Un jour de janvier 2015

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Lorsque je suis arrivée au sommet de la montagne, j’ai découvert que j’étais face au paysage le plus laid que j’ai jamais vu. Devant moi, s’étalaient des bâtiments à perte de vue, d’un gris sale comme l’étaient mes chaussures couvertes de cendres. Pas une seule couleur à l’horizon. Même le ciel avait décidé de se mettre en berne. Gris sur gris. Sale sur sale.

Mon regard balayait à 360 degrés autour de la montagne mais rien. Adieu le vert moelleux des prés, le bleu profond du ciel et les touches chaudes des coquelicots. Adieu la lumière, vaincue par des couches cotonneuses de nuages prêts à cracher leur tristesse.
Rien que du gris et du sale...même sur moi.

Etait-ce la fin ? Je ne pouvais le croire, mais je n’arrivais pas à bouger, à avancer.
Tout à coup un bruit sourd et le déluge commença. Je sentis de grosses gouttes me tomber dessus. Elles étaient chaudes et me firent étrangement du bien. A travers la pluie diluvienne, je ne voyais plus rien mais après tout était ce bien grave ? Tout était laid.

Je passais une fois de plus ma main sur mon visage pour m’essuyer quand je la vis. Une petite tâche sur ma main. Du rouge. Une blessure que je n’avais pas vu, que je n’avais même pas senti qui était là, plus profonde qu’elle ne le paraissait.
Et puis, petit à petit, les couleurs réapparurent. Les larmes avaient nettoyé le sale et avaient fait renaître la lumière.
Je me mis en marche. Il était temps de descendre de l’autre côté. Il était temps de rire à nouveau.
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