Toc Toc Toc

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Prise dans ses pensées, elle était comme en dehors de son corps et du monde, lorsqu’elle entendit frapper à la porte. Son corps se crispa, elle ressentait cette visite comme une intrusion. Elle dirigeât son regard sur sa droite et c’est avec soulagement qu’elle ne vit aucune ombre derrière la vitre de la porte de l’entrée. Cela la soulageât car elle n’avait aucunement envie d’avoir de la visite et ainsi être obligée de se comporter en être sociabilisé.

Elle retourna à ses pensées.

La journée se poursuivit ainsi sans même qu’elle ne repense à cet évènement.

Il était 3H47 lorsqu’un léger bruit résonna dans son sommeil ; elle se réveilla doucement et tendit l’oreille ; elle n’entendit alors que le silence. Elle replongea petit à petit dans la douceur opaque de sa nuit lorsqu’elle put distinctement entendre : « Toc », « Toc », « Toc ». Elle se leva et ce n’est pas sans une certaine angoisse qu’elle se dirigeât vers la porte d’entrée. Celle-ci était entr’ouverte.

Elle sentait la fraîcheur de la nuit filer entre ses jambes. Tout en avançant, elle regardait les ombres de la végétation dehors dansant au gré du vent. Elle avançait à petit pas, le souffle court, l’esprit embué. Elle s’arrêta sur le pas de la porte et regarda émue cette nature qu’elle connaissait par cœur. Elle passait beaucoup de temps dans son jardin autrefois, elle connaissait chaque brin d’herbe, chaque fleur s’y trouvant.

Elle resta longtemps immobile, son esprit s’efforçait de trouver une explication rationnelle à cela mais plus elle réfléchissait, plus elle comprenait que la réponse se trouvait ailleurs. Elle fit demi-tour et rentra. Alors qu’elle se dirigeait vers sa chambre, elle entendit : « Toc », « Toc », « Toc ». Elle s’arrêta comme anesthésiée et mis longtemps à se retourner. La porte, qu’elle venait de refermer, était de nouveau entr’ouverte. Elle courut avec rage vers la porte, l’ouvrit brusquement et elle comprit.

Elle se vu dansant dehors en riant avec des amis et lui, puis assise sur le salon de jardin en fer forgé en train d’écrire, puis elle se vu pleurer. La dernière fois qu’elle était allée dans ce jardin, on lui avait annoncé cette nouvelle qui l’avait fait rester chez elle depuis si longtemps. Elle se regardait et elle comprenait que derrière cette porte avait été sa vie et qu’elle devait la retrouver.
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