Un coeur qui bat fort

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Je t’aime. Je t’aime tellement que mes mains te couvrent de caresses ; et mes lèvres, de baisers. Ta peau, juste en-dessous, c’est l’itinéraire d’une veine que j’aperçois : de la main à l’avant-bras, puis de l’avant-bras à l’épaule, où elle disparaît. Ta clavicule me mène à ta nuque, où je retrouve la veine, ou peut-être une autre. Ton menton, je l’ai grimpé avec les yeux, ma bouche maintenant y réside. Regarde, tous ces endroits de ton corps ont changé de couleur. C’est que je les ai habillés de bleu, de violet et de rouge. Et ces choses, sur ton visage, ces belles choses. Ces parures que je me charge, quasi chaque soir, de t’attacher autour du cou, le long des bras, sur les seins et près du ventre. Je t’apprête comme on ferait d’une promise, car n’oublie pas que je t’aime. Mon amour, je t’embellis quand vient le soir, et tu as des larmes de joie pour ce qui t’arrive. Devant cet immense bonheur, tes cris redoublent – et tu perds peu à peu conscience. Mon amour s’endort comblée, par mes seuls soins.
Mon amour, ce soir, je te réserve la plus splendide des robes, mais tiendras-tu seulement le coup ? Je t’aime.
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