Un si beau cliché...

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Depuis tout petit j'adore lire des bouquins. J'ai été influencé par la magie de Rowling mais également par S.King et le genre horrifique. Je m'en inspire mais produis mon propre style. L écriture  [+]

Enfin, il était temps, j’allais finalement pouvoir admirer ses œuvres. Cela fait une éternité que j’attends d’observer ses fameux clichés, sur internet certains amateurs le critiquent. D'autres le voient comme un artiste intemporel. Avant de vous déballer mon histoire habituelle, faisons d’abord connaissance.

Et oui, je sais cela peut vous surprendre mais vous allez tout de même plonger dans mon univers et ce pour la première fois voire peut être la dernière qui sait (si cela vous déplaît tant pis pour vous, je ne suis que le narrateur). Bref, passons, Je m’appelle Catherine, oui je sais, c’est assez commun. Cela n’a pas d’importance à vrai dire, ce qui suit par contre mérite toute votre attention cher lecteur. Ne soyez pas pressés d’arriver à la fin car le plaisir du voyage est plus enivrant que la destination même. Vous pensez surement que ce qui va arriver ressemble à un scénario d’un film à l’américaine avec des explosions de partout, des poursuites dans un métro et des personnages plus charismatiques les uns que les autres. Si c’est le cas alors fermez cette page et regarder plutôt votre programme tv préféré (si vous avez la télé tout du moins) et surtout une bière, c’est important la bière.

La photographie, je n’en parlerai pas comme si c'était une passion mais je la ressens plus comme un hobby qui me permet de mieux comprendre ce qui m’entoure. Tout comme vous peut -être. Par exemple la broderie, la peinture ou encore le saut à l’élastique (pour l’adrénaline, le danger). Moi, c’est la photo. C’est peut être cliché de dire cela (oui je sais jeu de mot très facile) mais je me sens à l’aise derrière mon appareil, plus qu’avec les gens que je côtoie pourtant depuis un certain temps. D’ailleurs c’est grâce à la photographie que j’ai rencontré la plupart des gens de mon entourage.
J’en viens à mon histoire, ne soyez pas pressés vous avais-je averti...
Cela se passait durant l’été, le soleil réchauffait dès l’aurore les allées de notre petite ville dont je tairai le nom car cette information est sans intérêt. Je flânai depuis un moment dans la rue principale le long de laquelle s’étalaient magasins et restaurants en tout genre. Les gens riaient et discutaient de tout et de rien dans une innocence qui me semblait parfois hypocrite. Les enfants se jetaient dans la fontaine pour y tremper leurs pieds. Ce genre de moment que je capturai d’habitude avec mon appareil me faisait penser à moi quand j’étais enfant.
J’avais reçu il y a quelques jours une invitation pour une expo photo. Celle-ci provenait de cet individu dont j’avais souvent entendu parler. J’avais hâte de le rencontrer, je sentais l’excitation grimper en moi telle une racine qui souhaite s’échapper. Je regardai attentivement les alentours afin de repérer son studio si l’on peut appeler cela ainsi.
J’arrivai enfin à destination. Cela ne payait pas de mine à première vue mais l’endroit semblait bien entretenu et dégageait une certaine prestance (pour un photographe). Je me décidai à y entrer.

Lorsque je franchis le pas de la porte, le petit gling gling habituel des magasins retentit. L’entrée était bien dégagée, je pouvais facilement observer les coins de la pièce. A première vue les clichés se dressaient sur des tableaux comme on présente une peinture sur un chevalet. En regardant de plus près le premier cliché je m’aperçus de la qualité du détail transmis à l’instant. Je regardai ainsi de suite ces clichés disposés tels une énigme dans un labyrinthe, racontant une histoire dont on devait en comprendre le sens. Je me glissai telle une proie entre les rangées de photos en silence. Cet endroit était immaculé, certes il convenait mieux ainsi pour accueillir les clients mais à ce point là s’en était déstabilisant.
Je finis d’observer la dernière rangée et me remis de mes émotions partagées entre admiration et stupeur.
J’allai quitter la pièce quand soudainement j’aperçus dans le miroir entreposé juste à côté de l’entrée un rideau rouge. Je pensais en avoir terminé avec l’exposition. Je regardai ma montre, j’avais encore le temps de m’y attarder un peu.

Je me décidai à avancer au fond de la pièce. Le rideau qui séparait la pièce de l’autre ressemblait à ceux qu’on peut observer dans les théâtres. Je le déplaçai afin de découvrir le lieu.

Aucun mot ne pouvait décrire ce que mes yeux étaient capable de transmettre à mon cerveau. Je ressentis un frisson parcourir l’échine de mon corps, pas un frisson agréable non, un qui vous glace le sang. Mon esprit était déconnecté par le spectacle qui se présentait devant moi. C’était impensable. Rien ne pouvait égaler l’écœurement abject qui ressortait de ces photos. Il y en avait toute une collection, toutes différentes mais qui semblaient rangées selon un ordre précis mais dont la compréhension échappait totalement à mon cerveau. Je ne pus pour autant m’empêcher de progresser dans cet autre atelier. Je ne saurai expliquer ce qui m’y attirait mais c’était là, plus fort que moi. Je devais avancer dans ces ténèbres, comprendre, à tout prix comprendre, pourquoi. J’étais impuissante face à ceci mais impossible d’en échapper.

J’entendis un bruissement, très léger derrière moi, soudainement une ombre m’apparut.

Je me retournais et compris que je ferai partie de ces clichés...à tout jamais.....

Chease.....Clic.
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Moon · il y a
J'ai adoré!!! vraiment
Le lecteur est tenu en haleine du début à la fin.
Merci

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M. Iraje · il y a
Un récit fantastique comme je les aime.
Et à l'occasion, je t'invite à découvrir les musiques du monde ... https://short-edition.com/fr/oeuvre/poetik/derriere-les-musiques