Matinale des Lycéens

Les 20 Nominés de la Matinale des Lycéens 2018 ont été invités au Festival Livre à Metz pour rencontrer l'auteure Lola Lafon.
Nous sommes heureux de vous proposer un petit compte-rendu de l'échange entre les jeunes auteurs et Lola Lafon, qui leur a généreusement offert de beaux conseils pour progresser dans leur travail d'écriture.


La Master Class

Lola Lafon est l’auteure de 5 romans ; mais avant de se lancer dans l’écriture – ou plutôt de choisir l’écriture comme métier –, elle était danseuse ! Cette vie artistique a toujours été une évidence pour elle : elle a commencé la danse très tôt et ne s’est jamais vraiment demandé quoi faire d’autre.

Pour l’écriture, c’était un peu la même chose : très petite déjà, elle écrivait beaucoup – ses pensées, mais aussi des histoires. Selon elle, si on écrit, c’est qu’on ne peut pas faire autrement.
Et écrire au quotidien, ce qui nous tracasse, ce qu’on ressent ou ce qu’on voit autour de nous, est très utile pour écrire de la fiction. C’est de cette manière qu’on peut analyser, comprendre les sentiments pour les appliquer à nos personnages !

Et sur les personnages, elle a beaucoup à dire ! Pour parler d’un personnage, elle doit ressentir de l’empathie pour lui, elle se considère ainsi comme son avocate.

règlement Matinale des Lycéens
Dans plusieurs de ses romans, elle s’est intéressée à des personnages historiques, qui ont vraiment existé – Patricia Hearst dans Mercy Mary Patty, et Nadia Comăneci dans La Petite communiste qui ne souriait jamais. Et malgré le caractère réel de ces personnes, elle avoue s’être retrouvée dans certains personnages, certaines intrigues… sans toujours le savoir au moment de l’écrire ! Lorsqu’un personnage est baptisé, il s’impose dans le récit et devient vivant. Et de la même façon, à la moitié de l’écriture d’un roman, elle en connaît déjà le dénouement.

Pour elle, l’écriture ce n’est pas si mystérieux, c’est surtout du travail. Au début de chaque nouveau projet, elle s’impose un nombre de mots minimum à écrire chaque jour, et elle refuse de se relire avant au moins 30 pages ! Sinon, elle dit qu’elle jetterait tout à la poubelle. Le syndrome de la page blanche, finalement, elle ne le connaît pas vraiment. Celui qu’elle connaît, c’est le syndrome de « j’aime pas mes pages ».
La solution ? Se rattraper au travail, plutôt que de compter sur l’inspiration.


Les Nominés lors de la master class
L'échange sera retranscrit dans son intégralité dans le magazine Phosphore !