Fata Morgana

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Je suis né en Bretagne en 1983. Passionné par les lectures de l’imaginaire, mon amour pour les légendes et les mythologies se ressent dans mes récits oniriques à la croisée des genres, où le  [+]

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« Quand sur ta route surgira
L'Immensité de l'horizon,
Regarde et admire avec ton âme
Le splendide domaine de ta création. »

Prière animiste gravée sur un temple Kel-ta.


La nuit prend possession des sous-bois trempés de la fraîcheur vespérale. Le peuple nocturne n'est pas encore tout à fait prêt à se dévoiler et commence à peine à s'échauffer pour venir remplir le silence de sa parade prédatrice.
Toute cette faune aux aguets ne remarque même pas l'homme assis en tailleur contre un orme séculaire. Il est si effacé, invisible, son corps et sa longue robe se fondant dans les plis fissurés du tronc, qu'il reste insaisissable à l'attention instinctive des grands-ducs, des renards tachetés et des sangliers cornus.
Puis des vibrations inhabituelles s'invitent à pas de loup, ne trompant pourtant ni la faune ni l'homme assis. Un groupe d'intrus, quatre. Ils s'approchent et entourent l'orme. L'un d'eux se met à parler :
— Tu es cerné, Aziras, tu n'iras nulle part.
L'homme assis ne répond pas, mais se retire de sa transe. Les contours de sa silhouette s'extraient de la pénombre en prenant plus de consistance et son corps se détache de l'orme en mettant fin à son illusion mimétique.
— Tu pries à la manière des animistes, malvoyant ! s'exclame un autre des intrus.
Toujours pas de réponse. Pas même un mouvement. Le silence tendu des spectateurs à poils et à plumes rend la scène immobile.
Soudain, une aura colorée jaillit du corps de l'un des intrus. Et les autres suivent, telles des torches s'embrasant les unes après les autres d'une brume bleutée. Leur nitescence suffit à faire ressortir la teinture grise et beige de la robe portée par l'homme assis, la même que portent ses agresseurs. Un blason est brodé sur leurs poitrines, représentant un œil ouvert sous lequel des pieux se croisent. Le blason de l'homme assis a été arraché.
Et c'est au tour de ce dernier de faire jaillir son aura, mais plus discrètement. À la différence de ses adversaires, seule sa main droite est entourée d'un mince halo. Celui-ci est doré.
Les intrus ricanent :
— Ton animus s'est fané. Voilà ce qu'il en coûte de trahir le Voyant !
— Tu n'aurais pas dû te rebeller, Aziras. Crois-tu que ta défection et tes blasphèmes vont rester impunis ? Imagines-tu un seul instant que le sacerdoce du Voyant va te laisser continuer sur cette voie ? Nous sommes là pour te punir et aveugler ta vision sacrilège !
Les intrus se jettent à l'assaut ; leur aura bleutée s'est concentrée au niveau des yeux et bouillonne d'envie de se projeter. En une seconde, le silence est brisé : des ailes claquent, des frottements s'enfuient, des cris paniquent. Mais l'homme assis ne bouge pas, impassible. Seule l'aura autour de sa main éclate d'une grandeur gigantesque. Dix énormes doigts reliés à une paume géante s'élèvent très haut et écrasent les assaillants, les stoppant net en les broyant contre le sol.
L'homme assis ouvre alors les yeux tandis que son aura s'évapore en volutes évanescentes.
— Le Voyant n'est plus mon dieu, dit-il d'un ton résolu. Il ne le sera plus jamais.
Il se lève et quitte l'endroit à pas tranquille. Quelques instants après son départ, les nocturnes reviennent et se postent à nouveau où leurs habitudes les dirigent. Quatre hommes sans vie, sans lueur, reposent sur l'humus telles des branches mortes brisées.

***

— Aziras ! Tu es à la traîne !
— J'arrive, maître Salinar.
— Nous voilà bientôt à destination, alors accroche-toi, nous pourrons nous reposer là-bas.
— Mes souliers me font un mal de chien !
— L'acceptation de la douleur fait partie du quotidien d'un bon pratiquant, Aziras, alors cesse de t'apitoyer ! Quand tu auras enfin appris à te servir de ton animus, tu pourras soulager cet aspect de ton cheminement.
— Y arriverais-je, maître ? C'est si difficile...
— Aie plus confiance en toi... Et en le voyant ! Souviens-toi de ses paroles : « Le pratiquant souffre chaque instant pour que dans sa douleur s'accomplisse son cheminement ».
— Oui maître... Vous m'avez fait lire et relire les Manuscrits de la Vision, je les connais sur le bout des doigts !
— Alors, cite-moi le premier précepte.
— Vous savez que je le sais, maître Salinar...
— Vas-y !
— « Par les yeux du Voyant se révèle l'accomplissement du pratiquant. La pureté de son âme dépend de ce qu'il voit, de ce qu'il regarde. Ainsi doit-il inculquer sa Vision aux malvoyants égarés du cheminement. » Vous êtes content ?
— Tu n'es pas très doué, Aziras, mais tu as une bonne mémoire !

Un village entouré d'une haute palissade et de quatre tours de guet apparaît au détour d'une colline. Salinar et Aziras se dirigent droit vers lui. Les deux hommes s'arrêtent devant le lourd portail de bois marquant la seule entrée. Un garde les intercepte :
— Des prêtres du Voyant ! Quelle belle surprise ! J'vous préviens, les moinillons, y a pas qu'des jolies choses à voir ici, donc gaffe aux mirettes vous risquez de pas être déçus !
— Es-tu toi-même un malvoyant, cher argousin ?
Le garde semble perdre de sa verve et affiche tout à coup une mine apeurée.
— Non, z'y êtes pas voyons ! J'ai rien à voir avec les catins et les maquereaux de la basse-ville ! Mais j'vous préviens, faites pas d'histoire ici, on s'occupe très bien des malvoyants à not'façon !
— Et vous en tirez un profit substantiel, j'imagine... lui répond malicieusement Salinar. Laisse-nous passer.
Il active son animus et le simple fait de voir l'aura bleutée du prêtre suffit au garde à se retirer, se détournant sans demander son reste.

Dès l'entrée, l'odeur âcre de l'urine agresse les deux religieux qui se frayent un chemin dans les étroites venelles bondées de miséreux de tous âges. Les habitations à l'équilibre douteux sont accrochées de linge humide troué et taché. Des têtes sortent un instant et se rétractent aussitôt, comme celles de tortues rentrant dans leur carapace, dès qu'elles aperçoivent les deux prêtres. Tout le monde s'écarte sur leur passage.
— Où nous dirigeons-nous, maître ?
— Il nous faut nous reposer et je connais une auberge au bout de cette ruelle. Rien n'a changé ici, je le déplore... Je n'ai jamais aimé ce village. Il est temps que le sacerdoce incite le duché à construire un temple dans cet endroit.
— Allons-nous convertir tous ces malvoyants ?
— Bien sûr que non, Aziras ! Imagines-tu le labeur avec tous ces dépravés ? Et de toute manière, ils ne représentent rien aux yeux du Voyant. Ce ne sont que des vermisseaux qui copulent d'autres vermisseaux ! Notre cible est bien plus dangereuse, bien plus sournoise...
— Un Kel-ta...
— Rien qu'entendre ce nom trouble ma Vision ! s'offusque Salinas. Ces engeances du passé s'accrochent au présent et refusent d'accepter un futur sans eux. La vermine s'entête et n'abdique pas ; alors c'est à nous de l'exterminer.
— Pourquoi veulent-ils survivre alors que le Voyant a annihilé leurs dieux ?
— Je ne sais pas, Aziras. Je sais seulement que ce que je veux voir est un monde vidé de cette vermine Kel-ta !

Les deux prêtres atteignent l'auberge et s'engouffrent dans une pièce saturée de fumée, bruyante et indisciplinée, où s'égosillent un nombre conséquent de rustres avinés autour de pichets et de plats peu engageants. Aziras tousse et se cache aussitôt le nez avec sa manche. Salinar reste imperturbable et scrute les tables. Ils contournent la gargote par le côté et longent une petite scène aux rideaux fermés. Ils rejoignent le comptoir et interpellent le tenancier :
— Nous voulons une chambre.
L'aubergiste ouvre de grands yeux sur le blason que portent les deux nouveaux clients et avale sa salive.
— As-tu perdu ta langue ? lui demande Salinar.
— C't'a dire que... ça fait une paie qu'on n'a pas vu de moinillons dans l'coin. Qu'est-ce qui vous amène par ici ?
— Cela pose-t-il un problème ? interroge Salinar.
— Ben non tiens ! Qu'est-ce qu'vous allez vous imaginer ! Tenez, v'là la clé d'une suite au deuxième, sur vot'gauche. Montez tout de suite, j'vais vous amener d'la literie toute fraîche et vous préparer ça !
Salinar interroge encore un instant du regard le tenancier nerveux, puis se détourne vers les escaliers, suivi d'Aziras. À peine ont-ils monté trois marches qu'un boucan monte de la gargote.
— Mana-hi ! Mana-hi !
— À poil Mana-hi !
— Ta gueule ! Elle a même pas encore commencé son numéro !
Les rustres se sont tous tournés vers la scène et une ferveur de cabaret excite les langues bien pendues.
— Messieurs ! Venez avec moi !
L'aubergiste est venu empoigner le bras de Salinar et le tire vers l'étage avec empressement. Le prêtre se défait de son étreinte et lui jette un regard explicite. Puis Aziras et lui se retournent vers la scène.
Le rideau s'est ouvert. Une femme au buste poilu, parcouru d'écharpes de fourrure descendant sur ses seins, se tient assise sur un tonneau. Elle est presque nue, ses cuisses juste recouvertes d'un pagne effiloché laissant à la vue de tous de longues jambes à la pilosité animale. Ses pieds noirs sont munis de sabots plus que de doigts. Elle a des bracelets de contention aux poignets, reliés par des chaînes à un collier en acier autour du cou. Son visage est anormalement long avec des pommettes saillantes, et le menton est terminé par une espèce de barbiche brune. Ses cheveux bouclés sont parsemés de fleurs blanches qui paraissent pousser directement sur les mèches, et ses yeux d'un vert vif dénotent sur une peau tannée qui finit d'assombrir toute sa silhouette. Elle semble abattue, extrêmement triste.
— Tu vas te bouger les miches, la Kel-ta ?
— Ouais ! Allez danse !
Toujours de cet air triste, elle décroise ses jambes ; ce qui a pour effet de faire siffler l'ensemble des tables. Elle saute d'un coup sur le tonneau et entame une danse lascive, hypnotique. Mais loin d'être ébahis, les spectateurs des premiers rangs frappent leur table avec leur pichet et réclament plus d'énergie. La Kel-ta essaie, s'active et perd de sa grâce. Elle est huée, raillée, moquée. Son calvaire dure encore un moment avant que le rideau ne se ferme, provoquant une tension palpable, mais qui s'éteint très vite alors que tout le monde replonge le nez dans son pichet.
Aziras est resté les yeux rivés sur cette Kel-ta en train de danser. La première qu'il ait jamais vue. Il finit par regarder son maître, une marche au-dessus de lui. Ce dernier a les yeux exorbités, baignés d'un éclat furieux. Jamais Aziras n'a vu autant de haine dans son regard.
— Viens avec moi, Aziras.
Le prêtre tire son disciple avec lui et se rue sur la scène. Il écarte les rideaux et découvre la Kel-ta prostrée, en train de pleurer. Il la saisit par ses chaînes et hisse son visage au niveau du sien.
— Comment oses-tu te trémousser ainsi au regard du Voyant ? crache-t-il. Voilà bien la manière de faire d' anciens peuples dont vous, les Kel-ta, êtes la pire des espèces !
La femme Kel-ta ne dit rien, elle regarde Salinar d'un air plus blasé qu'apeuré.
— Sale effrontée ! s'énerve le prêtre, rouge de colère. Prépare-toi à être convertie !
L'animus de Salinar apparaît, brume bleutée flottant autour de sa silhouette. Et l'émanation est aspirée vers le haut de son corps pour s'accumuler au niveau de ses globes oculaires, là où elle se met à bouillonner.
— Par les yeux du Voyant ! crie le prêtre.
L'aura concentrée se projette dans les yeux de la Kel-ta qui hurle si fort que toute la salle derrière le rideau s'est tue en un instant. Aziras demeure immobile en train de regarder faire son maître, il est affolé et tétanisé devant autant de barbarie. Les yeux de la kel-ta sont en train de fondre complètement, emportant aussi ses paupières et ses cils dans une odeur répugnante. L'animus de Salinar s'éteint et il relâche alors la malheureuse qui s'écroule, les mains plaquées sur le visage.
— Te voilà convertie, malvoyante ! Prie maintenant pour que le Voyant te permette un jour de contempler à nouveau son monde !
Au milieu de sanglots éprouvants, la Kel-ta arrive tout de même à prononcer des mots fêlés inondés de vindicte :
— La halle des dieux quittera un jour la Fata Morgana pour venir reconquérir ce qui lui a été volé et ce jour-là, prêtre, ton Voyant verra de ses yeux son propre terme !

***

Aziras est sorti de la forêt des Arbres Ridés et se dirige droit vers l'est, en direction du rivage de la côte pourpre. Là-bas, il veut trouver la Fata Morgana, la terre sacrée des Kel-ta où naissent leurs dieux. Une terre que les anciennes légendes décrivent aussi longue qu'un continent, hérissée de tours et de remparts sur toute son étendue et qui flotte au-dessus de la mer.
Il a passé douze lunaisons sur son nouveau cheminement et a combattu de nombreux prêtres du Voyant venus le défier. Aucun d'eux n'est venu à bout de sa résolution.

Après avoir franchi de hautes dunes de sable rouge, où son pas s'est empêtré plus d'une fois, Aziras contemple une mer d'un bleu sombre agitée de vagues tumultueuses aux crêtes blanches. Malgré un soleil puissant, l'air est glacé par une forte brise chargée d'embruns. Une brume de mer, gris fer et chargée, se forme dans le vague. Les mouettes et les albatros d'habitude si joueurs sur ce rivage ont disparu, et les râles langoureux de la houle se sont évanouis dans la torpeur ancestrale de cette brume profonde.
Soudain, le rideau opaque tiré sur l'horizon se noie dans des lueurs d'outre-monde qui le transpercent de part en part et qui l'engloutissent totalement. Le paysage devient plus ouvert, plus chaleureux. Des formes apparaissent, étalées sur une ligne lointaine. D'un extrême à l'autre, Aziras aperçoit des flèches très hautes, des dômes d'une largeur inouïe, des remparts crénelés s'étirant entre chaque édifice comme un curieux reptile titanesque. L'impressionnant littoral de cette cité lointaine est comme en train de flotter au-dessus du niveau de la mer, suspendu par une quelconque magie dans les premières strates aériennes.
— Fata Morgana, te voilà...
L'atmosphère emprunte aux anciennes légendes sa saveur indomptée. Il découle de l'air un parfum révolté de puissance brute et, dans un geste d'admiration solennelle, Aziras s'agenouille devant autant de sublimité.
— Qu'as-tu découvert, malvoyant ? demande soudain quelqu'un dans son dos.
Aziras reconnaît cette voix.
— Salinar.
— Oui, ton maître.
— Mon ancien maître. Je ne vois plus avec les mêmes yeux dorénavant.
— Je le sais bien, Aziras, et c'est pour cela que j'arrive pour te convertir, toi l'hérétique !
— C'est trop tard, Salinar.
Une aura monstrueuse s'élève alors du dos d'Aziras. Une silhouette dorée, aux bras surdéveloppés, pourvus de mains à dix doigts. Une tête double, un visage tourné à gauche et l'autre à droite, surmonte un dos massif coupé verticalement, comme assemblé. Quatre jambes soutiennent cet immense corps dédoublé.
— Qu'est-ce que ceci ? s'écrie Salinar. Quel est cet animus ?
— C'est le pouvoir Kel-ta, prêtre du Voyant. Tes semblables rampent aux pieds d'un dieu unique alors que les Kel-ta possèdent une infinité de dieux ; chaque individu est susceptible de créer sa divinité personnelle et voici la mienne : Son-Bât, le dieu siamois. Il représente la pluralité des cheminements de ce monde, la duplicité de mes sentiments et de mes croyances, et en même temps ma volonté de me détacher des enseignements du sacerdoce du Voyant.
Salinar est atterré par ce qu'il apprend ; cette conception de la foi lui est intolérable, insultante. Mais il se sait grandement inférieur, car son propre animus est sans commune mesure avec l'entité qu'a créée son ancien disciple.
— C'est... incroyable, avoue ce dernier. Je suis forcé de m'incliner.
— Il serait en effet vain de ta part de vouloir te frotter à mon dieu siamois. Tu ne peux utiliser qu'une parcelle du pouvoir de ton dieu unique à travers ton animus ; moi j'ai pleine possession de mon entité divine. Vois, Salinar ! Vois comme je défie le Voyant avec ma propre croyance !
Aziras lève les bras et regarde le ciel en laissant exploser ses désirs avec passion et colère. Son dieu siamois grandit encore et sa lumière occulte le mirage flottant sur l'horizon.
Salinar profite de cette occasion pour se saisir de deux pieux accrochés sous sa robe et se jette sur son ancien disciple. Avec rage, il enfonce ses pieux dans les yeux d'Aziras, mais se fait attraper par la main géante de Son-Bât. Aziras, aveuglé, est rendu furieux par la douleur et son dieu écrase Salinar d'une seule pression, ne laissant plus qu'un corps tordu et en bouillie dans sa monstrueuse poigne dégoulinante de sang.
Aziras se retourne alors et, à sa grande surprise, la Fata Morgana lui apparaît encore plus précise, comme s'il avait troqué ses yeux pour des longues-vues et que la cité s'était tout à coup rapprochée, prête à être abordée. Celle-ci est incroyablement fabuleuse : dotée de bâtiments de toutes formes et de couleurs éclatantes, riche en sculptures artistiques somptueusement travaillées et ornée de massifs et de jardins élaborés. D'un bout à l'autre, le charme déployé par les structures et la végétation rend cette cité encore plus splendide que n'importe quelle évocation onirique.
Conquis par un sentiment de plénitude et indifférent aux pieux crevant ses yeux, Aziras savoure cet ultime instant puis, dans une musique jusque-là inédite, la parole de son dieu résonne dans ses tympans :
— Aziras... Tu m'as donné la vie, je te dois la prospérité. Nous allons gagner tous deux la Fata Morgana et là-bas, rejoindre nos semblables : des êtres accomplis, en pleine possession de leur divinité. La halle des dieux nous attend pour que nous nous préparions à reconquérir notre royaume volé par le Voyant et ses fidèles. Vois s'étendre devant toi, plus loin encore que tes rêves puissent porter, le paysage immense de ton futur.
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Image de Carl Pax
Carl Pax · il y a
Un décor bien installé et une ambiance fantastique qui m'a emporté dans un monde de légendes, très visuel.
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Joëlle Brethes · il y a
J'aime bien votre univers malgré la violence induite par le choc des cultures et des religions que vous avez imaginées. J'y vois un refus de l'intolérance et du prosélytisme forcené. Belle écriture !
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Benjamin Meduris · il y a
Merci Joëlle ! Vous avez très bien vu où je voulais en venir.
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Armelle Fakirian · il y a
Une belle illustration des excès liés au fanatisme religieux.
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Benjamin Meduris · il y a
Merci de ta lecture, Armelle !
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Sylvain Dauvissat · il y a
D'habitude, je ne suis pas amateur du genre mais j'ai pris du plaisir à lire votre texte qui offre une réflexion sur la/les religions très réaliste
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Benjamin Meduris · il y a
Merci Sylvain !
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Ralph Nouger · il y a
Un beau texte portant réflexion sur la religion.
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Olivier Descamps · il y a
L'endoctrinement religieux menant l'homme à sa bassesse la plus vile. De nombreux exemples anciens et actuels parsèment notre Histoire. Une écriture captivante ! Un texte fort !
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Benjamin Meduris · il y a
Merci beaucoup Olivier ! J'essaie d'être "fort" dans mes textes et je suis content que tu le ressentes ainsi !
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Fred Panassac · il y a
Une intrigue ésotérique empreinte de notions mystiques propre à ce genre. La trame est horrifique, sur fond de racisme entre les peuples. L’écriture est belle et sans sophistication pour une telle histoire, une fois admis les codes spécifiques du genre, tel « Le Voyant ». Les scènes de conflit (assez violentes) sont visuelles, évocatrices.
Un beau texte à découvrir, j’aime et je pose un 💖 sur votre page. Je me suis déjà réabonnée après la cyber-attaque.

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Benjamin Meduris · il y a
Merci pour cette belle appréciation, Fred !
Je me suis déjà réabonné à ta page aussi 😉
Pour ce qui est de mon texte, c'est aussi une critique envers l'endoctrinement religieux qui peut mener à réduire le libre-arbitre des individus et leur ouverture culturelle. D'où des comportements racistes, en effet.

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Fred Panassac · il y a
Merci à nouveau Benjamin, pour ces compléments d’explications.
Dans l’idéal la croyance n’abolit pas forcément le libre-arbitre (voir l’histoire de la religion chrétienne en Europe) mais c’est compter sans l’influence d’autrui et l’influence des passions humaines…
J’ai vraiment aimé ce texte aux multiples implications.

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Benjamin Meduris · il y a
Dans l'idéal oui, et c'est pour cela que je respecte les principes des religions monothéistes. Mais comme tu le dis, ce sont les passions humaines qui font que des peuples et des croyances en souffrent.
Et justement, c'est en regardant l'histoire européenne que j'en arrive à ce constat.
Mais bien sûr ce serait idiot de généraliser et je n'oublie pas toutes les bonnes actions que les chrétiens ou juifs ou musulmans peuvent exercer grâce aux meilleures de leurs pensées.

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M. Iraje · il y a
Une quête mystique d'une belle intensité. Toute la luminosité de certains jeux vidéo.
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Benjamin Meduris · il y a
Merci de ta lecture, M.Iraje. Mon inspiration est plus littéraire, mais on peut en effet retrouver ce genre de thèmes dans certains jeux vidéos d'inspiration fantasy épique.
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Randolph B. · il y a
Toute quête porte en elle quelque fruit. Votre magnifique récit est aussi passionnant qu'agréable à lire. J'échangerais volontiers en MP si vous êtes disponible.
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Benjamin Meduris · il y a
Merci Randolph ! Pas de souci pour échanger, je ferai mon possible pour répondre rapidement.
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Ginette Flora Amouma · il y a
Une intrigue mythique , sur fond d'exploits fabuleux pour arriver devant les portes de la cité promise.
Nous rêvons toujours un jour d'arriver devant cette citadelle lavée de toute impureté.
Un frémissement court tout au long du texte. Le mal et le Bien s'affrontent et quels que soient les noms qu'ils prennent dans leurs nombreux avatars , c'est toujours le cri de la vie .

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Benjamin Meduris · il y a
Oui Ginette, une lutte pour la vie, pour ses croyances. Chercher une voie plus juste peut être difficile, mais si l'on se bat avec passion, l'impossible devient réalisable.

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