Un texte sans queue ni tête, mais il y a la verdure...

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Une face Asiatique et un coté Gaulois, donnent Zénitude et patience, mêlés de chauvinisme et d'humour un peu noir. Le malvenu introverti, est de ma création  [+]

Ça commence à gonfler tous ces putains de cauchemars, je suis tombé du lit tellement c'était flippant, je dirais c'est le même qui revient sans arrêt, à quelques nuances près qui pourrit toutes mes nuits, il faut que je consulte, je vais péter un câble, beaucoup parlent d'avenir comme une prémonition, moi je parle d'un rêve qui me fait plutôt chier.
Cette fois j'étais assis tout en bas d'un bel arbre, le dos contre le tronc d'un hêtre magnifique, j'en connaissais le nom je ne savais pourquoi, les noms de la nature n'est pas mon habitude, je suis plus matériel que dans la connaissance, mais je savais nommer la chose qui m'appuyait, c'est le pouvoir du rêve d'inventer plein de choses.
Magnifique élancée à tutoyer le ciel, il étalait ses branches par haises successives, encore un mot nouveau, j'en comprenais le sens, mais pas la distinction, je regarderais plus tard d'où me viennent ces noms.
Il y avait deux couleurs au sein de ces branchages, l'une tirait vers le cuivre d'un état marcescent, je voyais les nervures et les traits déchirés sur une minorité de feuilles qui s'accrochaient encore, tentant de résister à ce qui allait être, je sentais la douleur de certaines qui luttaient contre l'inexorable le temps construit la suite.
Le vert d'un monde nouveau éclatait de prestance, affirmant sa présence, sa future dominance, il repoussait le bronze par ses teintes criardes, et d'où je me trouvais comme sous un abri, des jeunes en devenir, encore un nom barbare, pubescence axiliaire, deviendront les belles feuilles qui protégeront le sol.
Le tronc comme dossier, des racines en assise, je me trouvais au centre d'un coeur qui cheminait.
Les nombreux appendices qui croisent et qui se soudent, allaient chercher au loin de quoi donner la vie, invisibles ou visibles, contournant les obstacles, tout revenait au centre pour aider à faire croitre, des châtons globuleux prêts à donner la fleurs quelque fois des faînes, pour la continuité, et c'est encore un mot qui va bien me faire chier, mais bon, je continue.
Au loin et tout autour, des centaines de hêtres, pour les uns majestueux et d'autres qui envient, mais tous à l'unisson pour embrasser le ciel, et moi qui comme un con, le dos contre le tronc, mais qu'est ce que je fous là, dans ce songe débile, je lève mon cul du sol, je me demande quoi faire, du loin que je peux voir, il n'y a que moi.

Marcher pour avancer, il n'y a que moi, je pourrais changer d'arbre, ça m'avancerais à quoi, et comme imperceptible, je sens comme une contrainte, cet hêtre est mon domaine comme un brin de famille, il faut que j'escalade, que je vois son cimier en remontant sa sève, plus facile à conter, moins aisé à créer, l'écorce est lisse comme tout et le premier étage est hors de ma portée.

Je tourne tout autour de la circonférence, mes bras sont trop petits et pas d'aspérités, je tente de sauter, de prendre de l'élan, après plusieurs gadins, je comprends l'inutile, je suis un condamné à rester à la base.

Mais qu'est ce que je fous là, je sais je me répète, dans un songe à la con qui ne m'explique rien, sauf que je suis à poil, je viens de remarquer, au milieu d'une forêt, et au loin c'est pareil.

D'un coup je vois tomber, ça c'est un truc nouveau, des plumes qui se balancent qui planent vers le sol, des centaines de plumes, le ciel en est rempli, je ne distingue rien de ce qui le produit, je ne vois pas la forme qui en produit l'effet, le sol en un tapis et me ménage le pied, je me recule un peu, je crois que je distingue, dans cette douce tourmente tous les arbres plus loin qui crachent des volutes, et là je me réveille, je me sens aussi con, j'ai fini mon café, en revivant ce rêve.

Bientôt l'heure de bosser, j'ai entendu parler, mais ça c'est bien réel, d'une nouvelle maladie dans les forêts lointaines, ce ne serait pas bien grave aux dires des envolées de certains informés, je vais être à la bourre si je ne presse pas, le Boss à besoin d'aide pour pallier ceux d'en bas, je pense à mon psychiatre, j'ai besoin de comprendre, j'ouvre le porte fenêtre, je lisse un peu mes ailes et je pars dans les airs.
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