1
min

Un conte improvisé

Image de Joséphine Malko

Joséphine Malko

12 lectures

2

Le roi, dont l’apparence et la posture lui donnaient un air de roi d'échiquier, occupait son temps à une étrange méditation ;il fixait du regard une pierre argentée aux reflets si brillants qu'on la ferait passer pour une pépite d'argent ayant une grande valeur. Il semblait cependant ne vouloir en aucun cas relâcher son précieux glaive royal posé sur ses genoux, ni même se lever de son siège pour quoi que ce soit. Nul n'a su depuis combien de temps il est resté sur son trône. Ce qui est sûr, c'est que ses yeux vides et clos trahissent sa fatigue indiquant sa lassitude face à ce vulgaire caillou qui ne vaut rien, mis à part une place dans une collection de roches futiles sans intérêt mené par un collectionneur fou de cailloux ramassés en chemin comme celui que fixait le souverain fainéant.



*



Il ne surveillait pas le splendide château qui pourrait d'un moment à l'autre se faire prendre d'assaut ou brûlé. Pas même la sainte patronne d'ivoire juchée sur sa tour surveillant ce dernier par son regard de miséricorde tourné vers cette propriété convoitée par une tortue verte se faisant passer pour innocente, inoffensive et adorable créature des océans. Elle semble s'avancer vers l'imposant bâtiment, lentement mais sûrement, par sa démarche reptilienne marine consistant à se hisser sur ses nageoires antérieures vers l'avant afin de déplacer son corps alourdi par sa carapace écaillée de maniéré hexagonale. La sainte patronne d'ivoire, en ce qui la concerne, veille à ce que l'ignoble tortue se faisant passer pour un mignon animal de mer ne s'approche du château de trop prés, sous peine d'un châtiment divin.



**



Trois oiseaux, un hibou brun aux sourcils touffus comme le feuillage d'un pin, au bec crochu et aux yeux jaunes ronds comme ceux d'un chat, une chouette au ventre orné de plumes rose tendre et dont la tête était bleue gris ainsi qu'un canard à la tête rouge carmin et au plumage gris clair tacheté de gris foncé à la queue noire cendrée, complotaient également pour s'en emparer, profitant ainsi de l’éternelle méditation du roi aussi proche du sommeil d'un homme paresseux que de la contemplation spirituelle. Seul le hibou ne souhaitait pas partager le butin alors que ses deux autres camarades volatiles souhaitaient se répartir à la fois le château et la statue d'ivoire pour ne laisser que la fausse pépite d'argent à ce vieux grincheux toujours en désaccord avec leur plan d'attaque pour prendre le bien royal...











































































Mais qu'est-ce que vous je vous raconte ? Une histoire faite avec des souvenirs sur mon bureau ! À quoi vous attendiez-vous à la fin ?
2

Un petit mot pour l'auteur ?

Bienséance et bienveillance pour mot d'encouragement, avis avisé, ou critique fine. Lire la charte

Pour poster des commentaires,