" Un récit sans fin "

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Poète à mes heures perdues... Ce tissu de mensonges... Est issu de cent songes... Je vous aurais prévenus... " Nous sommes nés dans l'innocence, nous mourons dans l'ignorance... " Mickaël  [+]

Au début, cela me parut simple. Je m'étais installé confortablement dans le canapé avec mon téléphone portable en consumant une nouvelle cigarette. J'avais écrit le titre, bu une gorgée d'un café non sucré, pris une longue inspiration, soufflé, puis recommencé. Mais ce titre ne me convenait pas, alors, je l'avais changé... Bref, un détail.
Il était aux alentours de trois heures, à l'extérieur je pouvais distinguer un croissant de lune et un léger crachin. Ma plume était bien loin, je m'étais adapté à ces nouveaux supports d'écriture, aux prédictions de mots.
L'histoire proprement dite était assez simple. C'était une nuit presque comme les autres où j'écrivais de courts récits puis cherchais un lien entre eux afin d'en faire une seule et même nouvelle avant de les sauvegarder sur mon PC. Celle-ci qui avait bien avancé tant je disposais de matière débutait ainsi :

Un chat noir sous un échafaudage, d'une étroite et sombre ruelle, miaulait à la mort. Au milieu d'un bitume humide, un homme allongé, dont un filet de sang s'échappait du crâne, avait peine à respirer. Un peu plus loin, une jeune femme, se tenant la tête à deux mains, hurlait. Elle s'approcha de la victime, se pencha près d'elle à l'instant même où le trentenaire échappa son dernier souffle. La femme repris la direction de son véhicule légèrement accidenté, assommée, balaya d'un regard affolé l'horizon avant de remonter dans sa voiture et prendre la fuite. Le chat se rapprocha de son maître et se mit à lui lécher les cheveux en signe d'adieu.
La conductrice était bien loin à cet instant, dans ses pensées, elle se demandait ce qu'elle allait bien pouvoir dire à son mari à qui elle avait emprunté le coupé sport.
Elle traversa la ville déserte ce soir d'automne là, rentra la Porshe dans le box. Chloé, quelques minutes plus tard, tourna les clés dans la serrure de son appartement, alluma la lumière, puis se dirigea vers la cuisine américaine. Elle avait très soif, ouvrit la porte du réfrigérateur sur laquelle était collé un post-it :
«  Je suis parti sortir le chat, ne m'attend pas pour le film d'horreur, je suis loin. »
Chloé lâcha son verre avant qu'un fracas fasse écho dans l'appartement. Elle était veuve à présent.

C'est à ce moment précis de mon récit que mon portable afficha :

« Votre téléphone va s'éteindre dans dix secondes. »

Chloé, le visage blanchâtre et les mains tremblantes se
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