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"Vous n'auriez pas vu mon Papa ?"

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Nicolas

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C’était un soir d’hiver, une lueur unique perçait l’obscurité, elle provenait d’une petite chaumière, à l’intérieur de cette petite chaumière, se trouvait un homme et une petite fille blottis l’un contre l’autre devant un feu mourant. Ils avaient faim et froid, l’hiver et la guerre n’en finissaient pas.
La petite fille s’appelait Hamelyn et son père Thinur était berger mais tous les moutons étaient morts de froid.
« Papa, j’ai faim. » gémit Hamelyn.
« Chut, dors maintenant. » rétorqua le père.
Et ils sombrèrent tous deux dans un profond sommeil. Quand elle ouvrit enfin les yeux, une lueur éclatante qu’elle ne connaissait pas l’éblouit. Elle était dans un immense pré dépourvu de neige, elle qui n’avait connu que l’hiver et la guerre, fut époustouflée devant tant de beauté. Tout d’abord, elle crut qu’elle rêvait mais en regardant ses mains, elles lui parurent tout à fait réelles. Dans le ciel volaient gracieusement d’immenses créatures dont elle ne connaissait pas le nom. Quand elle s’arracha enfin à leur contemplation, elle remarqua une immense rivière scintillante qui ondoyait entre les collines, tel un gigantesque serpent. Hamelyn décida de descendre la colline pour aller voir la rivière de plus près. De grands troupeaux de moutons à la laine dorée paissaient paisiblement sur les flancs des collines. Quel était donc ce pays épargné par la guerre et le froid ? Quels étaient ces étranges créatures qui volaient si joliment dans le ciel ? Et où était son père ? Tels étaient les questions que se posait Hamelyn quand elle aperçut les toits brillants d’un immense palais scintillant.
Elle se dit qu’un si beau château dans un pays si joli ne pouvait appartenir qu’à des gens bons, donc elle décida de s’y rendre.
En chemin, elle rencontra toutes sortes d’animaux paisibles : des lapins, des oiseaux et des biches, aucun monstre...
Soudain, elle se rendit compte que toutes les créatures volantes se dirigeaient vers le palais, elle redoubla donc l’allure et fut arrivée en un rien de temps.
C’était un édifice magnifique, avec des colonnes de marbre blanc et des toits de cristal, les créatures volantes entraient par d’immenses fenêtres taillées dans les douze tours qui coiffaient le château. Il n’y avait ni porte ni garde à l’entrée, comme si on ne craignait aucune attaque.
Elle errait dans les gigantesques corridors baignés de lumière, passant de salle en salle sans rencontrer personne, puis, elle fut attirée par un bruit provenant d’une immense salle. Quand elle entra, elle se retrouva devant douze convives rayonnants et abasourdis.
Douze convives abasourdis de voir devant eux une fillette de sept ans sur le bord des larmes qui répétait sans cesse : « Vous n’auriez pas vu mon papa ? »
Loin de là, dans un pays en guerre, un homme en armure hurla : « Non mon général, rien à part deux cadavres congelés ! »
« Les douze divins sont avec nous, ce soir, nous établirons le campement dans la chaumière ! »
Alors, les quinze soldats maculés de boue, rescapés de la dernière bataille entrèrent dans la cahute. Ce soir la, une petite fille et son père furent enterrés dans le sol gelé derrière une chaumière isolée.
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