Sérum

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je ne suis pas un grand écrivain et ma passion c'est lire. Mais, de temps en temps, j'aime bien écrire  [+]

Image de 2020
Image de 11-14 ans
« Tamaya était en chemin pour rentrer chez moi. Elle m’avait envoyé un texto pour me prévenir qu’elle passerait embrasser ses parents. Il faisait encore jour quand elle y arriva. Elle avait ouvert la porte quand, horrifiée, elle avait vu ses parents morts, dans une flaque de sang.
La police arrivait un quart d’heure après elle sur les lieux du drame. Quand ils arrivèrent, ils virent Tamaya en pleurs et toute fébrile. Un policier chauve, baraqué et portant un tatouage sur la clavicule gauche était venu vers elle et lui avait dit :
- Venez avec moi !
Ce qu’elle avait fait car elle pensait que c’était pour la protéger. A peine arrivée vers la voiture de police, il lui passait des menottes. Elle était en train de lui demander pourquoi quand il lui coupa la parole et lui dit :
- C’est la procédure habituelle pour les criminels
- Mais je ne suis pas... répondit Tamaya, coupée dans son élan car le policier venait de lui planter une seringue dans le bras.
Alors elle vit. Elle vit tout le mal qu’elle avait fait à ses parents. Les menaçant puis les tuant à coups de couteau. La police l’emmena au poste puis elle fut transférée à la prison dans l’heure qui suivi.

Durant son jugement, je ne l’avais vue que trois fois, sans compter les fois où je lui avais dit bonjour au tribunal. Trois fois, dix minutes seulement, et à travers une vitre avec des gardiens autour.

Quand nous étions au tribunal, l’avocat de la défense n’avait pas l’air d’être dans son assiette. Il était bizarre, comme s’il avait oublié quel était son travail. Il en oublia même de dire l’alibi de Tamaya ce qui la condamna à mort. » racontais-je à ma psychologue.

- Merci pour votre récit mais je me vois obligée d’utiliser la procédure d’urgence avec vous.
- Quelle procédure d’urgence ? et quel est le rapport avec moi ?

Elle m’enfonça alors une seringue pleine d’un liquide bleuâtre dans le cœur. Je poussais un hurlement de douleur et vit tous mes souvenirs s’effacer de ma mémoire. Au bout de quelques minutes, ma psychologue reprit :
- Bienvenue parmi nous soldate Newton ! Vous faites désormais partie de la communauté du Sérum.
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