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Souvenir d'elle

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July

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Elle a été comme une prise d’ecstasy. Avec elle, j’ai connu la montée d’adrénaline qui fait exploser le cœur et la descente qui vous laisse hagarde, perdue, angoissée, dégoûtée de vous-même.
Je l’ai rencontrée comme il se doit, par hasard. Où étais-tu pendant tout ce temps ? lui demandais-je un jour. Elle me répondit en riant «  juste sous ton nez. » Et moi qui pensais, idiote, qu’il fallait regarder en l’air pour voir un ange...
Sa beauté m’a frappé en plein cœur, je ne m’y attendais, ni ne l’espérait. J’ai su au moment où je l’ai aperçue que cette relation allait être des plus intenses et curieuses.
Au premier rendez-vous, je n’osais l’approcher, elle me paralysait. Et je parlais, je parlais, je parlais encore, je parlais sans cesse, me rendant ridicule dans le seul but de la faire rire. J’adorais son rire. Je repartais de chez elle en retard pour mon rendez-vous suivant, le pas aérien, l’humeur hilare. Je trouvais tout beau, la station de métro, le repas froid par ma faute, le manque de sommeil le lendemain.
Je l’ai revue la semaine suivante et tout a basculé. Nous devions dîné mais nous n’avons jamais dépasser l’apéritif. Elle m’a demandé si elle pouvait m’embrasser, tout d’un coup spontanément. Elle ressemblait à une enfant innocente qui veut jouer. Un oui est sorti de ma bouche avant que j’ai eu le temps d’y réfléchir.
Son approche fût langoureuse, pleine de promesses. Je ne pouvais détacher mon regard de ses seins. Ses lèvres étaient douces et fraiches. Ses cheveux sentait le shampoing et étaient encore humides. Tandis qu’elle m’embrassait, je décollais. Mon cerveau était resté sur le bord de la route. Je ne pensais plus, je ressentais. Chaque effleurement m’embrasait, faisant naître en moi un feu humide. Elle s’assit sur moi et je pus découvrir sa magnifique poitrine, pleine, généreuse. Je lui léchais la pointe des seins et les mordaient doucement. Je me délectais de son odeur et de son gout sucrée. Elle s’écartât, me caressât le visage et me demandât souriante sir je voulais la suivre dans le lit. Je ne répondis même pas et la suivit docilement sur son nuage. Le lit était blancs, confortable, tout allait à merveille.
Nous nous sommes déshabillées maladroitement, nous observant du coin de l’œil, n’en perdant pas une miette. Je ne pouvais décoller ma bouche de son corps et nous perdions l’équilibre. Nous avons éclatées d’un rire complice mais quand nos regards se sont croisés, l’envie de rire fut remplacée par une autre envie. Un désir physique proche de la douleur. Chaque centimètre qui nous séparait était une hérésie. Nos corps étaient faits l’un pour l’autre, le mien brulait pour elle. Notre étreinte fut désordonnée et fiévreuse, nous voulions tout essayer. Chaque étape franchit, de nouvelles envies apparaissaient. Elle me guidait mais j’avais toujours peur de la brusquer lorsque mon désir prenait le dessus sur ma conscience. Elle ne s’offusquait pas de mes caresses et à force de tâtonnements, je découvris la combinaison qui enfermait son orgasme. Je la libérais avec mes mains. Mes doigts en elle, je la regardais, ce fut un moment onirique. J’étais aussi secouée qu’elle. Je lui souris bêtement et elle m'embrassât d’une façon pénétrante. Ses doigts glissèrent lentement vers mon intimité dévoilée. À peine ses mains entrèrent de nouveau en moi qu’un orgasme me foudroyât sur place. J’avais l’impression de faire corps avec le monde, d’avoir découvert une vérité absolue.
Ensuite nous avons fumé quelques cigarettes et discuté un long moment. Notre conversation se voulait intime et pourtant nous ne dévoilions rien. Nous nous touchions sans cesse, comme aimanté l’une à l’autre. J’étais de plus en plus fatiguée à mesure que l’heure avançait et que mon corps me faisait payer notre séance d’acrobatie. Je luttais contre le sommeil, je voulais encore la voir, je voulais encore l’entendre, la sentir. Mais sa voix me berçait et ses caresses étaient enjôleuses, alors j’abdiquais. J’ai déposé les armes et j’ai fait l’erreur de dormir.
Au petit matin, je me suis réveillée en sursaut, elle était évidemment partie. Sur l’oreiller, un petit mot plié. Je l’ouvrais, le cœur tremblant, il était écrit « Merci. »

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