Une abeille de cuivre chaud...

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Image de Printemps 2021
Il rase les murs, son ombre s’y fond presque comme s’il cherchait à se rendre invisible, à disparaître. Depuis quelque temps, une sourde angoisse l’étreint, il pense sans cesse à ce poème de Boris Vian qui l’obsède, le récite en murmurant : « ... pourvu qu’ils me laissent le temps... »

Et puis il se reprend, s’interdit de sombrer dans ce qu’il nomme « sa paranoïa », il fera face quand il le faudra. Demain, il a rendez-vous, ne sait pas trop ce qu’il est en droit d’attendre de ces hommes, ces femmes qui ne sont pas vraiment concernés, enfermés dans leur bureau ou en télétravail.


Le télétravail, il finit par en rêver parce que face à la caméra qui filme tout, ils n’oseront pas répéter leurs mots : des mots qui font peur, des mots d’insultes et de menaces... Des mots de terreur, des mots de glace, des mots qui tuent.

***

« Vous prenez tout ça trop au sérieux, vous ne croyez pas ? » lui dit la femme qui lui fait face, dans l’étroit bureau à la peinture beige défraîchie ; à cause des budgets restreints, il en va de même pour la sécurité, et puis : « On ne peut tout de même pas mettre un policier derrière chaque élève, monsieur ! » l’a-t-on presque sermonné quand il a déposé sa plainte au commissariat de police, la semaine dernière. Tout juste si on ne lui a pas suggéré de « laisser courir, vous savez, les paroles dépassent souvent la pensée, surtout chez les jeunes ! »

Sauf que là, il y a les parents derrière « les jeunes », tout un collectif qui intimide les Institutions. Alors, la femme se lève, tend vers lui sa main aux ongles manucurés pour signifier que l’entretien est terminé : « On revoit tout ça la semaine prochaine, venez à la même heure et ne vous inquiétez pas trop ! ».

Pour un peu, il penserait presque que c’est lui qui déraille, qui exagère... mais quelque chose dans le regard du jeune l’a mis en alerte, hier. Une lueur sombre, menaçante. « Pourvu qu’ils me laissent le temps... ».


Le soir, il lit une histoire à son fils : une histoire d’enfants avec des ours blancs, une histoire douce et claire où ça se finit bien. Son fils ferme les paupières, « pourvu qu’ils me laissent le temps... » Il complète le poème à sa façon : « le temps de voir grandir Mathis, le temps de voir vieillir sa femme, et avant ça, de faire un autre enfant ; le temps de fêter Noël et Nouvel An, de se déguiser de rouge avec une barbe blanche, apportant les cadeaux dans une hotte ; le temps de voir sourire son fils, pleurer sa femme parce que ce bonheur si simple est celui qui la fait vivre tous les jours... Et puis aussi, le temps d’enseigner le dessin et la liberté, de remplir des têtes qui veulent apprendre et comprendre le monde, tenter de l’améliorer... »


Au fond de lui, le jour, la nuit, la petite phrase continue à tourner, entraînant ses idées en une ronde infernale, « pourvu qu’ils me laissent le temps », dévorant ses rêves, l’emplissant d’inquiétude frôlant parfois l’effroi.

***

Ce soir, il change de chemin, c’est plus sûr. Il a l’impression qu’on le suit, depuis deux jours au moins. Il a même cru entendre hurler au loin, tel un vent mauvais déchirant ses tympans : « On aura ta peau ! » Un bruit derrière lui, il sursaute : ce n’est qu’une branche, morte et sèche, qui tombe au sol... Beau sol d’automne rempli de feuilles rouges et ocres que balaye le vent, décoiffant sa mèche folle que son fils appelle : « Papa au vent ».

Il pense à Mathis, qui l’attend pour l’histoire du soir, plus que quelques mètres et il sera en sécurité, « pourvu qu’ils me laissent le temps... » Un autre bruit sec, sûrement une autre branche morte, il jette au loin « sa paranoïa », hâte le pas, il y est presque.
Il ne la voit pas : l’abeille de cuivre chaud qui traverse son dos, entend à peine un cri de guerre : « On a eu ta peau ! »

***

« Vous l’avez échappé belle ! » lui dit le médecin, quand il se réveille plus tard, perdu entre les draps trop blancs. Alors il comprend, mais pas tout de suite : ce n’est qu’un peu plus tard qu’il sait ce que sera sa vie, désormais vissée à un fauteuil roulant, même s’il y aura encore des Noëls et des chants, peut-être un autre enfant. Mais a-t-on déjà vu un père Noël en fauteuil roulant ?

Avant, il était enseignant... plus à présent.

À présent, il est un homme en fauteuil, un homme à la moelle épinière brisée. Il est désormais « un homme en situation de handicap ». Parce qu’une abeille de cuivre chaud l’a foudroyé sur l’autre rive...
L’autre rive, celle de sa vie d’avant : il voudrait tant y retourner...
Dans son ancien lycée, un collègue enseigne l’Histoire de France à voix basse, pour ne pas trop gêner, ne pas trop déranger, pour « ne pas faire de vagues », ainsi qu’on le lui a conseillé.
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Zalma Solange Schneider  Commentaire de l'auteur · il y a
UN PETIT MOT : vos premières réactions me vont droit au coeur, achevant de me convaincre que ce texte devait être écrit... comme un devoir, une nécessité.

Un grand merci pour tous vos mercis !
Des mercis que je recueille avec humilité, en tant qu'auteure qui se fait porte-parole...

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Diane SLG · il y a
Beaucoup de pudeur et de sensibilité dans ce texte. J'aime beaucoup ta façon de travailler tes personnages en général et dans cette nouvelle en particulier.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Un grand merci, Diane !

Cette nouvelle a jailli d'un seul coup, et le plus fou est que je l'ai écrite peu avant les nouveaux problèmes qu'il y a eu, à Trappes...

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Mathieu Kissa · il y a
C'est très bien écrit, et efficace.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci beaucoup, Mathieu !
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De margotin · il y a
Un très touchant texte
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci... il est, tristement, de circonstance... (enfin, un peu moins en ce moment, puisque les établissements scolaires sont tous fermés 🤔)
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De margotin · il y a
😯😯😯😯😯
Terrible
Mais ici chez moi il y a une grosse vague d'insécurité

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Zalma Solange Schneider · il y a
💞 Courage à toi, l'insécurité permanente est très dure à vivre...
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De margotin · il y a
Uff!😓😓😓
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Nicolas Auvergnat · il y a
Oulala, je me plains souvent de mon métier difficile. Mais je suis bien content de ne pas être prof par les temps qui courent ! Bravo pour cette résistance !
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci à vous, Nicolas...

En fait, cela concerne la Nation toute entière, et la démocratie... donc finalement, je me fais porte-parole d'une situation tragique, qui nous concerne tous...

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Atoutva · il y a
Au coeur de l'actualité. Un récit touchant. Bravo !
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci, Atoutva. Oui, c'est malheureusement en plein dans l'actualité...
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Johann Schneider · il y a
Un ¡No pasarán! pacifique, courageux et lumineux.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci beaucoup, Johann !
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Sylvie Neveu · il y a
Oui, il faut la porter cette parole, la porter haut et fort, comme un drapeau, comme un crissement de craie sur un tableau si noir.
Un hommage très émouvant

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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci beaucoup, Sylvie, de porter ce drapeau, cette lutte, cette bataille et ces mots...
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Lau · il y a
Beau texte poignant, terriblement réaliste et qui interroge sur la vie dont le fil est aussi léger qu'une mèche de cheveux, sur l'angoisse poisseuse.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Oui... forcément... et comme tu l'as sans doute remarqué, c'est aussi une forme d'hommage à Samuel Paty...

Car ici, ce n'est pas que "le fil léger de la vie" qui est questionné, mais la menace lourde qui pèse sur l'enseignement, en France (voir aussi la dernière phrase du texte).

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Patmarch · il y a
Quand l'inculture , la haine et l'ignorance s'en prennent aux passeurs de la connaissance et de la conscience... Bravo pour votre texte
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Zalma Solange Schneider · il y a
Hé oui, c'est alors une tragédie, terrible...

Merci à vous aussi, pour votre lecture.

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Marie-Hélène Moreau · il y a
Un texte tout en retenue et en pudeur sur une actualité malheureusement récente et terrible. Merci Solange.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci à toi pour cette lecture, Marie-Hélène... oui, il est si nécessaire d'écrire, de dire et dire encore... alors voilà, avec mes mots, j'ai fait au mieux...
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Odile ANIZET-DERUSSY · il y a
On pense bien sûr à Samuel Paty mais aussi à tous les enseignants qui aiment leur travail et croient en leur "mission". Continuez, battez-vous contre la barbarie, l'obscurantisme; apportez la culture, la tolérance. Bravo pour ce bel et émouvant hommage.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci, Odile... oui, à l'heure actuelle, c'est un véritable combat...

Il faut espoir garder, et comme disait Camus : "Il faut imaginer Sisyphe heureux"...

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Fid-Ho LAKHA · il y a
Merci pour ce rappel d'un assassinat horrible au nom de la religion ! Pour ne pas oublier et pour lutter contre ce fanatisme ...
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Zalma Solange Schneider · il y a
Oui, tout à fait, puisque ce texte est, en effet, aussi un hommage à Samuel Paty...
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Marie-Christine Quentin · il y a
Un texte grave, tout en pudeur, mais qui dit l'essentiel ... et sans tomber dans l'excès. Les mots justes ! Un grand bravo Solange !
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Zalma Solange Schneider · il y a
Un très grand merci, Marie-Christine !
J'avoue que les mots se sont imposés à moi, avec une force folle...

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Constance Delange · il y a
Le mots si bien choisis s'effacent devant les images
pudique, tendre et odieux ce texte nous transperce nous aussi
bravo

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Zalma Solange Schneider · il y a
Un grand merci, Constance, pour ce commentaire qui dit tout... de façon très élogieuse, en plus !
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Constance Delange · il y a
J'essaie au plus prés des mots d'être sincère rien de plus. Merci à vous.
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Doria Lescure · il y a
récit en mode hommage au professeur assassiné en décembre dernier par un terroriste. On a très vite le contexte, on comprend bien de quoi et de qui il s'agit à travers ce personnage, professeur d'histoire menacé de mort par un de ses élèves. Le récit est fluide, froid, implacable comme la sentence qui tombe à la fin, inéluctable et sans appel.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Hé oui, Doria... alors nous luttons comme nous le pouvons, pour que l'horreur ne devienne pas quotidienne, en ces temps de plus en plus difficiles...
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Choubi Doux · il y a
Un très beau texte en accord sur les ondes des temps qui couvent sous le regard hélas bienveillant de nos décideurs de vie.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Hé oui, le texte se fait l'écho d'une actualité dont on espère qu'elle ne deviendra pas un quotidien...
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Long John Loodmer · il y a
Un texte nécessaire.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Oui, parfois, dire est presque un devoir... et une façon de rendre hommage, aussi...
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Tnomreg Germont · il y a
Merci d'avoir écrit ce texte - il est temps que chacun de nous prenions conscience de la gravité de la situation que nous traversons ! Ceci est valable autant pour l'enseignement, que pour l'expression libre en général - le droit de parler, de partager, de donner, de recevoir, de participer, d'écrire, de dessiner....Nous nous devons de lever la voix, le poing, pour affirmer ces droits fondamentaux sans en oublier les devoirs si souvent mis de côté... "ne pas faire de vagues, se cacher, raser les murs..." - mais où va-t-on ? Devons-nous baisser les yeux et la tête devant l'irrespect ? Devons-nous nous excuser d'exister ?
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Zalma Solange Schneider · il y a
Hé oui, tant il est vrai que ce texte montre bien le danger du "ne pas faire de vagues"....
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Tnomreg Germont · il y a
A force de ne pas vouloir faire de vagues arrive le tsunami !
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Zalma Solange Schneider · il y a
Malheureusement, c'est tout à fait ça ! On espère des prises de conscience et des réactions, avant qu'il ne soit vraiment trop tard (je garde espoir... )
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Tnomreg Germont · il y a
Il ne nous reste plus que cela et foi en l'intelligence de l'être humain...
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M J · il y a
Touchant, tristement vrai, alarmant !
Un beau texte. Merci à vous.

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Zalma Solange Schneider · il y a
Et merci à vous MJ, pour votre lecture, ainsi que de soutenir ce texte qui est, effectivement, un texte d'actualité, un texte engagé...
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Georges Saquet · il y a
Je suis chaque jour stupéfait de l'ignorance des uns, de l'intransigeance des autres et du mépris de tous ... L'enseignant ne peut exercer sa mission sans autorité alors pourquoi les parents la remettent en cause jour après jour ? Dire non à un enfant n'est pas un scandale. Connaître la frustration pour un enfant n'est pas inhumain. Aller à l'école s'est apprendre les codes du vivre ensemble, s'est aiguisé son esprit critique, s'est découvrir le monde des vivants ET SURTOUT connaître l'apprentissage du respect de la vie ...
Alors les parents doivent "foutre la paix" aux enseignants, ne plus faire d'ingérence dans les écoles en s'occupant de tout et de rien ! Je demande simplement aux parents d'être des parents et non des copains. Il est difficile de dire non et bien plus facile de dire oui et encore plus commode de se défiler vis à vis de ses responsabilités ... L'enseignant est un passeur en voie de disparition! Ce texte nous alerte avant l'extinction des vocations ... Je suis inquiet pour nos enfants en régression mentale et affective en perte de repères. Je suis malheureux pour les enseignants! Les parents doivent être des phares et les enseignants le souffle du savoir ... Respectons-nous en respectant les autres !

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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci pour votre commentaire qui est un cri du coeur, dont nous avons beaucoup à retenir... dont la responsabilité des parents, vous avez bien raison de le souligner...

Merci à vous !

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Mijo Nouméa · il y a
Ex-enseignante, je vous remercie pour ce courage, de mettre en mots une réalité encore tabou, à peine balbutiée. Que de fois j'ai entendu cette expression :" C'est bien l'audace, mais veiller à ne pas faire de vagues"!
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Zalma Solange Schneider · il y a
Oui, Mijo, jusqu'à craindre d'enseigner, dans ce climat de pire en pire, où les enseignants n'ont pas toujours le soutien qu'ils devraient avoir...
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Guillaume de Kerguelen · il y a
Bravo et merci à vous. En quelques lignes, vous avez résumé une actualité hélas trop envahissante qui prend une ampleur terrifiante.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Oui, c'est effectivement terrible, ce qui se passe en ce moment... (même si ce n'est pas partout, tout le temps, mais bon... )

Alors voilà, il y a eu les mots pour le dire. Merci à vous pour votre lecture et votre petit mot !

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Fantec XYZ · il y a
"Le premier qui dit la vérité
Il doit être exécuté."
C'est hélas vrai. Il ne fait jamais bon être à contre-courant. Ici, l'exécution est physique. Elle peut aussi être psychologique et ça se passe dans une démocratie, en France.

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Zalma Solange Schneider · il y a
C'est vrai, Fantec : il y a aussi ces enseignants qui "meurent à petit feu", à cause de ce qu'ils vivent, ou plutôt, endurent... Sans le soutien qui devrait leur être apporté... (ce que dénonce le texte, au fond... )
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Mo Girou · il y a
Merci d'avoir eu le courage d'écrire cette histoire poignante
Un coeur pour la mémoire !

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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci beaucoup, Mo Girou... il fallait le dire, en effet... et le texte est aussi un hommage, comme vous l'avez bien vu...
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François B. · il y a
Un texte nécessaire et efficace.
(Et merci de m'avoir fait découvrir le poème de Boris Vian)

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Zalma Solange Schneider · il y a
Avec plaisir, pour ce poème : il s'imposait, presque comme une nécessité...

Et merci à vous pour votre appréciation !

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Camille Berry · il y a
Je vous soutiens Zalma, pour votre engagement courageux et votre texte poignant... "On oublie rien de rien, on oublie rien du tout. On oublie rien de rien, on s'habitue c'est tout..." chantait Jacques Brel. Tâchons de ne pas nous habituer...
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci beaucoup, Camille... nous sommes toutes et tous si concernés !
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Ginette Flora Amouma · il y a
Un hommage poignant , difficile , on sent l'émotion à fleur de peau.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci beaucoup, Ginette. Oui, il y a le "cri" de ce texte, et bien sûr, en même temps, ce texte est un hommage à Samuel Paty...
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Les Histoires de RAC · il y a
Témoignage & hommage à la fois. Il faut se souvenir ♫
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Zalma Solange Schneider · il y a
Oui, c'est tout à fait ça, l'idée du texte... merci, RAC !
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Keith Simmonds · il y a
Il fallait beaucoup de courage pour raconter cette histoire d'une triste et cruelle actualité, Zalma ! Mon soutien !
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci beaucoup, Keith !
Car oui, il faut en parler, le dire encore et encore...
Le soutien des lecteurs nous rend tous plus forts !

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Chantal Sourire · il y a
Merci pour ce texte, il fallait oser, vous l'avez fait...
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci, Chantal. Oui, c'est un texte qui a jailli telle une nécessité à dire le drame, en espérant que le dire ouvre la porte de l'urgence à agir...
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B Marcheur · il y a
Merci d'aborder ce sujet malheureusement trop d'actualité.
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci pour votre lecture, B Marcheur... car nous sommes tous concernés, par ces drames qui émaillent l'actualité...
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Joëlle Brethes · il y a
En tant qu'enseignante je me félicite lâchement d'être à la retraite et je plains sincèrement les nombreux profs qui doivent affronter des situations similaires...
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Zalma Solange Schneider · il y a
Ah oui, la situation se dégrade à une vitesse effarante... et le pire est que ces dernières années, c'en est à un point tel qu'un attentat en efface un autre, et on passe ensuite à "Covid-confinement-nouvelles mesures" et on a le sentiment que l'Etat français, après avoir "laissé couler quelques larmes de circonstance", passe très vite à autre chose, pendant que la situation empire...
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Fred Panassac · il y a
Le cadre est bien décrit pour un drame ressemblant à celui de Samuel Paty.
Le verdict est le même, abandon de l’administration face aux menaces, et paroles rassurantes, banalisation de la haine et le « surtout pas de vagues » des supérieurs, et à la fin le bâillonnement de la parole.
Faut-il encore en parler ?
Oui, ne jamais oublier.

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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci, Fred... pour que ça n'arrive plus, alors il faut dire, dire, et encore dire.

Dire le plus possible, le mieux possible, les maux de notre société à la dérive, avec nos maux en espérant qu'ils soient entendus, qu'il pèsent un peu pour que la balance ne penche pas en faveur du désespoir, du renoncement, et d'un drame après l'autre devant les yeux fermés de l'administration...

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Daniel Grygiel Swistak · il y a
Quelle triste réalité ! merci pour votre texte, c'est courageux de l'avoir écrit, merci
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Zalma Solange Schneider · il y a
Merci à vous pour votre retour de lecture...
C'est un texte que j'ai écrit d'un seul coup, presque comme "une compulsion à dire"... tant je trouve qu'à l'heure actuelle, plus que jamais, nous avons le devoir de dire...

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