Cycle

il y a
2 min
331
lectures
108
Qualifié
Image de Nouvelles Renaissances - 2021
Image de Très très courts
Dans un état stationnaire entre la vie et la mort se déroule un jeu d'interaction entre rêves et souvenirs. Transcendant le soi et la conscience, les particules endormies dansent, manipulées par des fils de marionnettes qui résonnent au son de préceptes intemporels.

Au sein de ce vide infini de l'inconscience, les poussières de songes et les vestiges d'existence se mélangent dans une cacophonie chaotique. Les concepts impossibles et les molécules de réalité s'harmonisent, dirigés par le bruit de fond cosmique, reliquat d'une entité passée.

Dans une décharge aveuglante, la conscience enflamme l'univers endormi. Le voile entropique se déchire. Des galaxies de pensées s'élancent dans cet espace qui prend forme. Les lois immuables des souvenirs s'imposent, façonnant les constellations de l'éveil. Un ordre confus discerne lentement matière lucide et antimatière endormie.
Doucement, les fragments de pensées s'agglomèrent. L'inconscient devient invisible et la machine universelle se met en marche. Une infinité de particules s'animent pour former des astres et corps célestes. L'essence du soi se construit au travers du fond diffus cosmologique.

Du premier cri de cet univers naissant à la dernière radiation émise d'un astre mort rattrapé par l'entropie, l'univers conscient embrasse une éternité cyclique sur la trame de l'inconscient.

Chaque matin nous nous réveillons. Un univers se forme dans notre esprit, peuplé de rêves, souvenirs, pensées... Une personnalité se façonne en suivant les constantes de l'expérience et de l'apprentissage. Nos yeux s'ouvrent pour la première fois mais nous pensons l'avoir fait depuis toujours. Une illusion indispensable.

Chaque matin une nouvelle personne nait et s'approprie notre conscience. Une succession d'êtres éphémères portant un univers intérieur infini. Un sentiment de constance primordiale pour l'avancée perpétuelle d'une entité qui se questionne. Chaque univers est différent mais se façonne en suivant des lois immuables.

Chaque soir nous nous endormons. Un univers s'éteint dans notre esprit. En proie à l'entropie qui dévore petit à petit ces explosions conscientes comme un moteur essoufflé qui fui la mort.

La perte de conscience par le sommeil sonne le glas d'une existence éphémère. Une entité galactique qui papillonne faiblement derrière le miroir d'un univers parallèle. Influencé par cette dualité, la constance évolue. Elle meurt et renaît sans arrêt dans un cycle cosmique sans fin.
108

Un petit mot pour l'auteur ? 1 commentaire

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,
Image de Les Histoires de RAC
Les Histoires de RAC · il y a
Presqu'une symphonie à la Roger Boutry ♫