Tout ça pour ça ?

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Retraité créatif après un parcours professionnel riche, j’ai la passion de transmettre mon expérience, mes réflexions diverses et mes émotions. L’écriture de nouvelles et de quelques  [+]

Tout ça pour ça ?


- Eh ! ma chère, tu sais ce qu’il m’est arrivé la semaine dernière sur la route?
- Non, mais tu vas me le raconter.
- Figure-toi que mercredi, je vais chez le médecin. Euh, non, c’était mardi... Mardi ? Je ne sais plus. Non, je crois que c’était mercredi... Attends, c’était le jour de la mort de Johnny !
- Alors c’était lundi.
- Johnny est mort un lundi ?
- Regarde dans les journaux, tu verras, c’était lundi la semaine dernière.
- Mon dieu, comme ça passe vite ! Lundi ? Tu es sûre ?
- Oui, je me souviens, j’allais au yoga. J’étais dans ma voiture. Et mon yoga, c’est tous les lundis après-midi.
- Bon, puisque tu le dis. Bref, j’allais chez le médecin pour Alban.
- Alban a été malade ?
- Ben oui. Je ne sais pas ce qu’il me couvait. Il était tout flagada.
- C’est pas sa veine, en ce moment.
- Ça, tu peux le dire. Vivement que cet hiver finisse ! Du coup, je l’avais gardé à la maison. C’était pour lui éviter qu’il prenne froid en allant à l’école, ou dans la cour de récréation.
- C’est vrai qu’à l’école, les maitresses ne font pas toujours bien attention à les couvrir pour sortir.
- Ça oui ! Je ne sais pas où il a choppé cela, mais en tout cas, je n’ai pas voulu lui faire prendre de risque. Et puis dans la matinée, il ne s’est pas amélioré. A midi, j’ai essayé de le faire manger, mais il n’avait pas faim. Alors, ni une ni deux, je l’ai emmené chez le médecin.
- Tu n’avais pas de rendez-vous ?
- Si, tu sais, on peut prendre rendez-vous par internet. Par chance, il restait une place à 14h30
- Ça, c’est du pot !
- Ça oui. De toute façon, j’y serais allée pour essayer de passer entre deux rendez-vous. Ça commençait à me paniquer de le voir dans cet état. J’ai téléphoné à Patrick pour lui en parler. Il m’a dit aussi d’y aller, chez le médecin. Alors péniblement, j’habille Alban, je commence à chauffer la voiture pendant qu’il m’attendait dans le fauteuil. De toute façon, il ne bougeait pas. Le pauvre. Il n’était pas bien, tu sais.
- Oui, j’ai l’impression. Mais tu as pu le mettre dans la voiture ?
- Oui, bien sûr. Il marchait quand même, mais sans énergie, tu sais. Je l’ai même poussé pour qu’il monte sur son rehausseur !
- Ben, dans son état, je comprends.
- J’avais à peine démarré qu’il s’était déjà endormi, dis donc.
- Effectivement, il devait être à plat.
- Ce jour-là, j’avais de la chance. Pour sortir du jardin, il n’y avait presque personne dans notre rue. Ce n’est pas comme le matin quand tout le monde part pour travailler, ou le soir quand ils reviennent. Quoique le soir, c’est plus étalé. C’est vrai, tout le monde ne revient pas à la même heure, le soir. Alors, je n’ai pas trop attendu pour partir. Tu sais que je n’aime pas stresser sur la route !
- C’est le moins qu’on puisse dire !
- C’est pas trop mon truc. Il était un peu plus de 14h00 quand je suis partie. J’avais mon temps. Et puis, dans la rue principale, il n’y avait pas trop de voitures. Ça m’intéressait parce qu’avec les travaux en ce moment, ça ralentit la circulation, et ça nous met en retard quand il y a plein de voitures. Là, j’étais vraiment tranquille.
- C’est vrai que c’est plus sympa quand il n’y a pas trop de monde. Moi aussi, j’aime bien quand ça circule bien.
- On est toutes comme cela. Eh bien, figure-toi qu’au feu rouge, je ne me suis pas arrêtée !
- Quoi ?
- Oui, pas arrêtée, et il y avait la police ! Tu devines la suite !
- Alors ils t’ont mis un PV et tu t’es retrouvée avec des points en moins ?
- Oui, quatre.
- C’est ce que tu voulais me dire sur ce qu’il t’est arrivé sur la route ?
- Ben oui....
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