Un petit pas pour moi, un pas de géant pour personne d'autre

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Image de 4ème édition
« It's One small step for men, One giant leap for mankind »

La première fois que j'ai entendu ces mots, je me trouvais dans une salle de classe sur ma petite planète natale, Artat-9. Tout mes camarades criaient au scandale, que tout ceci ne pouvait pas avoir existé. Ils pouvaient tous aller cordiallement se faire foutre. J'y croyais moi ! Que ce soit vrai ou non !

Tout le monde se moquait de moi, de mes opinions. Mais merde ! C'est le XXVème siècle ! On est plus au Moyen-Âge ! J'étais bien déterminé à leur prouver que nous autres homo sapiens pouvions si nous le voulions tout accomplir. Un matin, je suis arrivé à mon école et j'ai lancé à toute la classe (constitué uniquement de Traxiens) :

-Vous savez quoi ? Restez ici à croire les mensonges que l'Empire vous bourre dans le crâne ! Et vous verrez que les humains sont mieux que votre petite race de lézards décérébrés ! Parce que vous savez quoi ? Je serais le premier humain à la quitter votre putain de galaxie!

Je suis partis, ne faisant plus attention à leurs rires moqueurs. J'ai pris mes valises, toutes mes économies et je partis. Ce jour là j'ai tout plaqué, famille, amis (enfin, "amis" c'est une façon de parler), et je suis partis à travers l'espace jusqu'aux frontières de la galaxie.

Un routard m'avait conseillé la planète Narnnep-DEB-N, se trouvant soit-disant à l'extrémité la plus extrême de la Voie Lactée. Je le croyais, vu que, ce n'était pas un Traxien ou un autre alien antipathique. J'ai pris un vaisseau pour cette planète au nom étrange. Le trajet se fit sans encombre. Je suis arrivé sur place en fin d'après midi d'un jour calme de décembre. Plus j'approchais, mieux je distinguais les navettes quittant l'atmosphère, traversant un ciel rouge-orangé en direction des étoiles. Ces imbéciles venaient sur cette planète uniquement comme touriste, pour connaître la tête du Finistère galactique. Puis ils repartaient tranquillement à leurs occupations. J'étais plus ambitieux qu'eux.

Il neigeait sur cette planète, je pourrais la qualifiée de parfaite, ni trop liquide ni trop dure. Je me suis dirigé vers un loueur de navettes. Mes dernières économies furent dilapidées dedans. Ce n'était pas vraiment important.

J'avais reçu mon brevet de pilote deux mois avant mon départ. C'était suffisant pour piloter seul la navette. Je suis monté dedans, j'ai décollé. Après avoir quitté la gravité de la planète, je me suis dirigé vers l'espace intergalactique, calme, bien qu'un peu mélancolique. Et aujourd'hui je suis là, dans cette navette, à attendre dans la nuit, que personne ne vienne me réveiller. Bercer par la lumière des galaxies environnantes, je m'endors paisiblement. Plus rien ne peut me déranger.
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