Une histoire qui prend son temps

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Tout avait commencé lorsqu'il avait connu Juliette
Madame Souris, petite femme retraitée originaire de La Farlède , l'avait contacté pour la location de son « deux pièces »; cet appartement était vite devenu, lui disait elle, son paradis .
En effet , un peu handicapée au niveau de la motricité, il lui était devenu difficile de sortir dans son jardin à la Farlède.
A La Londe, par contre, l'appartement était de plain pied et pendant ses longs séjours elle pouvait sans danger nourrir Juliette.
Cette tortue était le centre de sa vie. Tortue commune, terrestre à souhait, elle n'était pas plus communicative qu'une autre,mais à ses yeux, son intelligence dépassait de loin la norme observée chez les tortues.
Un jour, il la trouva en larmes : sa tortue s'ennuyait, elle avait besoin de compagnie. Lui, qui était un véritable « homme des bois » pourquoi n'essayerait il pas de lui en trouver une ? Il lui assura que la garrigue était très peu peuplée de ce genre d'animal. Elle insista. En tant que propriétaire, il se sentait un peu responsable de cette locataire si effacée et si gentille. D'ailleurs sa femme et lui la considéraient maintenant comme une amie.
« Mais il lui faut un mâle à votre Juliette ; je n'y connais rien, en tortue! »
« Çà ne fait rien, si vous en trouvez une prenez la : je l'aimerai comme Juliette, je ne ferai pas de différence! ».
Un jour qu'il se promenait tranquillement sur les hauts de Signe, il entendit un bruit de feuilles sèches, craquant sous le poids d'un petit animal , c'était une petite tortue. Il la prit et la rapporta à sa locataire. Ce fut du délire « Roméo » fut fêté avec les honneurs. Madame Souris offrit du champagne, sa joie faisait plaisir à voir et il rentra chez lui avec dans son cœur la satisfaction d'avoir fait une bonne action.
Peu de temps après, Madame Souris s'envola pour la Réunion où l'attendait sa famille comme tous les ans. Les tortues étaient gardées à la Farlède par une voisine.
Georges (oui vous l'avez deviné, il s'agit bien de lui) partit aux champignons par un beau matin tout nacré de rosée. Sa femme lui avait donné avec beaucoup de recommandations, car elle y tenait vraiment, un très joli et ample panier en rotin.
Ce panier était déjà plein. Il cheminait gaiement lorsqu'il entendit ce bruit bien reconnaissable de la tortue qui se déplace « crac, crac » il posa son panier et partit à la découverte de ce reptile tant apprécié de Madame Souris.
Au bout d'un certain temps il ne lui fut plus possible d'identifier ce léger bruit : il en conclut que soit la tortue sommeillait , soit elle se méfiait. Après un long détour, il revint à son point de départ et là...oh surprise, plus de panier!
Pestant contre Madame Souris qui était à l'origine de l'abandon de son panier, il revint chez lui.
C'est là qu'il vit à la UNE de « VAR-MATIN »: Une retraitée impliquée dans un trafic de tortues avec la photo de Madame Souris en possession dans son enclos de La Farlède de 700 espèces rares, revendues sur le WEB , espèces pour la plupart volées à la Réunion!... et rapportées frauduleusement : cent soixante œufs avaient été saisis et il reconnut la photo de Juliette pondeuse émérite.
On pensait qu'elle avait un complice
à La Londe...jamais!
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