Triste journée

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Triste journée. J'étais allongé dans le jardin, la brulure du soleil gagnait mes joues et je sentais des goutes de sueur s'amasser dans mes sourcils.
Devant moi, Georges, mon viel oncle Georges suait a grosses goutes. Mais a cause de ses rides, elles ne s'écoulaient pas, elles s’étalaient et se rejoignaient pas pour former un vernis d'eau sur un visage détruit par l'effort et l'horeur de la guerre.
Cela faisait trois jours que maman n'avait pas bouger de son lit dans lequel la maladie la rongeait.
Il était bientôt midi, et dans les maisons qui bordaient la falaise du haut duquel était la maison, on entendait des bruits d'assiettes et de couverts.
J'avais 21ans et tous les garçons de mon age défendaient l'honneur de la france dans l'horreur des champs de bataille et moi j'étais un déserteur.
Je rêvais de me battre pour la France mais je n'avais qu'a penser a l'absence de mon père mort dans les tranchés ou à regarder la gueule cassée de mon viel oncle pour m'en dissuader.
Je fermai les yeux, je m'endormais et je me rappelais de cette nuit du mois dernier, cette nuit ou je m'étais décider à enfin partir, il étais 3h du matin et je m’apprêtait a quitter Céreste, j'ouvrais la porte d'entrée quand la voix tremblotante de ma mère me fit sursauter :
- « Pierre, apporte moi mon cachet du soir tu veux ?»
- « Oui, maman bien-sur » balbutiai-je alors.
Je reposait alors mon baluchon et je remontai dans ma chambre comme si de rien était.
Depuis ce jour, je m'étais dis que je serai plus lache de laisser ma pauvre mère que de ne pas aller me battre pour mon pays.

Seulement aujourd'hui maman est morte.

Aujourd'hui je partais au front.

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