Vague à l'âme

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J'écris souvent mes rêves, très réalistes. Je m'excuse pour les fautes et les non-sens, je débute encore et je vous remercie de m'indiquer mes erreurs afin de m'améliorer :)  [+]

J'ouvrais les yeux dans une ruelle étroite, les bâtiments étaient entassés les uns sur les autres tout en accompagnant le tournant de la rue qui montaient le long du paysage italien.
Le soleil étaient en train de se coucher, et la lumière reflétait un ton orangé sur les petits immeubles ornés de vêtements, de plantes et de tapisseries, le quartier était vraiment très tranquille.
Enfin, pas vraiment j'étais avec cette fille de mon âge, impossible de lui donner un nom. Brune aux yeux bleu et téméraire, 'Elle' s'agitait comme si la journée venait de commencer.

Mes souvenirs me disent que nous rentrions d'une soirée de chez des amis à elle et que sur le chemin du retour c'est ici que nous sommes arrivés dans cette ruelle pittoresque. Je logeais chez 'elle' et son copain qui était resté un peu plus longtemps chez leurs amis en contrebas. J'étais de passage dans la région, voyageant je ne sais où, fuyant je ne sais quoi.

A quelques rues de l'appartement ancien et typique où je résidais temporairement, 'elle' m'invita à escalader un bâtiment en rénovation afin de profiter de la vue sur cette petite ville.
Je n'étais pas encore fatigué et j'étais curieux de voir jusqu'où le soleil pouvait descendre. Après quelques échafaudages, des poutres et passerelles en bois, nous étions enfin sur le toit, évitant les mauvaises tuiles et les trous. Je faisais face à l'horizon, aux multitudes de ruelles qui descendaient dans la lumière du soleil faisant place aux feux des lampadaires. Le monde semblait s'endormir, et nous étions les gardiens de cette nuit.

Je faisais face au sud, je savais qu'il y avait la mer méditerranée dans cette direction mais impossible de la voir. L'ouest n'était que ville et quartiers tortueux avec toutes ces lumières et architectures irrégulières, on aurait dit des guirlandes de bétons. Je tombais amoureux de cette vue sans même avoir vu les montagnes que m'offraient l'Est et le Nord, les lueurs l'obscurité dessinaient le contour des Alpes italienne dans un paysage surréaliste.

Je n'ai pas eu le temps de plus apprécier ce que m'offrait mon voyage quand les premières gouttes de ce qui s'annonçait être une pluie torrentielle, vinrent nous déranger. 'Elle' (celle sans nom) me guida pendant notre descente par les rebords les plus sûrs. Il était temps de rentrer, et nous avons courus les derniers mètres, déjà complètement mouillés.
Une fois passé la grosse porte lourde, marquée par les années, nous étions pris de rire dans le hall de l'immeuble. C'est en refermant l'entrée que j'ai vu courir de toute vitesse un chat roux lui aussi frappé par les larmes des cieux, et j'insiste sur le mot larme, car je n'ais pas desuite constaté que cette pluie avait un goût salé.

Devenant complètement gaga devant ce pauvre chat trempé je n'ai pas pu m'empêcher de le caresser et de le réconforter.
Je fus interrompu quand 'Elle' me dit, déjà du haut des escaliers du premier étage qu'elle m'attendrais dans l'appartement après avoir préparé des couvertures et un repas chaud. J’acquiesçais en continuant de caresser le félin. Après quelques minutes je n'allais pas faire le malpoli et je me décidais à monter les 4 étages de l'immeuble afin de me mettre dans une meilleure ambiance que celle du hall.

Je n'avais même pas constaté à quel point ce dernier était lugubre. En fait je ne voyais pas plus que quelques mètres. Je me dépêchais de parcourir les escaliers de vieux marbre en m'accrochant à la rambarde d'acier, sans raison valable j'avais peur, et je me sentais seul. Mon anxiété me frappa et je m'imaginais que du rez-de-chaussée au 3ème étage, l'immeuble était inhabité.

C'est quand 'elle' m'ouvra la porte d'un ''Déjà ?'' que j'ai compris qu'à mon souffle épuisé, j'ai parcouru quatre étages d'une vitesse fulgurante.
Après une soupe chaude, quelques anecdotes marrantes et des bières nous sommes allé nous coucher dans nos chambres respectives.
Il était à peu près minuit passé quand 'elle' n'avait toujours aucune nouvelle de son copain, était-ce le mauvais temps qui brouillé le réseau ? Lui qui était dans un état proche de l'ivresse ? Nous ne l'avons jamais su, car aux alentours de 5h du matin, nous fument réveiller par un fracas à l'horizon.

La chambre d'amis était séparée de la porte d'entrée par un couloir qui les reliés tous deux au salon. Je me dépêchais d'aller voir mon hôte qui résidait dans sa chambre accessible depuis ledit salon, jonché de canettes de bière, de couvertures et d'une multitude d'objets au sol. Les étagères étaient tombées et les placards ouverts. En entrant dans sa chambre, je su qu' 'Elle' n'en savait pas plus que moi, nous voulions comprendre ce qu'il se passait dehors et avons donc décider d'ouvrir les volets pour trouver une réponse.

Dans l'horizon matinal bleuâtre, une gigantesque vague, haute de plusieurs centaines de mètres happait tout ce qu'elle pouvait de la terre, remontant du Sud vers le Nord. C'était la mort sous forme d'un tsunami irréellement démesuré qui annonçait la fin du monde dans un brouhaha de décombres.

J'étais pris de panique à l'idée d'être piège, ce sentiment qu'il était trop tard pour fuir ou faire quelque chose, de savoir qu'à n'importe quelle hauteur où je me réfugierais, ça ne serait jamais assez haut pour éviter le mur d'eau qui nous fonçait dessus je m'en voulais de ne pas pouvoir me réveiller de ce que je voulais n'être qu'un rêve, il était inconcevable pour moi de mourir ici et maintenant, je me voilais la face et frappa de haine le sol. Sans même considérer l'existence de la personne qui se tenait à côté de moi.

Dans un moment pareil, on ne pense plus à ce qu'il y a autour, on ne pense plus aux autres. On pense à sa survie et à soit même. Et pourtant je sentis une main douce sur mon épaule, qui m'invita à me relever. Une lumière chaleureuse et rayonnante. Pas celle de l'espoir. Non.
Celle de l'acceptation.
Et j'oubliais la mort bleutée de l'horizon qui s'abattait sur nous, car le dernier bleu que j'aperçus fut celui de ses yeux à 'Elle'.
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