Un Suicide Par Le Temps

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En tout état de cause, l’immobilisme est un suicide par le temps. Une sorte de hara-kiri dépourvu d’honorabilité, consistant à s’ouvrir l’esprit transversalement au moyen d’une trotteuse inanimée. A ceci près que, hara-qui rira bien, rira le dernier !

L’immobilisme se défend de la moindre initiative, ne s’engage que là où il a pied cependant que l’état contemplatif se nourrit de pensées vagabondes et se risque à la beauté de toute chose...

Perpétuellement, l’immobilisme sait se cacher derrière l’infranchissable rempart de ses peurs. La patience, elle, peut être vaine qu’elle ne se cherchera pas d’excuses et se résignera à l’obstacle.

De le savoir, ai-je été plus vertueux pour autant ?

Ne me suis-je pas claquemuré, bien au contraire, dans l’espoir infondé de lendemains qui n’auraient jamais chantés ?

Oui ! L’immobilisme est un chemin sans surprises que j’ai dû parcourir sans foi, mille fois, dix milles fois...

J’y savais l’herbe folle mais pas dangereuse. Et des pierres, les quelles étaient fines, les quelles étaient précieuses.

Fût-il accidenté, encaissé, verglacé, poudreux, sablonneux, caillouteux ; fût-il étroit, abrupt, en lacets, fréquenté, pas même un peu ; je le pratiquais ce chemin, dans une déconcertante égalité d’âme et de pas...

Sachant pertinemment chaque chose à sa place à l’exception de...

Moi !
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