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Wassim

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Hamid Merakchi

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Je suis dehors, je sais que l’on n’a pas le droit de sortir, que je dois rester confiné mais je suis jeune et insouciant . Nous sommes assis, Wassim et moi, on parle de la vie, du foot , des filles, de l'école. On rigole, on passe le temps en attendant l'heure de manger car c'est le ramadan. On reste sur nos gardes car on ne veut pas que la police nous voit, alors à chaque fois qu'on entend un véhicule, on se cache aussitôt dans notre hall.
Le téléphone de Wassim sonne, sa mère lui demande d’aller acheter du pain à l'épicerie pas très loin de chez nous. On décide de ne pas monter chercher d'attestations, on ne voit pas l’intérêt d'en prendre pour seulement deux baguettes. On se dirige donc vers l'épicerie, puis on remarque trois jeunes qui étaient en train de courir. Derrière eux, une voiture de police...
Pris de panique, on se mit aussi à courir .L'estomac vide on a traversé tout le quartier, quand soudain, à l'angle d'une rue, on croisa trois agents de police. Essoufflé, je décide de me livrer. Wassim lui n'était pas de cet avis, il se mit à courir, un policier décida de le poursuivre. Wassim était hors d'haleine ce qui a permis à l'agent de le rattraper facilement. Il se jette sur lui, mais, un bruit effrayant se fit entendre lorsque la tête de Wassim cogna contre le sol. Le policier se releva directement et regarda ses collègues. Mais Wassim, lui ne s’est pas relevé, il ne bouge plus, je me dirige vers lui mais un agent me retient. On me met dans la voiture, les policiers parlent dans leurs radios, mais Wassim ne se relève toujours pas. Petit à petit, des gens apparaissent aux fenêtres, certains sortent même de chez eux.
Une ambulance arrive, ils en sortent une civière. J'espère au plus profond de moi que ce n'est pas trop grave. Les médecins pratiquent un massage cardiaque, mais en vain... C'était interminable. Ils finirent par s’arrêter. Ils le mettent sur la civière et on lui pose un drap sur le corps. Des larmes coulent sur mon visage, plusieurs personnes assistent à la scène, certaines crient, d'autres pleurent...Wassim est mort.
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