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Une nuit de panique

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Chêne hannah

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L’impact des gouttes sur le métal rendait l’aspect de l’air encore plus lourd qu’il ne l’était déjà, plus dur, plus froid.
Le brouillard c’était installé alors que la nuit était tombée, il y a de cela seulement quelques minutes.
J’attendais, seul, devant la porte d’une maison au fond d’une ruelle sombre dont on voyait à peine le bout.
Il y eu un cri sourd, un souffle face à moi et le bruit incessant de la pluie sur la rouille.
L’environnement paraissait calme mais était trop hostile pour que je puisse combattre le poltron que j’étais à cet instant précis.
Le vent s’engouffrait devant moi et la brume devint plus épaisse encore.
Les affres de la nuit rendaient le paysage effroyablement beau.
Et rien ne pouvait me faire quitter des yeux la seule maison que je voyais d’ici ; ses rideaux blanc aux fenêtres se relever, virevolter et revenir sans cesse ; comme si une silhouette se cachait derrière et m’observait.
Je sentais une présence derrière moi qui me fit frissonner, en épouvante mon rythme cardiaque de plus en plus saccadé.
Un second son étranglé...
En quinconce, on entendait les portes claquer, grincer.
Des bruits de pas sur le parquet se rapprochaient, tout doucement puis plus rien, ni un souffle de vent, ni une goutte d’eau par terre.
La seule lumière au bout de l’allée s’éteignit me laissant dans le noir le plus total et dans un calme comme un vacarme angoissant.
Une porte claqua à nouveau, plus fort, derrière moi, j’eu une sueur froide, encore.
Je me retournais en l’espace d’une seconde et voilà que vint à moi un trou noir, béant.
Avec effroi, mon regard fit le tour de la rue du mieux que je pouvais y voir.
Les rideaux de la maison furent décroché durant ce laps de temps, après avoir légèrement décalé mon regard j’aperçu une silhouette puis un visage, effrayant.
Un mouvement se fit, le visage se rapprocha, s’afficha devant mes yeux et s’effaça le quart de seconde qui suivi.
Mon corps se raidit, haletant de terreur un cri rauque sorti de mes entrailles, la lumière fut à nouveau, les yeux mis clos j'inspectais les alentours sans que rien ne s'y trouve.
Simplement devant moi, une flaque et mon reflet dans l'eau.

PRIX

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Arlo · il y a
A L'AIR DU TEMPS d' Arlo est en finale du grand prix été poésie. Je vous invite à voyager à travers sa lecture et à le soutenir si vous l'appréciez. Merci à vous et bon après-midi.
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Jean Chene · il y a
Ce fait frissonner. Ainsi des cauchemars.
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Heloise_baa · il y a
Génial !
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Utilisateur désactivé · il y a
Lu, approuvu et votu ! + 5 en vous souhaitant bonne chance pour la suite !
http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/maudit-roman
Merci de venir me lire (et m'élire???) à votre tour.

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Laure Beauvais · il y a
Bravo Hannah, je suis très fière de toi !
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Marc Antoine · il y a
Obscure clarté de l'identité où le même est un autre. Belle atmosphère très prégnante. Vous avez mes votes. Si l'envie vous en dit, venez découvrir mon texte Court et Noir sur la page. A bientôt.
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Mélany Boivin · il y a
Très bon texte et un suspense horifiant. J'adore ! Mon maximum de votes ! Je vous invite à votre tour, si le cœur vous en dit, à visiter "La Forêt" au http://short-edition.com/oeuvre/tres-tres-court/la-foret-8 Bonne lecture !
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Camillexlaf · il y a
J'adore ❤️
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Cookie · il y a
La nuit, tout prend des proportions et un simple bruit peut engendrer une angoisse. La peur peut prendre des proportions telles que l'on s'imagine être poursuivi, jusqu'à se faire peur soi-même comme ce pauvre homme. bravo pour le suspense et mes votes.
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Chantane · il y a
mon vote pour une histoire particulière, bravo et bonne chance
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