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Un matin de promenade

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Dov Ariel

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Il fait beau, j'arpente les ruelles de mon joli visage perché entre collines et châteaux entourés de vignes, les odeurs de fleurs viennent remplir mes narines de désirs inconscients.
Les bruits de mes chaussures ferrées retentissent comme les anneaux d'un tambourin. Les cris des jeux d'enfants me font regarder ma montre, déjà ?!
Dis heures, oui c'est le moment de la récréation...
Je passe devant cette école de village avec ses murs de pierres qui vont du beige au rouille rehaussés de grilles forgées, les enfants se courent après et soudain, la cloche retentit! Les rangs se forment et le silence reprend sa place mes pas résonnent sous le porche de la rue Sainte Catherine, une ancienne porte du village fortifiée jadis, dont l'architecture est restée à cheval en grand écart entre les deux trottoirs.
Je lève la tête et là, aux fenêtres aux yeux fermés de persiennes curieuses, j'aperçois sur une terrasse la fine silhouette d'une femme alanguie du soleil qui commence à monter à son zénith.
Elle a les cheveux blonds comme les blés, et sa plastique me fait penser aux sculptures antiques. Ornée de lunettes de soleil, ma rêverie vient de m'abandonner à la réalité.
"Bonjour!" lui dis-je.
"Bonjour!" me répond elle.
Et la par je ne sais quel miracle, nous entamons une conversation, qui le temps passant nous conduit à l'heure du repas.
Désolé d'avoir monopolisé la matinée de cette vestale, je vais prendre congé, quand elle me dit "Voulez-vous que nous poursuivons notre conversation autour d'une bonne table?"
Surpris et en même temps très flatté, je n'ai su résister à une telle invitation.
C'est ainsi qu'après un apéritif champagnisé, une entrée digne des rois et un plat de caille aux raisins. Cernées de haricots frais, nous priment un dessert glacé. Nos échanges allaient bon train, et je remarquais dans l'échancrure de son corsage, un corps, qui au jugé ne devait pas toujours être si sage.
Elle s’aperçut de mon insistance à fixer son décolleté et esquissa un très joli sourire qui vint illuminer ma journée et me fît pour le coup, monter le rouge aux joues.
Dans un moment de pure folie, je lui pris la main et l’embrassa.
Elle se leva et vint à son tour m'étreindre...
Nous allions nous aimer...

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