Toi...

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Image de 2018
« Eitan,
Eitan, le temps passe et ton souvenir se fait plus flou chaque matin. Eitan, ce matin j’ai voulu remonter le temps, nager à contre-courant juste pour te voir une dernière fois. Ainsi, lorsque le crépuscule se fut couché, je me suis rendue jusqu’au parc où nous nous retrouvions chaque soir. Je me suis avancée lentement et j’ai bien vu que tu n’étais pas présent.

Eitan, ce jour-là, je me suis assise sur les marches que nous avons signées, face à la vue du grand Paris, et j’ai attendu. L’espoir a perduré si longtemps qu’au moment où quelques personnes passaient autour de moi, je demeurais patiente. A l’heure où j’ai compris que tu ne viendrais pas, je suis retournée vers la ville et j’ai lentement marché jusqu’à ton porche. Ton vélo n’était plus contre ton grillage abîmé, et je me suis promise de revenir le lendemain, d’être là à ton retour.

Eitan, je restais à contre-courant de la vie, je ressassais le passé et chaque matin, mes pas m’emmenaient devant tes escaliers de pierre, avant que je finisse par m’éloigner, larmes au cœur. Il m’a fallu longtemps pour que je réalise que tu étais parti, loin de tout, loin de moi. Telle une étoile filante, tu es passée pour illuminer ma vie en l’espace de quelques instants qui s’allongèrent indéfiniment. Avant de me laisser ton sillage.

Eitan, je t’écris cette dernière lettre du haut de ma fenêtre, alors que le soleil se couche sur la ville apaisée. Dans mon esprit tes traits s’effacent peu à peu, seule reste ta voix douce. Ton visage ne restera pas éternellement à mes côtés, le temps nous fait oublier. J’écris ce soir un dernier témoignage de ton passage dans ma si futile existence, et j’espère secrètement qu’à ton tour tu te remémores ces moments passés ensemble.
L’encre de ma plume n’a plus de place à se déverver sur le papier, alors il doit être temps d’achever cette esquisse de sentiments, de souvenirs, de mémoires.
Dans le reflet orangé du ciel, je brûlerai ta lettre, dans l’espoir qu’elle te parvienne, que tu l’attrapes au vol, loin l’un de l’autre, il faut être. »

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