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Révolution

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Survivance

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Au bout d’un chemin de traverse, je vois poindre une contestation.
Des gens se sont rassemblés déterminer à faire entendre leur voix, leurs idées.
Ils bloquent les passages pour s’assurer des observateurs par milliers.
J'entend les sirènes,
les cris me montent à l’oreille.
Je sens en moi une envie de me joindre à leurs causes.
J’aime la contestation, le choc des idées.
C’est plus fort que moi, j’aime faire bouger.

Que se passe-t-il, je me rétracte.
Suis-je devenu sage ?
Moi! La réactionnaire à tendance anarchique qui a toujours rêvé d’un monde renouvelé, je me suis assagie.
La quarantaine ne me fait pas, me dis-je.
Et pourtant, les injustices me touchent autant qu’avant.
Je suis peut-être moins réactive, mais j’entretiens la braise.
Je rêve d’entraide, de partage et de révolutions.
Je veux appartenir à une nation.
Une nation forte, une nation fière,
une nation qui n’a pas peur de ses convictions.

D’autres cités sont allées au bout de leurs conceptions et ils en payent le prix, aujourd’hui.
Ils sont allés au bout de leur cause et nous leur devons le respect.
Dans mon petit coin d’une province canadienne, je tressaille quand je pense au jour, où des chefs pleins de bons jugements feront aboutir ce projet.
Ce jour-là, je me joindrai à leur cause. Je militerai et je ferai entendre ma voix.
J’irai porter le message tout étendards déployés.
Porter bien haut afin qu’il soit vu de tous.
Plus rien ne va alors m’arrêter.
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