Urgence vitale

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Depuis quelques jours, ça me chatouille à l'intérieur, besoin d'exprimer, de dire, d'interroger, d'interpeler, de réagir, d'exprimer, de gueuler... ? Respirer = urgence vitale Réfléchir =  [+]

Urgence vitale. C'est le titre de mon post Facebook d'hier.
Je ne suis pas coutumière du fait d'écrire moi-même sur ce média qui n'a de réseau que le nom à mon sens. Non, moi je suis plutôt de ceux qui partagent : infos, appels à signatures, rares anecdotes ou encore plus rares vidéos drôlatiques ; mais depuis quelques jours, ça me chatouille à l'intérieur, besoin d'exprimer, de dire, d'interroger, d'interpeler, de réagir, d'exprimer, de gueuler... ?
Respirer = urgence vitale
Réfléchir = urgence vitale
Bouger = urgence vitale
Créer, danser, rêver = urgence vitale
Oui, aujourd'hui tout m'est une urgence vitale. Tout et son contraire, rien. Fi des nouveaux rivages à imaginer.
Mots qui s'entrechoquent,
Pensées qui chuchotent,
Bruissement incessant de mes idées,
Ma tête explose dans le silence de l'absence.
Ronron des habitudes bousculées,
Où suis-je ? Où vais-je ?
Explosion des nouvelles annoncées
Dans quel étagère... j'erre ?
Il y a des jours comme ça.
Des jours qui nous ramènent à l'absence, au manque, au bonheur passé, aux malheurs oubliés.
Il y a des jours comme ça.
Des jours gris, ternes, sans allant, sans envies, sans en vie.
Il y a des jours, comme ça, où vivre ne vibre plus, où la corde est trop lâche, où le sol se dérobe, instable.
Il y a des jours...
Mes yeux s'ouvrent sur le monde qui m'entoure et cherchent, cherchent : une raison de continuer, un allant pour avancer, un cri à pousser, un livre à fermer.
Mes mains touchent ce qui est là autour de moi et tâtent, tâtent : le doux, le dur, le mou, le vide, l'absence.
Ma bouche goûte ces saveurs quotidiennes et essaye, essaye : de trouver la nouveauté, de se souvenir du plaisir, de rejeter l'amer, de savourer.
Mon nez hume ce que je suis, où je vis et apprend, ré-apprend : une vie passée, un avenir potentiel, des rêves, des désirs, des blessures.
Mes oreilles écoutent mon corps qui me possède et s'emplissent, s'emplissent : des bruits qui heurtent, des musiques qui envolent, des sons qui sont.
Il y a des jours, comme ça. Des jours à sens, des jours de sans. Des jours...
Mais voir ! Voir plus loin. Que le bout de son nez, que le prochain virage, que soi.
Nouveaux rivages ?
Voir plus loin et respirer, enfin. Lever les yeux, les ouvrir et s'émerveiller encore.
Respirer...
Ce que la vie m'offre, à chaque instant, à chaque inspiration. Le pouvoir d'être vivant. Encore...
Et respirer, FORT !
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Virginie Ronteix · il y a
Il est temps de respirer...

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