et j'espère que les prochains vous plairont autant.
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François B. · il y a
Le personnage est bien campé et on adhère complètement à l'histoire
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Doria Lescure · il y a
Un récit qui dit tout de la descente aux enfers d’un personnage fort bien campé dans un style noir et épuré qui donne du corps à cette histoire de vengeance tardive. On sent naître un nouveau personnage plus noir encore à la fin du récit ce qui apporte tout le relief nécessaire à cette très bonne histoire. J’ai bien fait de passer vous lire car je découvre un auteur de récits noirs qui sont, avec les récits fantastiques mes lectures et écritures de prédiction.
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Hans Helskald · il y a
Merci, je suis ravi que la descente aux enfers vous ait plu, et j'espère que mes prochains récits vous plairont autant.
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Angie Blue · il y a
C'est très bien écrit et structuré, et on reste captivé jusqu'à la fin. Psychologiquement, tout se tient, et on arrive même à ne pas détester le personnage principal malgré son crime. La victime du pervers narcissique devient elle-même plus perverse que son bourreau. L'injustice peut créer des monstres, ça donne à réfléchir...
Dans votre style, vous avez du talent. Quels sont vos auteurs préférés, vos références?

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Hans Helskald · il y a
Merci, je suis ravi que l'histoire vous ait plu, et que les prochaines vous plairons. Mes principaux auteurs de références sont Edgar Allan Poe, H.P. Lovecraft, et Clive Barker, mais j'ai également d'autres sources d'inspiration en dehors de mes lectures.
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Phil Bottle · il y a
Si vous aimez Poe, je vous propose ma Piroé...
La Piroë (Phil Bottle)

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Angie Blue · il y a
Je suis également fan d'Allan Poe et de Lovecraft. Barker, je ne connais pas trop, mais je suis plus attirée par le fantastique que le gore, et j'aime que le style soit littéraire.
Au plaisir de découvrir d'autres de vos écrits.

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Les Histoires de RAC · il y a
Bien documenté & pertinent ♫
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Phil Bottle · il y a
Raccourcir Avec Ciseaux!
;-)

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Jean-Yves Duchemin · il y a
Une bonne entrée en matière :)
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Alraune Tenbrinken · il y a
La revanche du gars invisible mis à l'écart pendant tout sa vie, un classique.
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Hans Helskald · il y a
Certains le traiteront de tueur, d'autre se reconnaîtrons en lui.
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Alraune Tenbrinken · il y a
C'est exactement par les comportements qu'il a subis qu'on arrive entre autres à des massacres dans les lycées. Je trouve que c'est vraiment très pertinent et bien construit. Son cheminement intérieur et l'émoussement de ses valeurs morales sont exemplaires.
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Hans Helskald · il y a
Ravis que cette petite descente aux enfers vous ai plu.

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