Emmurée

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Les menottes m'avaient scié les poignets. La douleur me faisait grimacer. La sensation de sourire à un singe, au zoo. Le flic me regardait droit dans les yeux ; dans les siens, je lisais la certitude de me dominer.
« Vous dites que votre mémoire vient à peine de rentrer au bercail. Ce sont vos propres mots.
— Oui, monsieur le commissaire. Comme par enchantement. C'est un miracle. Une plaie qui se rouvre à la suite d'un mouvement brusque.
— Vous faites de ces comparaisons...
— C'est parce que je rêve souvent que je suis urgentiste.
— Urgentiste ?
— Oui, monsieur le commissaire. Gamin, je voulais soigner les gens. Pas les animaux, non, parce que j'avais remarqué qu'ils vous mordent alors que vous essayez de leur sauver la vie.
— Bon, et si nous revenions à nos moutons !
Il tripota une brassée de feuilles de papier qui chantèrent étrangement dans le petit bureau puant le mégot – il n'y avait aucun cendrier au milieu de ses dossiers.
— On a trouvé votre femme emmurée dans la cave et vous prétendez avoir oublié qu'elle avait disparu ?
— J'ai même oublié que j'étais marié.
— Bien sûr. Et le chat blanc... Il sortait d'où ?
— Je suis descendu à la cave pour aller chercher du vin et il était là, au garde-à-vous devant le mur en question.
— Un mur destiné à réduire les dimensions de la cave. Pourquoi ? Elle était trop grande ?
 — Elle prenait trop de place, oui, et j'avais besoin d'espace pour ranger mes vieux livres. Je voulais les isoler de l'odeur de vinasse. J'adore les senteurs de l'encre et du papier. De la poussière aussi, monsieur le commissaire. Je lis très peu, vous savez ?
— Vous me prenez pour un con, n'est-ce pas ?
— Pas du tout, monsieur le commissaire. De toute façon, ce n'est pas moi qui ai dressé ce mur.
— C'est qui alors ?
— M'en rappelle plus. »
Monsieur le commissaire saisit un coupe-papier qui traînait entre deux dossiers. Le maniant comme une serpette, il m'égorgea. Le cri de damné qu'il poussa, les yeux exorbités, me réveilla.
J'avais encore pissé au lit.

Ce cauchemar me laissait, chaque fois, pantelant au saut du lit. Je me levais comme un zombie pour aller prendre une douche froide. Les idées plus claires, je retournais dans la chambre pour m'habiller avant de changer les draps en sifflotant. Dans la glace de l'armoire, je voyais un homme aux yeux cernés et qui feignait d'être insensible aux scories de la nuit.
Ce cauchemar, je le faisais trop souvent, à mon goût, oui. Et il divergeait peu. Il était, heureusement, éloigné de la réalité. Je ne comprenais pas pourquoi je dramatisais, à ce point, cet épisode de ma vie de jeune retraité.
J'en avais touché deux mots à un ami psychiatre qui, entre deux verres, avait évoqué la culpabilité. Mais je me refusais toujours à être analysé par un professionnel.
« De toute façon, tu n'aurais pas dû déménager. Tu étais bien dans le centre-ville. Pourquoi avoir acheté cette vieille baraque dans l'arrière-pays ?
— Une baraque... un mas ? Il paraît que le grand Marcel Pagnol en personne y a fait des repérages avant le tournage de Manon des sources.
— Et tu sais pourquoi il est allé voir ailleurs ?
— Non. Et toi ? »
Je n'avais guère apprécié sa grimace amusée.
Je plaignais souvent ses patients qui devaient supporter son arrogance. Raison pour laquelle je détestais la psychanalyse. J'avais des rapports contradictoires avec ce soldat de l'armée ennemie. J'avais fait sa connaissance en classe de CM2, et j'avais été intrigué, très tôt, par sa faculté d'adaptation. Je la lui enviais sans jamais le jalouser. La vie privée des autres ne m'intéresse guère.
Je continuais de considérer les psys comme des voyeurs. Lorsque je lui en faisais la remarque, il me répondait que c'était parce que j'avais trop d'imagination.
« Toi, tu préfères deviner. Tu aurais dû être écrivain. »

***

L'agent immobilier arborait un large sourire. Je m'apprêtais à signer le bail.
« Je suis ravi que cette dernière visite vous ait complètement convaincu. J'avais peur que la cave pose problème.
— Pose problème ? »
— Oui, elle est bien trop petite, ce qui impose une taille réduite pour la chaudière. Vous m'avez bien dit que vous alliez la moderniser ?
— J'ai pensé à en acheter une autre, en effet. Mais je ne trouve pas la cave trop petite, non. C'est juste ce mur... Pourquoi avoir compartimenté les lieux ?
— L'ancien propriétaire, Grégoire Aspignan, possédait quelques casiers de grands crus et l'odeur de vinasse, comme il disait, le dérangeait. Il avait un nez paradoxal.
Il avait pris une profonde inspiration avant de continuer sur sa lancée. Je l'avais senti troublé. Comme s'il parlait d'un parent, d'un ami peut-être.
— Il comptait y ranger aussi ses vieux livres. Il aimait bien les feuilleter, les soirs d'été, à la fraîche. Vous avez certainement remarqué que le grenier n'est qu'une mansarde où l'espace est restreint. Il faut s'y déplacer voûté. Et la chaleur emmagasinée durant la journée y est insoutenable. Il a fait venir un maçon d'Aubagne. »
Ce mur m'intriguait. Il était lézardé et quelques rustines s'imposaient. Pas envie qu'il dégueule les bouquins du père Aspignan, parti dans les étoiles. J'avais dégainé la truelle. Je risquais d'avoir besoin de papier pour allumer des feux de cheminée – pas le moment que des briques transforment la bibliothèque souterraine en cimetière inaccessible. Surtout si la nouvelle chaudière était capricieuse, comme tout ce qui se fait de nouveau. La modernité n'apporte pas que des avantages. Il arrive qu'il faille faire un stage chez le fabricant pour comprendre le fonctionnement de certains appareils.

Le déménagement ne m'a pris qu'une journée. Le vieux mas était meublé et il était hors de question qu'un brocanteur vienne négocier le prix d'un buffet Henri II ou d'une commode Louis XV qui ne m'appartenait point.
L'agent immobilier m'avait donné quelques adresses. J'avais simulé l'intérêt par politesse. Les murs étaient constellés d'outils accrochés de guingois et qui ne servaient plus qu'à... enlaidir la salle à manger. Ainsi, une grande faux me faisait face, clin d'œil de la mort ayant emporté le père Aspignan. Dans la chambre subsistait une odeur ovine, la bergerie jouxtant cette partie du mas.
Au début, j'ai dormi le nez dans l'oreiller, puis je me suis habitué aux senteurs laineuses qui se sont estompées à force de laisser la fenêtre ouverte. J'avais emménagé au cœur de l'été et immédiatement reçu la visite d'un gendarme qui m'avait conseillé, d'un ton ferme, de débroussailler.
« Il y a souvent des incendies dans le coin. Je parie que vous êtes au courant. »
Les cigales avaient rangé leurs crincrins.
Je n'avais pas le profil d'un touriste, de l'habitant de la capitale qui vient finir ses vieux jours dans le sud pour ne pas avoir trop froid en hiver.
J'avais failli lui demander si le père Aspignan avait été obéissant dès le début. Ce n'était pas le moment de faire preuve d'insolence avec un représentant de la loi. Comme pour souligner ma pensée, un avion nous survola. Ce n'était pas un canadair, non, juste un bimoteur.
« Il y a une école de pilotage dans la vallée, de l'autre côté du Garlaban. Si vous désirez un baptême de l'air, c'est mon neveu qui vous mettra la gougoutte sur le front.
Je n'avais même pas esquissé un sourire.
— J'y penserai, merci. »
Et il était reparti comme il était venu : à pas de loup. Je me suis dit qu'il avait dû être braconnier avant d'enfiler l'uniforme. Il se mouvait dans la garrigue sans faire de bruit. Son véhicule de fonction l'attendait à l'ombre d'un pin parasol. Les cigales se remirent à jouer de leurs violons désaccordés.
Il n'y avait pas de doute, elles le connaissaient et savaient qu'il n'aimait pas la musique.

***

Casper, le chat blanc, est entré dans ma vie par la porte du jardin. Il me restait un peu de ciment après que j'avais suturé les plaies de la cave. J'avais monté un muret facile à enjamber, avec des galets incrustés que j'avais récoltés, comme des patates, dans une calanque, à moins d'une heure de route. J'aimais bien quand les jolies joggeuses, fatiguées par une longue course, y posaient leurs fesses et dégainaient leurs gourdes. Il leur arrivait même d'accepter une tasse de café très sucrée. Elles en profitaient pour contempler mon potager où le rouge des tomates se mêlait au jaune des fleurs de courgettes. Essoufflées, elles n'étaient guère bavardes, mais leurs yeux traduisaient le silence.
Je n'ai pas compris pourquoi Casper avait choisi de gratter à la porte en miaulant comme s'il était blessé. Mais que faisait un matou dans la garrigue, si loin de la civilisation ?
Attiré par ses jérémiades, je lui avais ouvert en singeant un homme sur le point de recevoir un invité de marque. Il était entré, la queue en l'air, en m'ignorant souverainement, puis avait pris la direction de la cave comme s'il connaissait les lieux. Il n'était pourtant pas très vieux. Six à sept mois à vue d'œil. Ses yeux vairons, l'un vert, l'autre bleu, jetaient un froid.
Il avait recommencé à gratter à la porte de la cave. Oubliant de miauler parce qu'il me savait à proximité, il s'était contenté de se frotter à mes jambes en ronronnant. Je lui ai obéi et il m'avait précédé dans l'antre du père Aspignan. Il ignora les casiers de bouteilles de vin et s'étira devant le mur derrière lequel une citadelle d'encre et de papier tutoyait les toiles d'araignées.
« Il faudra que j'installe une chatière si tu restes chez moi, d'accord ? »
Et j'avais ajouté : « Parce que, cette fois, tu ne veux visiblement pas entrer par la porte. »

Je n'étais pas tout à fait dans le vrai en évoquant une porte, car c'était un rideau qui permettait d'accéder à la bibliothèque souterraine. La sensation de se trouver devant une fenêtre ouverte. Mais, les bouquins du père Aspignan ne s'envolant jamais, aucun courant d'air ne soufflait dans la « grand-voile ».
Je me suis dit que Casper n'aimait pas lire, avant de regretter la stupidité de cette pensée qui avait déjà stigmatisé, dans un autre domaine, le gendarme aux prises avec l'art des cigales.
Le matou se dressa sur ses pattes arrière et s'appuya sur le mur. Il moulina toutes griffes dehors en dodelinant de la tête. Lorsqu'il la tournait dans ma direction, je lisais dans son drôle de regard qu'il me suppliait de...
Qu'il me suppliait d'abattre ce mur !

***

Je n'ai pas cherché à comprendre d'où sortait ce chat ni pourquoi il était là. Je l'avais immédiatement baptisé Casper parce que cela s'imposait. Il était capable d'apparaître et de disparaître en coup de vent. Lorsqu'il quittait la chambre, la nuit, pendant que je faisais semblant de ronronner, c'était toujours pour se rendre dans le jardin, devant la porte de la cave. Par la fenêtre, dans un rayon de lune, je le voyais qui se comportait comme une sentinelle. Il s'abstenait de solliciter ses griffes, sans doute pour ne pas m'éjecter de mon sommeil de gros minet. J'en profitais pour prendre un bain d'étoiles, les yeux levés vers le ciel comme pour une prière.
« Qui es-tu, petit chat ? Et pourquoi es-tu venu ? »
J'avais souvent peur qu'il ne lise dans mes pensées. Connaissait-il le père Aspignan, mon prédécesseur en ces lieux ? Ne dit-on pas qu'un chat a plusieurs vies ?
Le mur de la cave...
Après que j'avais posé moult rustines pour qu'il tienne debout, je n'allais tout de même pas l'abattre pour faire plaisir à un matou que je connaissais à peine, si ?
Une nuit, alors que Casper était roulé en boule sur la descente de lit, et qu'un orage grondait au loin, j'ai rêvé qu'il se frottait aux bouteilles de grands crus, alignées tels des soldats au garde-à-vous.
« Tu as soif ?
Non, mais ce serait très pratique pour jouer au bowling.
Et la boule, tu la prendras où ? Il faut une boule pour déquiller les cibles, mon cher Casper.
La boule, elle est là ! »
Il me montrait le mur à côté duquel le rideau bâillait parfois sur des bouquins entassés de façon à former une citadelle aux innombrables tours de papier.
Je me précipitais dans la cabane à outils pour en ramener une masse et je défonçais le mur qui se disloquait par pans entiers, dévoilant le corps d'une femme aux longs cheveux roux. Une momie au visage souriant. Elle se tenait droite comme une statue, bien campée sur les muscles apparents de ses cuisses de joggeuse.
Je me réveillai brusquement, dans un hoquet. Mon premier réflexe consista à vérifier si Casper dormait.
Que d'un œil. Celui qui était bleu me fixait, et c'était comme s'il souriait, lui aussi.

***

J'avais été à deux doigts d'appeler l'agent immobilier pour lui demander si le père Aspignan possédait un chat. Peu importait la couleur.
Ridicule. Casper avait visiblement moins d'un an.
Et il était hors de question que je détruise un mur que je venais de « panser ». Je me découvrais, au contact de ce mas provençal, une âme d'infirmier. Et puis, même si quelque chose était caché dans les entrailles de la maison, à mon âge, il était dangereux de faire du zèle. Un chat me priant de donner quelques coups de masse pour vérifier si...
qu'est-ce qui pouvait bien transformer un greffier en chien truffier ?
La question m'amusa et, ce jour-là, je choisis de parler à Casper. À mon âge, tout est permis, surtout quand personne ne tend l'oreille pour capter vos délires.
« Quel dommage que les chats ne causent pas ! »
Il m'avait regardé, assis sur son séant, sa queue ondulant comme une algue au fond de la mer. Je me suis dit que s'il miaulait, c'était une réponse, mais il resta muet. J'étais persuadé que si je lui tournais le dos, il recommencerait à égratigner le mur, comme pour rouvrir de vieilles blessures sur le corps d'un vétéran.
« Il y a quelque chose, dans ce mur, que tu veux revoir avant de m'abandonner ? Un souvenir que ton ancien maître à caché à ta vue et que tu sais trouver ici parce que tu étais là quand il a été dressé ? »
Je m'efforçais de sourire, comme pour lui demander pardon d'être dépassé par les événements.
Téléphoner à l'agent immobilier. Lui demander si le père Aspignan aimait les chats...
S'il avait emmuré une femme aux longs cheveux roux.
Je fus surpris par cette pensée qui me renvoya en arrière dans le temps, lors de la nuit du cauchemar.
Et si...
Si c'était le mec qui habitait le mas avant le père Aspignan ?
Non. Le corps était bien conservé.
Une subite envie d'éclater de rire.
Il y avait vraiment de quoi perdre la tête.
C'est le moment que choisit une petite voix pour remettre le train sur les rails. J'avais la gueule d'une locomotive sur le point d'attaquer la montée des Cévennes.
Et si j'avais oublié une lézarde, à l'intérieur de laquelle une famille de souris continuait de vivoter ?
Je me rappelle avoir été dérangé par une joggeuse. Une habituée, la cinquantaine assumée, qui me réclamait toujours une tasse de thé. Elle le sirotait, le petit doigt en l'air et le rimmel dégoulinant sur ses joues rosies par l'effort.
Je me suis précipité dans le jardin, suivi par le chat. J'ai laissé la porte de la cave ouverte pour que le soleil entre avec nous.
Il y avait bien une lézarde au pied du mur. Je l'avais complètement zappée. La flemme de me baisser. Peut-être s'était-elle ouverte durant la nuit ?
Casper regardait ailleurs. Il était figé dans une posture d'animal empaillé, et ses yeux semblaient fixer un horizon imaginaire. Était-il peuplé de souris ?
Je le caressai. Ses poils se dressèrent et il prit la fuite, plongeant dans le jardin, cœur de lumière, telle une dague. Je fis un pas vers la porte.
Il y a eu un craquement. Celui du mur qui se fissure puis celui de mon dos s'interposant entre les pans de maçonnerie et le sol.

***

Je ne suis resté qu'une petite minute assommé, allongé sur le ventre, une violente douleur au niveau des reins. Rien de grave, je pouvais bouger. Il y avait de la poussière en suspension. Ou autre chose, je ne sais plus. Le mur s'était fracturé sous le poids des livres du père Aspignan. La bibliothèque souterraine. Les tours d'encre et de papier. Une seule avait basculé, les autres avaient suivi. L'effet domino.
Les bouteilles de vin avaient été miraculeusement épargnées.
Casper avait disparu.
Mes rustines n'avaient point tenu sous la pression de la littérature. L'air était saturé de farine de plâtre. Je n'étais pas un bon infirmier. Je m'apprêtais à grimper les cinq marches accédant à la terrasse, fermement décidé à avaler deux comprimés de paracétamol.
Et il y eut l'odeur. Une odeur de feu sans le crépitement qui l'accompagne. Et le ronflement lointain de moteurs d'avions. De gros avions. Des canadairs. Des pompiers se pointèrent, toute sirène hurlante. Je n'ai même pas eu le temps de me retourner pour...
La chose emmurée ne l'était certainement plus. Mais la poussière mêlée à la farine de plâtre, pas encore retombées, faisaient obstacle. La brume de ce matin-là n'avait rien de poétique.
Un homme casqué m'apostropha. Il y avait un gendarme à ses côtés. J'ai cru le reconnaître.
J'avais oublié de débroussailler.
« Monsieur, il vous faut partir sans attendre ! Le feu. Un feu de pinède. Il arrive au galop. Prenez votre véhicule. Vite ! »
J'eus le réflexe de penser à Casper. Mais il devait être plus rapide que les flammes. Je commençais à apercevoir ces dernières qui griffaient l'azur tout en dévorant les pins parasols.
Casper. Avait-il seulement existé ?
Je l'imaginai grillant dans le brasier. Des frissons paradoxaux escaladèrent mon dos. La douleur l'avait déserté, remplacée par la peur.

***

Les restes calcinés du vieux mas firent monter des larmes qui refusèrent de se jeter sur le toboggan de mes joues.
Nul ne saura jamais ce que la maison recelait dans ses entrailles. J'ai lu, sur le journal, qu'un pompier avait évoqué de la poudre d'os humain. Il avait des antécédents douteux. Il fut cloué au pilori. Il n'y eut aucune enquête.
Casper était parti avec son secret.
Une nuit, alors que je dormais, il est revenu. Enfin, je crois. Il avait gratté à la porte. Je lui ai ouvert parce qu'il risquait de réveiller les clients de l'hôtel.
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