2
min

Voyage de pensées dans un rêve

Image de Plumots

Plumots

8 lectures

0

Silence ! Écoutez, entendez les battements du cœur de la vie en cet endroit apaisant et mystérieux.
Il y a bien longtemps que tu m’as quitté, que la folie a gagné doucement mon esprit .C’est ainsi que je vous retrouve, toi et mon âme pour partager des instants particuliers.
En ce lieu qui m’offre une source de bien-être où voltigent et virevoltent dans les allées de la vie, mes pensées qui chaque fois, te rejoignent.
Marchant sur le sentier minuscule de cailloux menant au banc forgé et rouillé par le temps, je m’assois !
Mon regard sillonne le mur, les lianes serpentent mon corps et essoufflent mes pensées qui s’évanouissent en cet endroit. Grondent les vagues de larmes dans la fontaine de mon passé.
Maître saule, pleure avec mon âme et laisse goutter les larmes dans le bassin de la vie. Flic ! Floc ! S’en va ma peine. Mon esprit est ailleurs et s’en va chanter un air de tendresse au grand chêne sage.
Calme ! Mélancolie ! Sérénité ! Meurtrissure ! Apaisement...
Entendez-vous ? Le battement de mon cœur devenir cette fleur flamboyante qui s’ouvre chaque matin lorsque le soleil la hèle par sa douce chaleur. Rayon qui illumine ma folie adossée au tronc du grand chêne qui par sa sagesse m’offre une fine branche pour que s’écoule la sève sur ma chair et que de cette plume en bois j’égrène des mots et des rimes du temps de nos souvenirs.
Silence ! Regardez cet instant de rêve et de bonheur qui se fond en moi lorsque je sens l’encre de cet arbre devenir les veines de mon esprit. Je ressens le silence du temps en cette journée de printemps offrir le paysage de la renaissance de mes pensées qui caressent cet endroit majestueux.
Comme les sillons de l’âge qui marquent nos visages, toi et mon esprit êtes cette azalée qui veillait sur mes pâquerettes. Malheureusement il est mort ! Il est mort ce temps pour l’azalée de nos souvenirs. Ce matin ! Quel chagrin ! Elle est allée vous rejoindre me laissant avec ma douce folie. Le chant de l’oiseau de feu pose ses notes musicales sur le parterre du printemps afin de lui rendre hommage. Chaque sifflement est une symphonie suprême du mystère de la vie. Sa chanson apaise ma tristesse et dessine un regard d’adieu respirant l’écume du temps qui se dépose sur le sol comme un tapis enneigé.
Chut ! Entendez, écoutez la brindille plonger dans cette écume pour écrire ces derniers mots :“ Semblable à une feuille tourbillonnante flétrie, l’arbre de la vie meurt doucement au chant du vent. Le vent qui hurle la vie d’une âme parfumée de jasmin et de chagrin...”
Je continue mon chemin, puis je m’arrête sur une grosse pierre, où j‘élis domicile l’instant de lever les yeux vers la beauté de là-haut. La robe du ciel s’accorde avec les couleurs du rêve qui sont ébène, chair, pastel et ambre.
Douceur ! Chaleur ! Soleil ! Pensées!
Doux comme le coton qui pousse tranquillement à côté du vieux banc, je voyage sur un nuage câlin qui me transporte vers notre histoire que seule la pierre sait raconter par ses gravures qu’elle a gardé en secret pour nous. Des gravures faites d’éclats de diamants qui scintillents sur la robe du ciel enveloppant ton cœur, ton visage qui s’accordent aux couleurs du rêve.
Pause ! Évasion ! Rêve ! Souvenirs !
Mon regard se tourne vers cette table d’ébène entre le chêne et le roseau. Table poussiéreuse et blanchi par les rides du temps. Cette table c’était la tienne, c’était la mienne. Je m’attable et imagine, invente un monde à l’envers où mes pensées sont des assiettes, le verre est parterre se remplissant des gouttes de pluie qui sont très bruyantes lorsqu’elles rencontrent le fond du verre .J’imagine et invente la fleur que je t’ai offerte, butinant le ver de terre essayant de grimper sur un pétale et la table qui fredonne un vers poétique de délice.
Je suis fatigué, oui, fatigué ! De regarder, de sentir les effluves de la beauté de cet endroit de rêve. J’ai atteint l’âge de te rejoindre, et ma folie cesserait enfin de brouiller mes pensées et de gesticuler dans ma tête .Oh !
Viens me chercher, pour qu’enfin je savoure le parfum de l’au-delà, avec toi. Partir ! S’enfuir ! S’esbigner ! Quitter !
Je m’évade sur le chemin de nos souvenirs et je vois ton sourire qui à la saveur suprême d’une rose muscade sur lequel je dépose un exquis baiser de tendresse. Qu’il est divin cet instant de souvenirs que je partage avec toi sur ce banc rouillé par le temps.
0

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lisez la charte !

Pour poster des commentaires,