Une montre, un fantasme

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Qu'est-ce que je peux être stupide comme une adolescente à m'extasier devant ses mains !? Il est à son bureau, à travers la vitre je ne peux voir que sa main quand elle bouge. Il est en réunion, il soulève sa main droite, avec sa montre au poignet.
Oh mon dieu ! cette montre, cette main ! c'est fou comment le cerveau peut faire certaines associations. Je me sens comme le chien de Pavlov, il suffit de voir ou entendre cette montre bouger, pour que mon désir remonte à la surface, comme une flèche qui me perce tout le corps. Tout mon corps est en éveil à cet instant, des frissons qui me parcourent tout le dos, pour venir se nicher dans ma nuque, comme quand il vient prendre mes cheveux dans sa main, avec sa bouche qui m'embrasse et me mord à la nuque.
Hier il m'a mordu plus fort que d'habitude, j'ai adoré ça, j'ai envie de sentir cette passion qui me marque le corps. J'adore sentir encore son passage après son départ, j'aime que mon corps se souvienne de chaque caresse, de chaque pénétration, de chaque baiser. J'aime sentir son odeur sur moi après nos ébats, mélangée à cette odeur de sexe si particulière, cela me laisse dans un état second pendant quelques petites heures. Ensuite, j'aime prendre une douche bien chaude, je n'aimais pas avant les douches très chaudes, lui il aime ça, j'ai essayé et c'est vrai que je commence à y prendre goût. Surtout après une belle séance de sexe intense avec lui, cela ne fait qu'accentuer cette sensation qui hante mon entre jambes, après chacun de ses passages.
Rien que d'y penser, j'ai ces papillons qui viennent chatouiller mon clito, j'en serre les cuisses. Son sexe me remplit tellement bien, que je suis capable de sentir chaque frottement quand il me pénètre. C'est la première fois où j'ai l'impression d'avoir ma chatte qui moule une queue à la perfection, la sentir entièrement en moi, sans que cela fasse mal ou devienne désagréable au bout d'une certaine durée.
Ce n'est jamais désagréable avec lui, il arrive à me maintenir humide, trempée, très longtemps. Il peut me baiser des heures je ne m'en lasserais pas. Je n'ai jamais cru que j'étais capable de mouiller à ce point là.
En général, avec les autres hommes que j'ai connu, et dieu sait que j'en ai connu de toutes les sortes, je suis trempée avec l'excitation du début, avant d'arriver aux choses concrètes, et une fois que ça commence, mon pourcentage d'humidité commence à baisser au fur à mesure. Ainsi, si cela durait longtemps (longtemps cela varie de 5 à 15 minutes) je pouvais arriver à 0% de lubrification.
Avec lui, c'est tout le contraire, je peux commencer à 50% et finir à 90% (je ne dirais pas 100%, il faut toujours laisser une marge d'évolution), et cela peut durer une heure, deux, ou je ne sais combien, mon corps n'est plus qu'un champs noyé par cette tempête d'excitation qui s'abat sur lui à chaque coup de rein, à chaque caresse de ces mains qui le retournent avant de s'y poser, à chaque baiser de cette bouche qui aspire tout à son passage, jusqu'à mon âme.

Je n’arrête de me demander si c’est le côté interdit de la situation qui me met dans cet état?! Cependant, je me dis aussi que j’en ai eu des relations interdites avant, mais cet état d’excitation permanente n’était pas là. Je me lassais rapidement de leurs messages, de leurs discussions, tandis que là, je suis en attente du moindre message, du moindre regard. Peut-être de l’avoir quasiment toute la journée dans les parages joue aussi ? Mais il n’était pas là toute une semaine, et même si y avait quelques petits échanges, qui n’étaient pas non plus dans la même intensité habituelle, mon corps restait en éveil, à l’affût d’un signe qui lui insuffle la vie pour une nouvelle journée. Mon corps n’a jamais été aussi libre et libéré, et pourtant il n’a jamais été aussi dépendant d’un autre corps.
Me voilà à nouveau en sa présence, mais cette fois nous sommes seuls, en tête à tête. Certes des personnes vont et viennent dans les couloirs ou à la machine à café, mais dans cette salle de café on est seuls, pour quelques petits instants. Nous parlons de sexe, il est sur son site préféré (enfin l’un de ses deux sites préférés), il regarde les nouvelles photos, publications des autres membres, je le regarde faire, c’est naturel de partager ce moment avec lui. Nous parlons de nos préférences “érotiques”, entre les vidéos, les récits, les photos, les BD. C’est excitant de pouvoir parler de tout cela avec lui, dans un lieu “public” tout en gardant (du moins en essayant) une certaine distance “professionnelle”.
Et d’un seul coup, le voir partir jeter un coup d’œil à la porte qui donne sur l’extérieur, revenir à notre table, regarder derrière moi. Je me dis dans ma tête, il vérifie qu’il n’y a personne, mais pourquoi faire? il ne va pas m’embrasser là ?!! Je commence à sentir cette chaleur qui monte à grande vitesse en moi pendant ces petites secondes, et je le vois me prendre la main, pour de toutes petites secondes, mais c’était mille fois plus excitant qu’un baiser. Avec ce regard que je ne sais comment interpréter, comme s’il me narguait avec cette main, qui m’obsède, et qui vient caresser un instant mes doigts. J’avais l’impression d’être en dehors de mon corps, et complètement en panique parce que je ne savais combien de temps ce corps allait se retenir avant de se jeter sur lui, alors que c’est tout simplement impossible ici.
Je ne sais pas ce qui m’obsède dans cette main, je la trouve tellement belle, grande juste comme j’aime, douce, et juste maniée à la perfection pour me faire basculer dans un monde dont il est le seul capable d’ouvrir les portes. Mon corps à cet instant est pris d’un feu qui ne sera pas éteint aujourd’hui, et dont la flamme sera ravivée demain à l’instant où je franchirai ce bureau, croiserai son regard et sentirai son parfum quand sa bouche effleura ma joue avec sa façon de bien ralentir le mouvement pour ce bonjour si anodin de l’extérieur.
Il est conscient qu’il réveille tous mes sens à cet instant précis, il en joue, j’en joue, j’en brûle, mais c’est mon bébé diable.
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