Un peu de jardinage et beaucoup de lecture

C’est avec un immense plaisir que le Prix Nouvelles Renaissance(s] organisé avec la Région Centre-Val de Loire se termine. Plaisir car vous nous avez offert, vous les 325 auteurs participants, d’excellents moments de lecture tous plus variés les uns que les autres. Parfois le jardin était un personnage à part entière au sein de l’intrigue, parfois simplement élément de décor aux mille fragrances. Souvent il était transformé en un lieu imaginaire et futuriste, même menaçant et sanglant pour certaines nouvelles, ou alors tout naturellement décrit comme cet espace vert, paisible, dans lequel on se sent si bien.

Encore merci aux auteurs d’avoir laissé pousser la petite graine de l’écriture et de s’être prêté au jeu. Réceptacle de souvenirs d’enfance ou source de motivation dans la vie quotidienne, le jardin et la vie qui y grouillait ont été sublimés par vos écrits. Chacun a apporté sa pierre à l’édifice, et les multiples représentations du jardin se sont succédé au fil de mots pour former un Prix Nouvelles Renaissance(s] coloré et harmonieux !

Maintenant trêve de bavardages, faisons place aux lauréats choisis par le Jury et les votes des lecteurs !

Le trio gagnant

Trois lauréats ont été choisis dans ce prix où diversité et fraîcheur se sont imposés comme maîtres-mots. Ils se sont démarqués par leur style, leur réalisme et leur originalité, et ne sont pas passés inaperçus aux yeux du Jury et des lecteurs. Nous vous laissons découvrir ce beau Palmarès du Prix Nouvelles Renaissance(s] !

  • Charles Valois, Prix YEP'S avec Le Jardin de Géronimo
    Drame, récit de guerre, histoire d’amitié, mais aussi ode à la vie, au partage, à la découverte de l’autre… Le Jardin de Géronimo c’est tout cela réuni en une histoire courte. Au milieu d’une ville qu’on a fait taire, grise et dévastée, le jardin apparait comme une tache de couleur. Ce refuge contraste habilement pour faire passer l’émotion et la douce mélancolie du narrateur. On aimerait résumer cette histoire comme il le fait : « À la fin, c’est toujours la vie qui gagne », mais il y a tellement plus.
  • Frédéric Pieters, Prix du Jury avec Le jardin de l'Élysée
    Une écriture qui rassemble sur un sujet qui divise. Voilà la grande force de ce texte nuancé qui nous propose un regard intimiste au cœur d’un « rond-jardin »… de Gilets jaunes ! Un jardin, ce n’est rien, et pourtant c’est parfois tout un symbole lorsque, même au milieu des voitures, celui-ci permet de trouver une certaine paix intérieure. La relation entre la mère et la fille vient cristalliser une émotion discrète, mais omniprésente. La fin évite l’écueil revanchard et assume un certain recul sur l’évènement. Ici comme au fond partout, c’est bien d’hommes et de femmes qu’il s’agissait.
  • Félix Culpa, Prix du Public avec Les jardins de vie
    Le Public a été sensible à ce beau moment d’évasion. Ce récit merveilleux où le temps, l’amour et la lumière se sèment au vent comme les graines est écrit avec beaucoup de sensibilité. Poésie et belles métaphores pour un sympathique moment de lecture mais aussi de remise en question !

Les histoires que nous recommandons

Au-delà du Palmarès, de nombreuses œuvres de qualité ont été remarquées. Il leur a parfois manqué un petit rien ! Nous avons tenu à les recommander pour les raisons que vous pouvez découvrir en vous rendant sur chaque œuvre. Bonne lecture !

Le jardin de Stan de Michel Dréan, Découverte d'un jardin terrien de Pauline Rouge, À dos de géant de Sascha Lahaie, Silence on pousse ! de Landry des Alpes, Les salades de mamie Raymonde de Sam Wallyn, Garden-party chez les Lelièvre de Marie Pouliquen, Panais de la dernière pluie de David Lefèvre, Un jardin à soi de Camille Qui, Lobélia de Léonore Feignon, Sa Terre de Marie Kléber, Le chant des pipistrelles de Noé Natt, Être et laisser croître de Pierre Adam, La taupe de Rémy Bloch, Chez mon père de Viviane Clément, Jardins et chamailles de Hortense Remington, Légume de Lyne Fontana, La greffe de Pierre-Hervé Thivoyon.

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