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Un enterrement pas comme les autres.

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Boelsouleymane

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Le bonheur lui a longtemps semblé être comme une brise de vent soufflant sur sa joue qu’il a toujours tenté en vain de saisir au vol en finissant par se griffer le visage.
Abandonné à sa naissance Marco Salialdi fut adopté après sa découverte dans une ancienne décharge à textile après être resté un an dans un orphelinat par une mère adoptive affectueuse qui mourra à l’âge de ses 15 ans après un foudroyant cancer généralisé.
Comment je sais tout cela?
Toute son histoire il l’a raconté en détails à Rocinha au gamin de cette immense favéla qui est devenu son compagnon d’infortune et qui me l’a ensuite raconté comme si je l’avais entendu de sa propre bouche:
Marco:« Le jour de mes dix-huit ans j’ai reçu la visite d’un oncle qui m’a appris le suicide de ma véritable mère et l’existence d’un frère plus âgé de quatre années que je vu pour la première fois le jour de l’enterrement de ma véritable mère. Je fis sa connaissance le jour de ses funérailles pendant un automne très humide. La plupart des gens qui ont été abandonné à leurs naissances n’auraient pas été à l’enterrement de celle qui vous a lâchement abandonnée dans la décharge d’une repoussante usine à textile.
Mais je me suis dit que ma présence le jour de ses obsèques étaient une leçon pour elle de ne pas me rabaisser à la bassesse de son geste.
Après l’inhumation de son cercueil mon oncle me fit discrètement un signe en désignant mon grand frère:
L’oncle Roulio : « Tu vois le type qui porte un trois quarts en cuir et qui serre là mains à tout le monde en s’apprêtant à partir.
C’est lui ton frère Sergio.Va le voir si tu souhaites lui parler.»
Marco -« Mais attend tu ne me le présentes pas? »
L’oncle Roulio-« Non!Cela serait vraiment trop compliqué Marco.
Depuis un différend on ne se parle plus depuis au moins deux ans.»
Marco :-«Mais pourquoi tu m’a caché son existence? »
Oncle Roulio-« pour ta mère tu es mort le jour où elle t’a abandonnée. Je pense profondément que c’est d'ailleurs pour cela qu’elle a mis fin à ses jours. »
Mon frère est resté un temps pour se recueillir puis je l’ai suivi jusqu’au parking du cimetière ou il allait rentrer dans sa voiture.
En faisant l’erreur de mettre sa main sur son épaule alors qu’il allait ouvrir sa portière je me suis retrouvé avec un 357 magnum à environ deux centimètres du front.
A travers le reflet de sa vitre Il a vu ma silhouette se rapprocher et brusquement stimulé par un élan de paranoïa il s’est retourné violemment en sortant son arme:
Sergio:« Recule! Recule! Ou je te grille la cervelle! Tu es venu m’arrêter le jour de l’enterrement de ma mère ? Sale fils de p-te C’est ça! Tu as attendu que ma mère décède pour venir m’arrêter sale moisissure de flic. »
Marco: « Mais non on a l’a même mère l’oncle Roulio m’a annoncé que j’avais un grand frère.
Fouille-moi je t'assure et tu ne trouveras ni flingue ni carte de police.»
Sergio : « Carlos Grégoire c’est quoi ce p-tain de nom? »
Marco : « C’est le nom que l’on m’a donné à l’orphelinat. Tu ne vas tout de même pas me buter à cause d’un nom de famille?» Sergio:« Tu es un flic infiltré c’est ça!? »
Marco: « Mais non je n’y peux rien si notre mère ne t’as jamais dit la vérité Si l’oncle Roulio n’était pas intervenu à temps je pense bien que ce jour-là il m’aurait fait sauter la caboche. Quand j’ai vu les traits de sa personnalité j’ai presque regretté à cet instant de lui avoir dit qui j’étais.

Extrait du livre: « l’estomac des favélas »
Auteur :Boel Souleymane sortie prévue couran2018

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