Une rencontre innatendue

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Auteur de six manuscrits en vente sur le site Amazon -Trafic sans Escale 06/2016 -Wanted 04/2017 -Un indigène dans la Carlingue 06/2017 ->Une ligne de trop 01/2018 -Alliance douteuse -Angel  [+]

Image de 2017
Marcel est natif de Corrençon en Vercors, un petit village qui culmine à un peu plus de mille cent mètres, au sud du plateau du Val de Lans, dans une clairière entourée de forêt, sous les sommets de la petite et de la grande Moucherolle, ce solide montagnard frise la cinquantaine, en ce matin du quinze janvier 1952, il arpente les sentiers couverts de neige en compagnie de son fidèle épagneul « Bandit ».
Notre ami est un chasseur, son esprit aventurier, le conduit sur des chemins escarpés, à la recherche, de bouquetins, de chamois et de cerfs, la région abrite une faune impressionnante, il doit regagner un ancien refuge, un cabanon juché dans les hauteurs, son ami Paul l’y attend.
Mais des traces de sang attire son attention, son chien flaire une piste et s’élance, dans les sous-bois, Marcel peine à le suivre, il s’enfonce dans la neige lourde, soudain un cri puis un silence qui fait froid dans le dos, prudent il insère deux cartouches dans son fusil, et se fraye un passage, entre les branches touffues des arbres, une nature hostile pour un novice, mais Marcel n’est pas un débutant, pourtant les choses prennent une tournure équivoque, un vent glacial souffle tout à coup, l’obscurité s’installe, il a l’impression d’être épié, il siffle son chien, à plusieurs reprises, rien !
Il est à peine midi, il lève les yeux vers le ciel, des nuages noires s’amoncellent, il ne comprend pas ce brusque changement de temps, « Bandit » ne répond toujours pas, un sifflement rauque, le fait sursauter, une ombre se dessine dans une clairière, n’écoutant que son courage, il avance inébranlable vers cet inquiétante silhouette.
Ce qu’il découvre n’est pas humain, une substance difforme verdâtre, secoué de soubresauts semble analysé de toute évidence son chien inanimé, un cerf git au sol, la tête décapitée, plein de haine Marcel fait feu à deux reprises, sur cette étrange chose, les projectiles n’ont aucun effet, il recharge, un objet sorti de nulle part le survol, une lumière vive aveuglante, il se met à plat ventre, de longues minutes passent, de nouveau le silence, le ciel s’éclaircit, tout a disparu.
Il rejoint son ami dans le refuge, encore tremblant de cette mystérieuse rencontre, il en fait part à Paul :
—Je n’ai jamais rien vu de tel, et cette soucoupe qui flottait au-dessus de moi c’est irréel, ils ont emporté mon chien.
Paul reconnait le brusque changement de température, et les nuages noires mais il n’a rien vu d’anormal, les aboiements de « bandit » détourne son regard, il propose un verre de gnôle en esquissant une remarque désobligeante :
—La fatigue te joue des tours mon pauvre Marcel le v’là ton clébard.
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