Sophia Toussaint

il y a
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Hier, j'ai assisté à des funérailles d'une proche, je les ai assistées du début à la fin, chose qui arrive très rarement quand je me rends à des cérémonies. Bref, en regardant mon amie allongée dans cette boite rectangulaire, avec une fenêtre vitreuse, de couleur blanc, aux ornements argentés; forcée de partir à 42 ans par un cancer du sein qu'elle a dû supporter avec beaucoup de peine... je suis plongé en moi-même et j'en suis sorti avec ces réflexions: " et si elle n'avait pas même pendant une fois vécu pour elle-même; et si elle avait passé tout son temps à s'intéresser aux opinions des autres sur elle; et si elle s'était adonnée à se stresser aux moindres détails de convenances sociales qui lui avaient obligé de cacher son sourire derrière sa main, d'étouffer ses rires dans sa voix et de cacher ses pleurs derrière un mouchoir; et si elle avait choisi d'abandonner son chemin pour suivre celui de sa voisine; et si par vouloir être acceptée par le plus grand nombre, elle s'était refusée elle-même. Elle aurait été donc partie vidée d'elle-même mais remplie de foam, donc remplie d'autrui; elle aurait regretté de passer toute sa vie à être le clown de certains et la marionnette des autres; elle aurait regretté d'avoir vécu au gré de toutes sortes de caprices hypocrites; elle aurait regretté de n'avoir jamais été pour une fois elle-même, de n'avoir pas profité de ses folies qui ont été uniquement là pour son bonheur par peur des moqueries de certains; elle aurait compris tardivement que se rattraper aujourd'hui est une chance qu'elle n'aura plus à l'intérieur d'un cercueil".
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