Un ange

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De Madame de La Fayette à John Green, je lis de tout, tout le temps. J'adore voyager dans l'imaginaire d'un autre. Et je fabrique, au fur et à mesure, un imaginaire qui me correspond. J'espère  [+]

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La dentelle semblait danser avec légèreté malgré le vent violent qui la tourmentait. Les pans de tissu blanc valsaient au rythme des bourrasques avec une élégance que seules quelques espèces exotiques de papillons maîtrisaient. La rencontre entre cette innocence extrême et la violence inouïe du vent provoquait un bruit assourdissant d’arbre qui s’écroule sous l’action des bucherons.
C’était toute une robe faite dans cette dentelle. Elle s’agitait de ces mouvements de danse expressive et jouait ce son discordant au beau milieu d’un ciel immense.
Elle salua un aigle qui fit un écart brusque en l’apercevant trop tard. Il accéléra de peur que cette chose effrayante ne lui mange ses œufs dans la montagne.
Elle quitta l’univers flou et opaque des fins nuages. Le soleil alors l’illumina de ses puissants rayons et une lumière aveuglante émana de cette robe couleur de glace, comme un phare fait feux sur l’étendue sombre de la mer.
Sur son passage, une bande d’oiseaux migrateurs qui s’expatriaient pour l’hiver se dispersa. Ils criaient d’indignation en fixant d’un œil méchant cette chose qui les importunait.
Un corps remplissait ce vêtement à la danse frivole. Bras et jambes s’agitaient nerveusement dans l’air, tentant d’agripper une saillie inexistante. C’était une danse plus mécanique et entêtée, qui créait un fort contraste avec la danse enchanteresse de la robe.
C’était une jeune femme qui habillait ce corps animé de mouvements frénétiques. Elle avait un visage crispé et sa bouche paraissait comme figée, grande ouverte comme pour crier. Cependant, il n’en sortait qu’un son faible et lointain qui s’égarait dans l’immensité d’un ciel sans nuance.
D’en bas, un groupe de moineaux joyeux avaient remarqué cette femme qui s’approchait rapidement. Et on aurait pu croire à un ange, tout de blanc vêtu, échappé du jardin merveilleux et qui passait, aussi furtivement qui étoile qui s’éteignait.
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Penny A. Moïra · il y a
Bon, avec l'impression d'arriver un peu tard, je t'écris pour les mêmes raisons que Colune et Marion (et sans doute pas mal d'autres) ! Puisque tu es très demandé (que de popularité ! ;) ) et que tu as sans doute trouvé quelqu'un pour écrire avec toi, peut-être qu'au moins on pourrait discuter écriture x) J'en profites pour te dire que j'ai beaucoup aimé ce texte et son ambiance un peu sombre (je ne fais pas du tout ma fayote, non x) ) Voilà, voilà ^^
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Lisandre P · il y a
Salut LyaSt,
Je me confonds en excuses pour t'avoir répondu si tard. Je n'avais pas vu ton message :S. C'est avec plaisir que je correspondrais avec toi, et qui sait, peut-être pourrions-nous, malgré toutes les réponses que j'ai reçues, écrire ensemble.
A bientôt,
Lisandre

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Colune · il y a
coucou Lisandre ! j'ai vu ton message dans phosphore ! pour l'instant je ne cherche pas à écrire à plusieurs mais par curiosité j'ai lu quelques uns de tes textes, ils sont supers ! j'ai particulièrement aimé celui ci, je le trouve très poétique ! bisous à bientôt peut être ;)
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Lisandre P · il y a
Bonjour Colune,
Je te remercie grandement d'avoir fait un tour par ici! Tes compliments me vont droit au cœur, merci beaucoup.