Victorine

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Victorine Pacard n'a jamais eu de chance dans la vie, n'ayant pas plus connu son père que son son fils a connu le sien, abandonné par sa mère, Elle fut élevée ses 15 premières années par les sœurs de l'orphelinat d'Aurgerville et les 9 suivantes par elle même.
27 Aout 1890, il était bientôt minuit, les sœurs avaient finies la prière du soir et Victorine en avait assez de cette vie, Victorine voulait « monter » a Paris, y vivre et y réussir.
Elle marcha toute la nuit quand au petit matin elle arriva a Orléans et y chercha la gare. Le premier train était à quai. Sur ce train, les cinq lettres de Paris tamponnées sur la pancarte de la cabine 18, juste en dessous de « destination » se déformaient pour devenir espoir. Avec la discrétion d'une souris, Victorine rentrait dans ce train et s'y cachât dans le sombre local ou les gens de la 1ere classe laissaient leur valise. Recroquevillée au sol, Victorine se laissait bercer la le bruit de roues du train sur les rails, chacun de ses bruit la rapprochait de la ville lumière qu' elle avait tant rêver.
Quelques heures plus tard le train s’arrêtait, nous étions Gare du Nord a Paris. Tout ces gens qui marchaient avec assurance apeuraient Victorine qui elle ne savait ou aller.
Elle passa deux jours a dormir sur les bancs du quai N°9 de la Gare du Nord, deux jour a manger les restes que la petite bourgeoisie du train Paris-Cabourg peinait a finir.
Dans un matin toujours sur son banc elle fut réveillée par M. Jean a qui elle raconta sa vie.
M.Jean lui parla d'une cousine qui a 36 de la rue Saint-Denis a Paris tenait un bar ou certes elle ne gagnerait pas des fortunes ; mais ou elle serait ou moins logée et nourrie.
Victorine était ravie, mais ce qu 'elle savait moins, c'est que M.Jean était en fait un rabatteur employé par l'austère Madame Martès, tenancière d'une maison close.
Ce fut le début d'un enfer, Victorine resta 1an dans cette prison ou elle fut mise enceinte.
La seule fois ou Victorine put voir le jour fut le 21 juillet 1891, le 21 juillet, Léon naquit. Et Victorine ne mis plus jamais les pieds chez Madame Marthès.
Cette année d’horreur lui avait tout de même permis de mettre un peu d'argent de coté, ou en tout cas assez pour pouvoir survivre sous les toit du 6 rue des Martyrs avec Leon, son fils.
Pendant que Victorine faisait des ménages a la rédaction du Figaro, Léon était gardé par Madame Pelletier, la femme de M. Pelletier, qui tenait une librairie en bas de chez elle.
Madame Pelletier c'était sans doute reconnue dans Victorine elle qui avait fuit sa Dordogne natale pour rejoindre Paris. C'est sans doute pour cela que chaque soir Madame Pelletier apprenait a Victorine a lire.
Il était 21h et Victorine disposait symétriquement les dossier de M.Jacques rédacteur en chef du figaro sur son bureau, quand le regard de Victorine fut attiré par une annonce en bas a gauche de la une de la veille. Cette dernière ventait les mérites d'un paquebot flambant neuf qui revirait les cotes anglaises a New York en passant pars Cherbourg. Les nuits qui suivirent étaient hantés par les rues de New York sur lesquelles elle s'imaginait.
Victorine pris tout ce qui lui restait et alla achetez un billet en 3eme classe pour elle et son fils.
Vicorine était persuadée que c'était la chance de sa vie.
Nous étions le 9 Avril et Léon dormait sur les genoux de sa mère bercé par le ronronnement des roues du Paris-Cherbourg passant sur les rails.
Ils avaient attendu des heures sur le port, jusqu'à ce que cet immense bateau se laisse apercevoir a la surface de l'eau.
A cinq dans une minuscule chambre, Victorine regardait le port de Cherbourg disparaître a travers le hublot.
Victorine voulait être comme les riches américaines de la première classe qui dansaient toute la nuit dans les innombrables salon du paquebot.

Le rêve américain hantait les siens.

Quelques fois Victorine se disait qu'elle était inconsciente, mais ce rassurait en se disait qu 'elle le fait pour Léon et que si d'autres ont réussit pourquoi pas elle.

Après avoir quitté la France, vers 9 du matin, le dimanche 9 Avril, le paquebot, aborde l' Atlantique nord le 14 Avril au terme d'une multitude d'incidents et de pannes.
Le navire qui fait de l'eau depuis le début du voyage selon les uns, avait heurté un iceberg selon les autres voit ses machines tombés en pannes de jour en jour, d'heure en heure.
Il émet un premier SOS.
La nuit du 28 au 29, maintenant à quelques milles des côtés Américaines, le navire dérivait dangereusement au milieu de la tempête.
A 6h du matin le bateau émis un dernier signe de vie par radio "Je sombre".
Dans les minutes qui suivirent, ce dernier se fracassa sur un iceberg et coula presque aussitôt.
Le lendemain matin le Figaro tirait «  Le Titanic contre un Iceberg, près de 2000 passagers y périssent »

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