Un instant de guerre au milieu d'un poème.

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Il était quatre heures quand j'ouvris mes yeux ce matin là, si j'avais su que je ne les fermerai plus jamais je serais rester cet homme sous anonymat. Je venais de me choisir une nouvelle vie, je venais de faire un choix qui dure toute la vie. «c'est dur et ça dure» cette phrase acccompagnait mon quotidienbon aurait dit les paroles d'un grand musicien,elle était devenue un Credo et parfois je la disais très haut. Je venais d'échanger ma garde-robe contre un treillis que m'avait offert le Capitaine Bob. Je venais de vendre mon stylo pour me procurer ce pistolet automatique «Jericho». A peine debout sur mon lit picot, je rêvassais portant mon vieux tricot; je pensais déjà à la vie que je menais la veille et mon désir profond de visiter Marseille. J'avais à peine mis mon treillis que par un bloc de béton je fus accueilli, ça courait de partout et ça criait de bout en bout. «Que se passe-t-il ?» je me posais bien la question, j'eus à peine le temps de répondre que j'entendis une explosion, puis une deuxième qui s'en suivit d'une troisième et comme une symphonie des tirs en rafale tellement bien agencés qu'on aurait dit le chant d'une chorale. Les pleurs autour de moi, tout un peuple pris d'effroi ; je restais là sans bouger, les paupières dilatés on aurait dit un Maccabées. Je me mis à trembler comme une feuille de pin mais le cœur baigné d'un courage feint, je pris mon arme je me rendis vers les hostilités en larmes détestant déjà ma nouvelle vie car j'avais peur de perdre celle-ci. À peine sorti du bâtiment, je vis giser dans le sang la moitié de notre régiment, c'était un théâtre désolant auquel prenait part femmes et enfants, nobles et paysans, avec pour dénominateur commun le pouvoir et l'argent. C'est en voulant me servir mon arme que dans ma pauvre âme je me rappelai malgré tout le vacarme que je ne savais pas me servir même d'une lame mais l'ennemi était déjà en face, il s'apprêtait à mener son offensive de rapace, et avec son arme FAMAS il ne visait que ma face. À ce moment je me suis pissé dessus, l'arme dans ma main comme un morceau de tissu. Son doigt sur la détente, j'ai pris une position de détente, j'ai fermé les yeux, je me suis replié comme un vieux et quand les ai réouvert j'étais en train d'écrire ce texte d'une plume légère.
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