Sans Dieu, ni maître

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Sans Dieu, ni maître. C'était l'hier d'un demain. Un monde étrange où vivent les ombres perdues, elles avaient dans leurs poches toutes les étoiles cueillies dans ce labyrinthe de sang et de  [+]

C'était l'hier d'un demain. Un monde étrange ou vivent les ombres perdues, elles avaient dans leurs poches, toutes les étoiles cueillies dans ce labyrinthe de sang et de peur. Détachées de leur arbre d'air, elles erraient dans une rivière de cendre, de plastique et de nitrate. Moi j'étais là aussi mais comme je l'avais toujours rêvé, invisible et c'était finalement beaucoup plus simple ainsi, passer du solide au liquide, d'un monde à un autre, sans avoir à se justifier, au milieu de tout et n'importe quoi, toi au creux de mes bras...

Les étoiles se faufilaient d'une ombre à une autre, mais les ombres n'y voyaient rien, elles nageaient avalant le plastique, les cendres et le nitrate mouvement après mouvement... Le noir et le silence étaient magnifiques, on aurait dit le son d'un écho entendu jadis au pays des humains mais ce n'était qu'une illumination, enfin je crois ou j'ai oublié que nous venions peut-être d'ailleurs...

Au dessus. Une semaine d'ascenseur. Et voici cette nouvelle poudre noire qui s'étale, saine, à perte de vue... Qu'en feront-ils? je n'y crois plus, ils recommenceront encore et encore...

Je pars. Ici, dans ce morceau canicule, plus un morceau de chair, juste de la lave et cette odeur, une odeur bizarre, l'aurai-je déjà humé ailleurs? Toi et moi, nous sommes nous déjà rencontré? Trop tard? Trop tard...

Je repars en fumée...


S'arrêter au pas de la mort en vie. Qu'est que cela vaut? Rien, pure égoïsme que de se laisser aller. J'ai questionné celle qui est devenu mon amie, celle qui m'a appris à parler silencieusement...

L'enfant adulte est un monstre. Son coeur est une plaie sanglante d'émotions qui saigne et vomit en silence sa haine et son dégoût. Il tue tous les formatages, cherche, creuse, retourne, écrase, enterre et tue chaque cauchemar. Le rêve n'est qu'un vulgaire leurre. A l'intérieur, la mort est triomphante et il le sait...


Mais si tu revenais,

J'aurai peut-être oublier au fond d'un puits de silence creusé dans un jardin de ciel une à une mes espérances. Tu sais parfois la mauvaise haleine de l'air et les soubresauts éjectant la terre sont quelquefois moins terribles que la folie des hommes. Désormais, je ne compte plus rien. Je saisis à bout de souffle chaque fragment comme s'il était unique. Les bras de la terre et les racines du ciel s'éparpillent à perte de vue, à perte de son... Nous toucherons ensemble cette lumière... Si tu revenais...


De l'infime à l'infini


S'immiscer à la goutte avant qu'elle même ne s'unisse à celle du ruisseau. Extraire tout élément, comme ce jour là, cette rue pleine de yeux vides, se fondre dans la masse, être clone de l'un ou de l'autre, ne pas attirer l'attention... Marcher sur ce fil invisible en étant invisible soi-même. Faire taire le rire du soleil, la chanson douce des fleurs, la danse des branches, les câlins de l'herbe tendre. Plonger en elle juste avant qu'elle touche la fine peau du ruisseau : tourbillon de ce bien être indescriptible, le huitième ciel, c'est son nom ou le tien... Ailleurs ou ici... Sans Dieu, ni maître.



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