Rêve éveillé

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"La seule personne à laquelle tu dois te comparer est celle que tu été dans le passé" "En faisant briller notre lumière, nous offrons aux autres la possibilité d'en faire autant" Je rêve  [+]

Le vent frappe ma fenêtre, doucement, il toque. Je me lève pour lui ouvrir.
C’est notre rendez-vous. Je souris. J’ouvre les volets et me laisse emporter. Je sens ses bras s’enrouler autour de ma taille, ses lèvres frôlaient les miennes. J’éclate de rire.
Mes pieds décollent du sol, je bas des bras, comme un oiseau.
La ville de nuit est magnifique, les voitures se bousculent sur les routes, le calme n’est pas un mot qui existe ici. La fumée des pots d’échappement me parvient, je pousse une moue dégoûtée, si je devais reprocher quelque chose à ma ville ce serait la pollution.
Le vent resserre son emprise sur ma taille. Il me chuchote des mots connus de moi seule.
Les heures passent, l’aube paraît à l’horizon. Le vent me ramène chez moi. Il me dépose devant la fenêtre, je cours jusqu’à mon lit. Ma mère entre pile à ce moment là. Je fais mine de dormir. Elle me secoue doucement, j’ouvre les yeux en baillant. Elle me demande de me lever, il est temps d’aller au lycée.
A 16 ans je ressemble à une adulte : de magnifique cheveux blond ondulés qui me descendent à la taille, de beau yeux verts et 1m75 pour compléter le tout. Mais, je ne suis pas populaire, je suis bizarre. Le harcèlement je connais, les filles sont jalouses et elles me le font savoir.
Les garçons m’aimaient, mais quand je leur est dit que je n’étais absolument pas intéressée ils ont crus que je l’ai avait insulté et ils propagent les rumeurs me concernant, même les pires. Mais, ça ne m’atteint jamais. J’ai la chance de pouvoir m’échapper. Pas au sens propre, mais dans ma tête. Je peux m’inventer des histoires incroyables.
Mais celle de mon amour pour le vent est réelle. Je garde le secret depuis un an. Ma mère ne comprendrait pas, elle me croit déjà à demi-folle alors... Sans parler qu’au lycée les profs me trouvent tellement intelligente et créative qu’ils ont peurs de moi. Je suis peut-être folle. Ou pas. Tout est tellement confus !
Peut-être que je n’existe pas, peut-être que tout ceci est une grande histoire, un peu dingue ?
Peut-être que le vent et moi ne nous aimons pas ? Tous dans ma vie est bancale, en équilibre.
Chaque infime détail est éphémère. Mon père est éphémère. Mes frères et sœurs sont éphémères. Ma vie est éphémère. Je suis éphémère.
La seule chose non éphémère c’est la ville.
C’est une chose terrifiante et en même temps si belle !
Quand je suis avec le vent et qu’on observe la ville j’ai l’impression de vivre un rêve.
La nuit, le jour, tout lui est indifférent, la ville est un fauve indomptable.
Même quand je lui parle, j’ai l’impression quelle m’ignore. Pourtant, je la connais bien.
C’est une amie que je n’hésiterais pas appeler si j’avais un cadavre à enterré.
Ce qui peux prochainement arrivé. Mais je pense que ce serais mon cadavre à enterré, ou celui de... Personne !!! Rien du tout. Oublie le, oublie le...Ne pense pas à lui.
Surtout ne pense pas à lui... Il ne t’apporte que des problèmes. Des...
Il est tellement beau.
Non, non, ne pense pas à lui ! Il est méchant ! Il t’a abandonné pour... elle. Je crois.
Ma tête tourne, les souvenirs réapparaissent trop vite, trop net. Son sourire, ses lèvres, ses mots... Les réminiscences me submergent. Je les laisse faire, c’est rare. Je ne les repousse pas. Tout, tout me revient.
Il est tellement mystérieux. A bien y réfléchir, je ne connais rien de lui.
La seule chose que je sais c’est qu’il n’est pas humain. Il est vampire. Il était d’une beauté extraordinaire. Comme sa « famille ». Les vampires n’ont pas à proprement parler de famille puisque qu’ils sont stériles, mais ils peuvent se faire un clan en mordant des personnes. Combien de fois j’ai insistée pour qu’il me morde ? Il a toujours refusé. Il a finit par partir. Après tout, je n’étais qu’humaine. Suite à notre « rupture », j’ai souvent pris l’habitude de sauter du toit de l’immeuble, le vent me rattraper toujours. J’ai pris le temps de le connaître.
Tut n’étais que vie et bonheur ce moment là. Jusqu’à ce que je reçoive une lettre de lui.
Et puis...
Non, arrête. Il faut que tu te ressaisisses.

Ding Dong, la cloche sonne, je me réveille en sursaut. Où suis-je ? A oui, au collège, j’ai cours, c’est la fin de la pause. J’espère que jamais je ne serais celle de mon rêve. Jamais.

" Petite fille" Une voix. D’où vient-elle ? Je regarde derrière moi pour voir q’il s’agit de quelqu’un d’autre. "Oui, toi, celle au cheveux noir, ton rêve est réalité, adieu". Je me fige.
Je viens de reconnaître cette voix. C’est celle de...
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Héloïse Bonnet · il y a
Excuser moi pour les petites coquilles dans ce texte.

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