Voyage en mélancolie

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J'ai toujours adoré lire et cela fait longtemps que je voulais tenter d'écrire. Je m'y suis mis tardivement, lorsque j'ai eu plus de temps libre et je me suis pris au jeu, j'y prends beaucoup de  [+]

Image de 2017
Au départ il s’était assis dans le sens de la marche du train. Il pensait qu’ainsi il profiterait mieux du paysage défilant sous ses yeux.
Le train a démarré à l’heure prévue et il roule depuis une heure environ. Il traverse la banlieue de la grande ville qu’il vient de quitter. Les multiples bâtiments qui s’alignent le long de la voie de chemin de fer sont décorés de « tags » aux couleurs chatoyantes mais sans grands talents. Le linge pend aux fenêtres. Quelques personnes appuyées sur le rebord de leur fenêtre regardent songeuses le train passer avec mélancolie.
La deuxième heure vient de s’écouler. Le petit train serpente lentement au milieu de la campagne déserte dévoilant les tâches multiples des champs colorés illuminant le paysage, incitant le passager à la rêverie.
Brusque changement de cadence à la troisième heure. Le train tente de grimper le début de la montagne qui s’annonce avec lenteur et avec de nombreux à-coups. Quelques vaches ruminent nonchalamment tout près de la voie, indifférentes au train qui passe, comme hors du temps. On aperçoit au loin un grand lac bleuté et quelques voiles voguant sous la brise que l’on devine.
Au km 350 nous sommes tout près du sommet. Le passager commence à remuer, les fesses endolories par le siège en bois très inconfortable. Le paysage qui se présente est éblouissant. Des sommets à plus de 2000m, parfois recouverts d’une fine couche de neige d’un blanc immaculé culminent tout autour, mis en valeur par un ciel d’un bleu intense et pur. Il ne se lasse pas de ce panorama et semble même le redécouvrir à chacun de ses trajets.
Après quatre heures de route, le train commence sa descente très lentement. Il aperçoit au loin de grandes cheminées inesthétiques relâchant dans la nature une fumée blanchâtre et envahissante, inadaptée à cet environnement magnifique qui pourrait rester magique sans la volonté des hommes à domestiquer une nature pourtant si envoûtante à l’état sauvage. Il pense tristement que dans une heure il sera rendu dans la cour de l’usine comme chaque lundi matin.
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